Du 16. Janvier 1667 (Robinet
Qui sont dessous ses Etendars. On doit , dans la Poméranie , Quand la Bise sera finie , 65 En faire aussi d'autres passer, Ce qui fait justement penser Qu'ils ont quelque dessein de Guerre, Soit sur la Mer, soit sur la Terre.
Apres les Devoirs Nuptiaux
70 Des deux Conjoints Impériaux Et maintes agréables Joutes Dont les Amours , lors aux écoutes, Ont fait un Récit curieux Qui se débite en divers Lieux»
75 L'Empereur, n'ayant pour visée Que de plaire à son Epousée , Divertit ses rares Appas Par toutes les sortes d'Ebas, Y compris celuy de la Chasse ,
*° Où le susdit beau Sire Ignace A fait expirer, à ses yeux , Plusieurs Sangliers furieux , [vres Des Cerfs, des Dains, Perdrix & Lié- Et d'autres Animaux tres-miévres ,
*5 Qui tous ressentirent à lors Les ardans & pressans transpors De sa Flftme préliminaire , Qui fut , certe , un peu sanguinaire.
Les Estats seront à Presbourg
90 Au mois de Mars le premier jour, Pour couronner selon les Rcigles Cette Souveraine des Aigles Reyne de Hongrie ; après quoi, On la doit, en très -bel arroi ,
95 Couronner Reyne de Bohême ; Et puis, par un Honneur suprême Et par un glorieux Destin , Elle ira se parer enfin De T Impériale Couronne
100 En la Ville de Ratisbonne. [Chefs , Les Dieux , sous ses trois Couvre- Gardent son Chef de tous méchefs !
Il n'est Reyne , Déesse ou Fée , Qui puisse mieux être Coëffée.
><>5 Mais de l'Impérial Séjour,
Passons un peu dans nôtre Cour.
74 Le Cafetier fait allusion à /'Extraordinaire de la Gazette.
L'Auguste & charmante Agcou-
[CHÉB,
Encor dans son beau Lit couchée , S'y porte à ravir, Dieu-merci, 110 Et son aimable Infante aussi, Prés de qui, par un heur extrême.
Iris, ou bien la Vertu même, Occupe un Poste glorieux, Dont je suis tout-à-fait joyeux , •15 Car, sans pousser ici pour Elle * Trop loin les marques de mon zélé. Elle mérite, en vérité, Une illustre Prospérité.
Le jour des Roys, nôtre Grand Sire, iao Qu'on craint, qu'on aime & qu'on
[admire , Traita les Beautez de la Cour , A son Versailles vrai Séjour Des Ris , des Amours & des Grâces.
On y veid aux premières Places , »*5 Ainsi que de raison, Monsieur Et le digne Objet de son Cœur, Dont l'on mevoidlegrand Nom mettre A chaque mienne Epître en Mètre.
Je ne décris point ce Banquet, «3° Car, avecque tout mon Caquet , ' Je ne vous tracerois qu'une Ombre Du bel Ordre & merveilleux nombre De frians Mets qu'on y servit.
Mais , vous disant ce que j'ay dit :
'35 Que c'estoit nôtre Auguste Sire Qui traitoit, N'est-ce pas tout dire?
Les deux Altesses du Haut-Rang, Purs Remettons du Royal Sang , Ou les deux Altesses Royales ,
«40 L'une envers l'autre si loyales, Ayans été cing jours Ici , Pour faire la figue au Souci En ce Temps de Réjouissances , De Balets, de Momons, de Dances,
•45 Ont , avec les Ris & les Jeux , Masqué, je pense , un soir ou deux, Etans bourgeoisement vêtues , Afin d'être mieux inconnues.
Les Seigneurs qui les escortoyent
150 Sous divers Habits se cachoyent,