Du 7* Décembre i665 (Subugny
D'AuifONT& Db BomLLpN-cherchoieàt un com<Ie terre
Où leur bras » du reste valu^ur^ .
Les eût fait croire encor dignes de f^âilipuneur. . .
Olariai.CQiiEDŒiwE, , , ^^^SEf*
Traitta ces Jours passez avec beaucc^ d*apprêt Le Rot dedaus son. Çabai^^ Et les Amours.de. cette Italekniûb.
Pârmy ses pintes & ses peiis"; Divertirent (beaucoup ce glo^ei» Hkrqs; Jamab, il faut que je le die^ :
Je ne ris tant qu'à cette Comédie. . .
Le Vendredy leurs Altessbs Royales Virent dans leur Palais Rpya|i Représenter enfin Touvrage sans égal .
D'une des plumés sans ^jales;, Alsxakdrb a parle devant nos Conqueians . Et fait oes effets differens.
Si Monsieur /qu'on attend sur la terre A: sur Tonde, N'avoit pomt déjà projette .
De passer ce Héros cmi vaioquit ta^t de monde , Il auroit admiré son Sort & sa Fierté.
Un des Foudres de nostre Prince , L'intrépide Condé » qui luy doit foire un jour De cent païs une seule Province Dont il verra erossir sa Cour, Dans cette Valeur ancienne A veu le crayon de la sienne.
D'Anguibn y remarqua des exemples pour luy ; Cent jeunes Guerriers d'aujourdliuy Y prirent de nobles idées De cç qu'ils pourront faire en tout autant de lieux Où leurs Armes seront guidées Par ces Princes victorieux.
Cent Bbautbz furent voir cette pièce Divine Et , si mes yeux ne me trompèrent pas , J'y vis une Ame & délicate & fine
Sous les Majestueux appas
De la Princesse Palatine.
Tous les Acteurs âdsoient un jeu Que toute la Cour idolâtre ; Jamais Tragédie au Théâtre Ne pourra mire un plus beau feu.
Il feut que son Autheur soit homme de courage ;
47^ 67. — Du 7- I>ecembre i655 (Subugmt).
2^ On le voyoit dépeint dans chaque personnage.
Se^ sentuniens; j sont hûdis , Et surtout! îotî y fat surpris De voir le Roy Pohis , à qui tout autre cède , Y pousser la nerté de l'air d'un Nicomede.
265 L'Evesque de Constance est dans le monument ;
Tentens lé tege Lbssbyillb , Autrefois Conseiller de nostre Parlement , Grand génie , iiotume fort habile , " De sa fomille Tomement , 270 Chanoine dédana Nostre-Dame ,
Curé de saint Gervais , & de qui la belle Ame Se sçavoit acçjuittef de tout si dignement Qu'il devoit icy bas vivre éternellement.
Sans le gain d'titi procez dont l'ilhistre D'AtJBRAY 275 M'oblige à fester la Justice ,
J'ay d'autres'houveUes au vray Dont je pourrouéhcbr 'vous fiedre saaîfice. Mais finissons , Musb , auJoUrd'huy P^ l'Eloge de ce çrand Homme.
2go II estime nos Vers iflt se &it leur appuy
Eut-on jamais dans le royaume « Un Lieutenant Ci^ plus auguste que Itxy ?
Extra ter pv PRiyiLBGE du Roy,
Par Lettres Patentes du Roy, Signées & scellées du grand sceau de drc ja il est permis à Alexandre Lesseun (voy. la Lettre n* 58 , ci-dessus).
A Paris , Ckc^ AUxandre Usselin, au coin ii la rue Daupkiue, devant U Pont-neuf. Du 7. JDft
I11-4 d^ 1 1 pp. chiffr. de 2^ k }^.
(Biblioth. derAncMl , B. L 11798)
illtlÊisfiiasxivO Al
LETTRE EN VERS ï ALTESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS
[P.» LA GRAVETTE Dt MAYOUS, ] Du i3. Décembre i665.
I Esprits qui n'aiment qu'à rire tndent souvent k satire , mblent faire çrand état
Ouvrage indiscret & plat :
^rieux , un peu sévères ,
petit mot fond des mistéres aymeni pas non plus que moy.
fers qui sont de bas aloy :
acun en son sens abonde ment contenter tout le monde ?
lus habile d'entre nous il jamais au gré de tous P I l'une ny dans l'autre sorte ment le torenl m'emporte ,
m'étudie en ce lieu
arder un juste milieu ,
pour tout l'or d'une Couronne,
;sçaurois choquer personne
fiîis l'indigne renom it. d'impie & de boufon.
aîrvoyante & juste Princesse .
ercbe à plaire à Vôtre Altesse .
honnêtes & braves Gens . icsme qu'aux intelligens :
8 cela , je vous proteste je me console du reste , lis m'aquiter. mal ou bien .
la Charge d'HisroRiEN.
Duc de Cmaune trés-illustre .
: les venus ont tant de lustre ; qui le bon jugement sut éclate vivement .
acélent & ce grand Homme , tte pour aller à Rome [ualilé d'Ambassadeur
nôtre Rov sage & vainqueur, téle & sa haute Naissance , • â sa rare intelligence .
L«« plu* hibik<
Font espérer qu'au gré du Rov 40 11 fera très bien cet Employ.
Son Epouze charmante & belle .
Etant sa Compagne fidelle ,
Sans-doute l'acompagnera
Et point ne l'abandonnera.
4î Je souhaite de grand courage
Qu'ils fassent un heureux voyage ,
Monsieur Do PLESsts-BEz*Ni^oN,
Qui sçait bien de quelle façon
Il faut servir nôtre Grand Prince .
s°Va traverser mainte Province
Et mainte Ville & maint Canton ,
Puis-qu'il doit aller, ce dit-on ,
En Ambassade chez le Suisse ,
Dont il fera bien l'Exercice , 55 Car il est pourvu de bon sens
Et possède de beaux talens.
Le vaillant Marquis de Limville .
En belle qualités fertiUc .
Est pourvu , depuis quelque-temps ^i«t ' ^ Pour les services édatans ' atmnt
Qu'il a rendus dans nôtre Armée .
Comme on sçait par la Renommée
Du Gouvernement de Phaisbourg
Et de celuy de Sarebourg ,
^5 Qui sur les Frontières d'Alsace
Ocupent une belle Place.
Chacun est bien aize aujourd'huy
Du choix que le Roy fait de luy -.
Aussi nôtre Monakqde auguste r» Dans ses actions est fort juste.
Monsieur le Prince de Contv,
De cent beaux talens assorty.
Ce Lieutenant de nôtre Prince ,
En Languedoc , belle Province , 7S Fit l'ouverture des Etats