‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 173 sur 317 · SS · texte numérisé non relu

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,Pour guerroyer la Gcnt Belgique.

St riant des Avis prudetis

'Que lui donnent d'habiles Gens .

Pour mitiger son courroux aigre Plus que le Fîel & le Vinaigre Contre les susdits Holandois .

U jure comme un Escossois Que Ceui qui l'ont mis en colère En payeront la fole-Enchére.

[Ainsi , ce Prélat-Carabin ,

^.Plus enflambé qu'un Chérubin , N'obmet rien dans cette Avanture , De peur de parêtre Parjure , Ayant mis sous ses Etendards

j^Et parmi ses meilleurs Soudards Quatre cent Diseurs d'Antiphoines , Autrement quatre cent gras Moines, ■• Qui. dans ces guerriers changemens, ^u^sseut de bons Garnemcns.

So Ce sont de tres-plaisantes choses I A voir que ces Métamorphoses , Mais , clu costé des Hoiandois .

Qui font des Flèches de tout Bois , Les Ecoliers de GroËhinque .

Aussi , pour prendre la Syringue fNon pas celle de I'Agrément Mais celle qui soudainement Crachant le Feu . le P^omb . la Pou- Assassine comme la Foudre) , [dre , Ont abandonné galamment Et Dcspauiere fit Rudiment .

Ciceron , Ovide & Virgile , Et bref de la Classe ont fait gîle , Si bien que lesdits Ecoliers Sont à présent grands Bandoliers.

Le Pbince Maurice, homme brave, Et pareillement le Rhingravb Font toujours faire dans Vintskot Aux McHSTÉRtEKS petit Ecot . [dent , Si bien qu'hors l'EÎau. dont ils abon- A leurs Intestins qui les grondent Ib ne sçavent le plus souvent Qu'offrir sinon beaucoup de vent.

Qu'on n'aille point sur ce leur dire , Car ce seroit trop fort s'en rire , Qu'en cet état ils feroyent bien De mettre de l'eau dans leur vin , Car c'est une Vérité scure .

Qu'ils n'en ont (par maie avannirej Pas pour faire , sevel ni bis Dessus l'Ongle un petit rubis.

GoxGAS , plus preux qu'il n'est Pru- [d'homme .

S'estant venu fourrer-là comme Un Imprudant, un Etourdi,

iisFut, ce dit-^n. bien ebaudi D'y trouver sans aucun Refuge L'Elément qui lit le Déluge , Mais , à Maurice ayant recours .

Lui mandant par un bref discours

120 Qu'il étoit en grande tristesse De ne pouvoir à son Altesse Faire un Brinde . faute de vin , Ce Prince, civil & bénin.

Le fit régaler dune Tonne

115 De cette Liqueur belle fit bonne , Avec un Corbitlon tout plein De fort blanc & fort tendre pain , Dont il eut si grande alaigresse Qu'il fit dire à sadite Altesse .

130 Qu'il le lui rendroît en Jambons.

Pour Beuveurs excellens Bon-bons . Si tôt qu'il auroit son Bagage.

Mais , contre qui voudra , je gage Que la Famine fie les François ,

ijj Unis avec les Hoiandois .

L'empêcheront bien de l'attendre Et qu il foudra fuir ou se rendre.

Loms , en cent Lieux absolu ,

Ayant justement résolu 140 De faire faire à Nôtre-Dahe ,

En grande pompe & bonne game ,

Ainsi qu'il étoit à propos.

Un Service pour le repos

Du Roy son Oncle & son beau-Pérc.

[45 Dont la Mémoire nous est chère .

On s'en acquita , Samedy.

A cet effet, le Vendredy.

Le Maître des Cérémonies ^^'"

En avertit les Compagnies, sunM i;oClergé. Ville, Université.

Ayant lors l'Espade au côté ,

Avecque Robe longue fit sombre .

Et le Chef, en un mol , à l'Ombre

Sous un nègre Bonnet Carré , I5J Comme un Docteur. Juge, ou Curé.

En cette Occasion de Larmes .

Celui qu'on nomme le Roy d'Armes

Et les Hérauts le devançoyent,

El tous le Caducée avoyent .

160 Précédez, selon l'ordinaire

Pour les Morts de ce Caractère .

De deux Douzaines de Crieurs .

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