Du i3. Septembre i665 (Mayolâs
Il faut enfin que je le nomme Et vous aprenne de nouveau Que vous perdez un Bbauchatbau.
345 Cette perte est un peu fatale A toute la Troupe Koyale Des Comédiens excélens Dont Ton admire les talens.
Si , durant le cours de sa vie ,
350 II sceut contenter vôtre envie , *Ne refusez pas aujourd'huy De pousser un soupir pour luy.
Princesse trés-intelligente , Aussy parfaite qu'indulgente , 355 Voila les fidèles récits
De mes Billets vrais & précb , Que j'ay rimez dans ma demeure Pour vous divertir un quart-d'hei
Ecrit le duodecimus 360 Du MOIS ou PRÉzmE Bachus.
A Paris, Cher C. Ckêtumtt, fmp. & Ub., Aux Armes du Roy, nu de la Hnehette. Avec MvOigi S. M.
(Bibliotb. de l*Arsmal, B. L. iiteo.)
[Par Charles ROBINET.]
Du i3. Septembre i665.
A vous , dont la Muse est charmée.
Rare Merveille de nos Jours ,
Princesse dont la Renommée Egale du Soleil le vaste & pompeux Cours
A vous , di-je , Héroïne illustre,
Dont l'éclat éfoce le lustre
Des Héroïnes d'autre-fois ,
Je viens derechef rendre hommage,
Puisque vous aimez mon ramage Et que vous vous plaisez aux accens de ma voix.
Qu'ai-je dit ? Toseroi-je croire ?
Ah I pardonnnez-moi ce Transport,
Beau Recueil d'Appas & de Gloire, C'est qu'on croid aisément ce qu'on désire fort.
Or ma Passion dominante,
La plus forte & la plus charmante , Est de vous faire aimer mes simples Vermisseaux ,
Et ce Désir oui me transporte
M'enchante & me trouble de sorte Que je songe en veillant que vous les trouvez beaux.
Souffrez-moy cette erreur aimable ,
Qui £Edt ma gloire & mon plaisir ;
O Princesse toute adorable , Pennetez-moy ce fruit d'un si noble Désir.