Du 4. Septembre 1667 (Robinet
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■ 10 Par cette diligence extrême , A plus de cent pas du Glacis , Sans qu'un des nôtres fut occis , Nonobstant une ou 4eux Sorties De Gens assez mal assorties ,
1 15 Dont on veid plutôt les talons Que l'on n'eut apperceu leurs fronts.
On fut dessus la Contrescarpe , Deux jours après, jouer de la Harpe, C'est-à-dire qu'on s'en saisit
s 20 Et qu'un logement on y fit.
Mais » la Parque nous 'faisant fraude Dedans une action si chaude , Cavois, Prjévign*, Ville-Dieu
Le prem.. Lieutenant aux Gardes, et les S antres, Capitaines de Picardie .
Passèrent d'illec devant Dieu , 1 25 Ayans signalé leur courage ; Et , dans ce martial orage , Défit* , qu'on doit louanger, Fut au Col blessé sans danger.
Au reste , nos chers Volontaires , 130 Avides d'Exploits militaires, Firent miracle , ce dit-on , En cette même occasion , Et j'en ay mis la liste en marge , Où vous verrez leurs noms au large.
Le Chevalier de Lorraine, le Comte de S. Paul, le Prinoa de Courtensy, Je Conte de Fontaine, le Marquis de BrersJ, te Comte de Mare, le Marquis de la Mothe Féoelon et son flls le Marquis de BonnevaL le Chevalier de la Frète, le Sr de Palliera, le Marquis de Rambure et de Fontenffle.
135 Mais Ramburre y receut , au chef, Deux coups de fléaux , par mèchef.
Longueval (ô quel fâcheux rôle I)
Y fit en l'air la capriole ,
Par un tour de Fourneau maudit , 140 Qui , de luy, fit dire : Icy gît. Le beau Chevalier de Lorraine , D'une Grenade fort peu saine , A la jambe un éclat receut.
De Saint-Paul pour un autre en fut, 145 Au bras, dont il avoit fait rage En manifestant son courage.
Et, bref, de Cavois & Clermont, Avec le sieur de Marimont,
Y receut , en propre personne , 150 Quelqu' autre faveur de Belone.
Revenons à nôtre Détail , Et disons qu'enfin le Travail Est poussé d'une telle sorte
Que v le vingt-&-sept , l'on emporte 155 Les Demi-Lunes hautement,
Et qu'on y fit le Logement ,
Malgré l'homicide furie
De la triple mousqueterie
Des Espagnols & des Valons , 160 Et des Napolitains félons.
Le Comte de Monbron, fort brave
Et de plus d'effet que de bave ,
Etant le premier entré-là ,
Sur le Qui vive & Qui va-la 165 De Madame la Sentinelle :
« C'est moy, » dit-il , tout plein de
« Vive Louis , Vive Louis 1 » [zélé,
Et , sur ces mots , de tous ouys ,
Il donne, & tous les Braves montent '7o Et, comme des Hercules, domptent
Tout ce qui croit leur résister ;
Mais on ne peut vous tout conter.
D'Auvergne , nôtre excellent
[Comte ,
Qui vaut bien qu'on le mette au
[compte, »75 En fier & valeureux humain ,
Y monta l'épée à la main ,
Avec trois hardis Volontaires ,
Et , dans ces belliqueux mystères ,
Le preux Duc de Chasteau-Thierry 'Ko Ne parut pas moins açuerry.
Sans la maie Fièvre , je pense
Qu'on auroit vu là , d'importance ,
Agir aussi ce franc Lion ,
A sçavoir le Duc de Bouillon ; l85 Mais ce Prince avoit fait merveilles
Dans l'une des premières Veilles
De la Tranchée , où , bravement ,
Avecque tout son Régiment ,
Il essuya Tardante bile y
190 Que , pour lors , dégorgeoit la Ville
Par ses mousquets & son canon ,
Dont son Lieutenant de renom ** ^f*
Receut une insulte de Diable , Leautaod,
Tout du long des reims & du rable ,ui£ul?\M 195 Lequel confine sa Valeur camp de
En paralitique langueur. os Sw
Mais retournons aux Demi-Lunes,
Où mille Actions non communes
Se firent par tous nos Vaillans.
*» J'ay sceu qu'entre ces Assaillans •
D'Harcourt, Prince friand de Gloire,
Et digne d'être en nôtre Histoire ,
Parut aussi-là des premiers
Et , voire aussi , des plus Guerriers,
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