Diii6. Oèdènif>re i665 (Subugny). S3I
Et les rendit Vainqueurs en un moment on deux.
Jeudy, s'accom[^t THymenée Du couple le plus rare & le plus généreux Dont on pouvoit famais unir la Destinée ; Qu'Amour va bien se jouer avec eux I
Je ferois leur Portrait en nommant l'un & l'autre : Bbrtillac de son sexe est un rare ornement Et la belle MoMmoar en est un dans le nostre , Mais ce n'est pas contentement ; Comme elle est une aymable Femme Et son Espous hors de comparaison , C'est bien raison Que j'en fosse l'Epitalame.
Qui pourroit dire à cette fois Que le Dieu d'Amour ne voit goûte ?
Lorsque des deux partis il foit un si beau chois , Il n'est plus aveugle sans doute.
La jeune de Momtmort a des traits accomplis , Le jeune Bbbthillâc charme de sa personne ; L'un est né de Parens vieillis Au service de la Couronne , L'autre est fille d'un Dieu dessus les Fleurs-dè-l]rs.
Un jour que nostre grand Monarque Envoyra Berthuxac affronter les dangers «
Je projdietise aux Estrangers Qu'ils auront de son cœur une funeste marque.
Et je m'attens enfin à peindre ses Explois , Car jamais plus que luy personne sur la Terre N'eut de beaux talens pour la guerre , J'en suis seur & je le connois.
MoNTMORT de son costé , par sa S^esse extrême , Toujours contre le vice a si bien combattu
Que , si ce jeune Espoux qui l'ayme N'avoit point de sa vie embrassé la vertu ,
n le feroit , l'embrassant elle mesme.
Vivez , heureuses Gens , dans un destin si doux , Faites tnen profiter vostre amoureux martire ,
Et donnez moy sujet de dire Que vous aurea bien-tost un fils digne de vous.
Le Roy , ce Vendredy, fit Mareschaux de France
NOAILLES., SAINCr AiGNAN , D'EsTRADES & ScHOMBBRG
Un grand secret par là s'est enfin découvert ; Tremblez , nos ennemis , voila de la puissance!
523 yi. — Du 20. Décembre i665 (Subugny).
160 Le Vaillant Duc de Coasun
Est le Mestre de Camp de la Cavalerie Qu'estoit Monsieur de Rabutin ; De quelle ardeur & de quelle furie Ne le verra-t'on pas quelque jour l'employer, 165 Où son Roy voudra renvoyer ?
Petit fils de Sbguier , à qui les Destinées Et les Parques d'or pur fileront les journées
De plus de quarante ans encor, De Sbguier dont la race est un vivant trésor 170 De Héros & d'Illustres Hommes ;
Issu , d'autre costé , de cent fomeux Guerriers* Qu'aucuns n'ont égalez dans le siècle où nous sommes Pouroit-il manquer de Lauriers ?
Un autre Neveu redoutable 1 75 De cet illustre Changeluer
Ne doit point icy s'oublier ; Ce que j'en dis Lundy se trouve véritable ; RocHEFORT en effet fut créé Lieutenant Des Gendarmes du Fils de son puissant Monarque. 180 Le Roy de son estime en ce rare présent
Luy voulut donner une Marque ; Il faut corriger seulement Ce qu'avança ma Nouvelle incertaine , Que saint Aignan en estoit Capitaine , 185 Car le Pauphin en a seul le commandement.
Ne fus-je pas un vrai Prophète Lors que )e dis que Peguilun [Laoïn]
Se Verroit en estât de marcher à la teste De ses Dragons un beau matin ?
190 II est remis en grâce enfin ;
Autant qu'il a souffert sa Gloire sera grande.
Mais pour cela je luy demande Qu'il daigne voir les Vers qui sçavent son destin.
Lectrices & Lecteurs , dont tout Paris abonde , 193 Je finis & vous fais des reproches sanglans.
Mon Imprimeur se plaint qu'il a peu de Chalans : Ne vous moquez vous pas du Monde ?
ExTRAiCT DU Privilège DU Roy.
Par Lettres Patentes du Roy, Signées & scellées du grand sceau de cire jaufl il est permis à Alexandre Lessbun , etc. (voy. le n® 58).
Che^ Alexandre Lessclin , au coin de la rue Dauphine, devant U Pout-neuf. A Paris , ce to. Af^
|n-4 de 8 pp. chiffr. 45-52.
(Bibliotb. de l'Arsenal, B. L. 1179S)
LETTRE EN VERS :SSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS
[Par la GRAVETTE de MAYOLAS.]
Du 27. Décembre i665.
omme on me donne , que je grifonne ; orte chez moy itide de foy, tromperies les galanteries ; Qt nen de fâcheux , t avantageux , re ma Missive Inen-souvent arive.
SB, en parlant de Vous, e pas ces coups ; it-à-fait croyable , e de véritable ; lis plus elle en diroit , X qu'on la croiroit • i croid davantage void dans mon Ou-
[VRAGE.
e Sa Sainteté dans sa Cité , ^astel-Gandolfe , tit détroit ny golfe , eaux Apartemans tes & cnarmans.
-fait salutére bien au Saint- Père sain , aussi frais , ait paru jamais , inté par&ite Ihrêtien le souhaite.
t, étant revenu lys non inconu , nagnificence , s jours Audiance Députez
Qui viennent de divers cotez Afin de faire en sa prézance Complimens de condoléance , Et tantôt d'allégresse aussy, 40 Sur mainte joye & maint soucy.
Pour bien se tenir sur ses gardes 11 arme ses Troupes gaillardes.
Le GRANi>-Tinic, ou bien Otoman,
Avec le Perse ou le Persan 45 Maintenant ne foit point la guerre.
Et la paix règne sur la Terre.
On m a dit que l'Ambassadeur
Du jeune & puissant EifpéRBUR
A fait sçavoir qu'il ratifie , 50 Qu'il confirme & ou'il certifie
Lie Traité que les Otomans
Ont foit avec les Alemans ,
Encore que dans la Hongrie
L'on gronde souvent & 1 on crie.
55 L'Espagne , depuis le trépas
De Philipes , dont on fit cas ,
Flate sa douleur véhémente ,
Voyant que la Reyne Régente
Sans cesse ne âdt que songer 60 Aux moyens de la soulager,
Et que son Conseil , bon & sage ,
Ne tait rien qu'à son avantage , '
Et qu'on a foit en bonne-fby
Proclamer Charles pour leur Roy.
65 Le Roy de la Cent Portdgaize , ^âJSmj De son bîon succez est bien-aize , Et ses Sujets , auprès du feu Faizans tous grand-chére & beau jeu, Racontent parmy leurs gogailles
70 Leurs victoires & leurs batailles.