‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 111 sur 317 · Da 6. Septembre t665. (Matol4S · texte numérisé non relu

Da 6. Septembre t665. (Matol4S

lo Etonnoient Hommes & poissons.

Après ce Combat plein de gloire Qui , donnant aux uns la i^toire , Aux autres cauzoit le trépas , Dont je croy qu'on ne doute pas ,

15 Les i^resseurs se retirèrent.

Aux lingots d'or point ne touchèrent; Mesme un Holandois m'a juré Et m'a tout à Mt assuré Que des Ennemis maint Navire

30 & maints Soldats ont eu du pire.

J7 Le Vaillant Duc Dbllb Noa, MiCeluj de Martina aussi , '^En (uférend de quelque Terre

Qui portoit leur cœur à la guerre ,

En vinrent l'autre-jour aux mains

Au Pays des NapoUtains.

Après plusieurs coups & vacarmes ,

Le premier, par le sort des Armes , Fut dangereuzement blessé

a^o Et tôt après est trépassé.

Son Fils, animé de colère , Pour vanger la mort de son père , Assemble ses meilleurs Amis , Qui sont tous braves & bien mis ;

335 Mais , pour fuir les fâcheuzes suites Qu'ont d'ordinaire ces poursuites , On met sur pié maint Régiment Afin d'y mètre empêchement.

Princesse, le grand chaud me tue, ^ Mon Ame en est presque abatue ; Ainsi ne trouvez pas mauvais Que j'aille un peu prendre le frais.

Fait le cinquième de Seftakbrb , Sans POURPOINT, nyrobe de chambre.

Afirit, Ckê^CksrUsCkêmmlt, tmp. et Ub„ au bout dm P&ni S. Miekil, à rentrée de U rue de U (facftittr, aux Armes dm Rgy. Avec PrmUge de S. M.

(Biblioth. de l'Arsentl, B. L. 11800).

LETTRE EN VERS A MADAME

[Par Cmarlis ROBINET.]

Du 6. Septembre i665.

Vers qui pressez vôtre naissance ,

Naissez beaux, ou^ ne naissez pas.

D'un heureux Ascendant avez-vous l'influence , Et pour plaire à Madame avez-vous des appas ? Dieux ! qu'il en faut avoir pour être dignes d'Elle , Et pour charmer son Ame & si grande & si belle Qu il n'est rien sous le Ciel de plus digne d'encens. Examinez-vous donc avant que de parétre ,

Et, si vous n'estes ravissans ,

N'ayez pas l'audace de naistre.

L'honneur que l'illustre Princesse A daigné faire à vos Ainez Me donne de la crainte avec de Talaigresse , Ignorant quel sera le Sort de leurs Puis-nez. Comme vous estes tous les Enfans de ma Veine , Oui , dût-on m'accuser d'avoir l'âme trop vaine,

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