TUE FATIGUÉ NY LAS
APOSTILB.
usore Duc de Caderousse Epouze belle & douce , partis de leur Maizon en aller dans Avignon , t rencontrez prés la Ville sus , peut-être à deux mille , droit Comte de Grillon , leurs amis » ce dit-on , nduizoit la Compagnie kste Cavalerie , retient par là cet Etat.
NUt du Vice-Légat due & Ton complimente iix & l'Epouze cnarmante , :uyer, des Principaux , lu carosse à six chevaux
I De cette personne Eminente , Civilement le leur prézente.
255 Après sans doute un compliment , Ils l'acceptèrent galamment , Le Duc avéque la Duchesse , Acompagnez de La Noblesse Et leur cher Oncle Commandeur,
260 Dans ce^ar remply de splandeur, Où ces trois seulement entrèrent , Et puis vers la Gté marchèrent Jusqu'à l'Hôtel bien ajusté Qu'ils ont dans icelle Cité. .
265 Ce fut par la Porte Royale Que cette Troupe jovide Entra dans ces lieux éclatans , Au çré de tous les Habitans.
Ledit Vice-Légat ensuite
270 En habit long rendit vizite A ces illustres Mariez , Pârâdtement apariez , Et traita toujours d'Excèlence Cette Duchesse d'importance,
275 Dans un entretien gracieux Qu'il eut demv-heure avec eux.
Les Corps de la Ville , de même , Avec afection extrême , Rendirent leur civilité
280 Au Duc fait par Sa Sainteté.
C. Ckmamlt , Imp, à Ub., An» Armes du Roy, nu de la Huekette. Avu Privilège de
(Bîblioth. mit., Lc^ , 21. Rés. ~ Biblioth. de rArieml , B. L. i iSoo. — Bib'.ioth. de M. le liaroii James de Rothschild. — Ce dernier exemplaire porte Is date du 9 déetmbre et les adresses suifantes : A Paris , Cher C. Chenaull , Imp. & Ub., Aux Armes 4m Kfiy, me de la Huekette. Avec Privilège de U Majesté, Et à Lyon, Che^ Charles MtKthevet, March. Libraire^ rue S. Thomas d^Aquim.
LETTRE EN VERS A MADAME
[Pak Charles ROBINET. J
Du 6. Décembre i665.
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Vers Madame aujourd'huy ma Veine reprend cours * A mon Ayde , ApoUon , Muzes , Grâces , Amours ! A venir promptement Ici je vous ajourne , Prés du Louvre pompeux où nôtre Cour séjourne Tanidis qu'un sombre Hyver nous cache les beaux Jours.
Ne me déniez pas vôtre sacré Secours Pour la Princesse à qui j'adresse mes Discours , Ayant chez son Altesse un Office de Tourne
Vers.
Vous n'estes à mes Vœux ni revesches ni sourds , Je vous voi tous déjà sous vos plus beaux Atours , Et je serai vraiment un plaisant Malitourne Si du bon & bel air mes Carmes je ne tourne , A l'ombre des Lauriers qui demeurent toujours
Vers.
LuBOMiRSKi , maudit Rebelle , Qui ne batoit plus aue d'une aile , Ayant , quoi qu'on l'espérât peu .
Sceu mettre la Noblesse en jeu 20 Par ses brigues & ses menées , S'il n'est trompé des Destinées , Va brouiller, éloignant la Paix , Les Cartes bien plus que jamais. Le Castelan de Posnanie , Inspiré d'un mauvais Génie , Ayant été le recevoir Contre les Loix & le Devoir Avec des Nobles cent cinquante , 11 le conduisit dans sa Tante , L'y traita Bouche que veux-tu , Et comme à la même Vertu Lui rendit mainte déférence.
Après , ils eurent Conférance De deux ou trois heures du moins , Sans y mander aucuns Témoins , Et puis , triomphans d'alaigresse , A la Teste de la Noblesse , Marchèrent en francs Conjurez
Pour joindre les Confédérez.
40 Le Roy Cazimir, en cervelle D'une si fâcheuse nouvelle , Commanda le Vaillant Brion , Courageux autant qu'un Lion , Pour aller signaler son zélé
45 Contre I'Ost de ce Chef rebelle ; Et , sur le champ , sa MAJEsré Aussi marcha de son costé Vers les Troupes Confédérées, Qui lors s'en trouvoyent séparées.
50 Mais l'ai sceu d'un nommé Datki.
Qu'elle ne trouva que le Nid , Si bien ^u'EUe se veid réduite, En continuant sa poursuite , A nouveau travail , nouveau soin,
55 Pour les atteindre prés ou loin.
Selon que je viens de le lire.
C'est un étrange & maître Sire Que cet EvESQUE de Munster, Qui de Bellonne a pris le Fer 60 Et tout l'habillement Bellîque