‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 198 sur 317 · LA MUSE DE LA COUR A MONSEIGNEUR LE DUC · texte numérisé non relu

LA MUSE DE LA COUR A MONSEIGNEUR LE DUC

[Pas PBRDOU de SUBLIGNY.]

SEPTIBSMB SBMàIN£.

[Du 27. Décembre i665.]

Prince , on veut du plaisant , ou bien point de crédit. Sur quelques vers que je me fonde , F^ de tout ce <fit j auray dit , Si je n'ay fait nre le Monde.

Pour plaire à ce goust délicat , Allors qu'il s'agira d'escrire Un récit de quelque Combat .

Il faut donc que ce soit par un conte pour rire ?

Hé bien , Piunce, on rira , puisou'on en est d'humeur, Et je tascheray d'estre un folastre Rimeur,

Quitte , quand vous irez combattre ,

A publier en chaque lieu Que vous ne ferez pas la figure d'un Dieu ,

Mais plustost le vray Diable à quatre.

Je m'appreste dans peu de temps A faire nre à toute outrance Jusqu'aux Ennemis de la France , Ne nit ce que du bout des dens.

Quand je vous auray peint vaillant comme vous estes Et qu'à vostre mme ils verront Que vous serez un franc casseur de Testes , Le bon Dieu sçait comme ils riront Au seul bruit que d'ANGUiEN aura pris telle Ville , Gagné tel bastion , fait tant de Prisonniers , Tué des Ennemis par mille , Et reviendra tout chargé de Lauriers ; Que seul à son glorieux Père , L'invincible & brave Condé , Sans nous paroistre téméraire , Il aura disputé le Dé [Car, n'en déplaise à son cœur Magnanime ,

23 Au teul bruit d'*AMOUiBii.

Page 1