Du 16. Juillet 1667 (Robinet
Qui d*ns l'Honneur cherche son
[compte.
Allant dans ces lieux comme au Mail, iisSSL P°u*«a tellement le Travail 155 Qu'il en a mérité la gloire D'avoir avancé la victoire.
capitaine Qn ajoute que d'ApRBMONT , Ré^mt Faisant ce <juc les Vaillans font , GtjdM Y montra si bien son courage , 160 Passant le fossé même à nage , Que le Monarque , justement , L'a pourvu du Commandement De la susdite Place prise , Ce qui montre comme on le prise.
JÎ2* Dés que cette Ville & son Fort Eurent suby la loy du Sort , Qui les range à l'obéissance Du brillant Héros de la France , Monsieur le Maréchal d'Aumont,
170 Qui, sans faire le Rodomont, Sçait à jubé mettre une Place , Quoy qu'elle die & qu'elle fasse , Alla faire sommer Courtray De vouloir imiter Douay,
175 Non en faisant la meurtrière , D'une façon aussi guerrière , Mais en se soumettant au Roy Prestement & de bonne foy.
Le dix , on ouvrit la Tranchée ,
180 Dont , témoignant être fâchée , Elle gronda par son canon.
Mais cessa-t'on pour cela ? non.
On continua sa cariére D'une belle & verte manière ;
185 Et j'oserois bien protester
Qu on la bit maintenant chanter, C'est-à-dire , en stile de Guerre , Parler de se rendre belle-erre.
Peut-être en est-ce déjà fait
190 Et que , selon nôtre souhait , Avant qu'avoir finy ma Lettre , J'auray l'alaigresse d'y mettre Que ces Postes rimans en av, Sçavoir: Courtray, Douay, Tournay,
195 Sont sous le légitime Empire De nôtre victorieux Sire.
En atendant ce bon avis , Changeons maintenant de devis.
Le Conseil du Roy Catholique ,
mo De Finance un peu famélique , Ce qui luy cause en ce temps-cy, Avec, raison , profond soucy, A son recours à Gens de Banque , Tandis que son Pérou luy manque;
205 Et l'on dit que les plus hardis Quelques milions ont fournis , Qu'on destine à Castel-Rodrigue , Afin qu'il puisse , avec l'Intrigue , Aréter ces trop vastes Pas
a 10 Que nous fusons aux Pays-Bas.
Mais je dis en cette ocurance , Que son intrigue & sa finance Sont au dessous , en bonne foy, De I'Etoilb de nôtre Roy.
"5 J'ay sceu que l'on a vu, n'aguére , Le sien en noble habit de guerre , Id est de pié-en-cap armé , Et qu'étant ainsi gendarmé , Il écouta plusieurs Harangues
"o Qu'on luy fit , en diverses Langues, Sur sa parfaite guérison ; Mais je puis dire avec raison Que son beau petit Equipage N'étonnera pas le courage
«5 Des Nôtres , si loin de Madrid , Et ce Point est sans contredit.
On tient qu'à présent la Pologne A sur les bras moins de besogne ; Mais son Roy, par juste amitté ,
330 Pleure sa Défunte Moitié , Avec une telle amertume Que dans son deuil il se consume.
L'autre-jour, pour le consoler, On bazarda de luy parler
W D'en prendre promptement un autre;
Mais , mon cher Lecteur, cJest la
[vôtre :
Il rompit les chiens brusquement Et , sanglotant amèrement , Parla de retraite Claustrale.
M® O la forte amour conjugale , De qui la cendre du Tombeau Ne peut éteindre le Flambeau !
Le Premier Vizir , en Candie , Son espérance congédie *45 Et se trouve tout rebuté