Du 12. Septembre 1666 (Robinet
Qu'il faudra que chacun l'admire Dans un Buste de nôtre Sirk.
345 En Marbre il l'a si bien taillé Que l'on en est émerveillé , Et qu'on diroit , sans Hyperbole , [u'u n'y manque que la Parole , îar, pour cet air de Majesté
350 Qu'a tracé la Divinité
Dessus le Front de nôtre Auguste ,, Il est répandu dans ce Buste Avec un si puissant effet Qu'on se sent émeu du respect ,
355 Et si doux & si légitime ,
Que ce Roy présent nous imprime.
Aussi , le charmant Couronné
En parût lui-même étonné , Et sentit bien* que la Nature sioParessoit en cette Avanture Toute jalouse de voir I'Art Prendre une si fameuse part Dedans la gloire sans seconde D'avoir fait en Louis le plus grand
[Rov du Monde.
365 Le Lieutenant Civil d'AuBRAY Est mort • ce dit-on ; s'il est vray. Ailleurs, en très-bonne Ortographe, Nous donnerons son Epitaphe , Car ma Missive a la longueur.
370 Bon jour donc. Lectrice & Lecteur.
Je la fis en Septembre &, sans erreur, le onze , A quatre ou cinq cent pas du beau Cheval de Bronze
J'ajoute Ici que je reviens
Des beaux petits Comédiens
Qui consacrent toutes leurs Veilles
Et leurs agréables merveilles
A nôtre Dauphin glorieux ,
Et qu'on admire parmi eux
Une Actrice toute nouvelle ,
Toute charmante & toute belle ,
Et qui joue à miracle aussi ,
Vrai comme je l'écris Ici.
Ah ! que dedans un Rôle tendre'
Elle en forcera de se rendre , Et que Maints , en lorgnans la jeune de Beau Lieu , Posteront volontiers leur cœur en si beau Lieu I
A Psris y Cher F. Muguet, me de la Harpe , aux trois Rets. Avec Privilège au Rot.
(Biblioth. nat., Le3, 33. Ré*. — Biblioth. Miiarinc, 396, A3. — Biblioth. de PAraenal , B. L. 11803.)
LA MUSE DE LA COUR
[Pa« PERDOU di subligny.j