Du 3. Janvier l666 (Mayolas
Je souhaite à ce Grand Siouna Qu'il soit fort long-temps Chancelier.
Je souhaite aux Cours Souveraines
1 10 Le soulagement de leurs peines ; Aux Avocats & Procureurs Grands nombre de riches Plaideurs ; Aux Amis , Parens & Parentes Trente mille livres de rentes ;
115 Aux nobles & femeux Auteurs Cent éclairez admirateurs , Et , faizans toujours des merveilles , Qu'ik ayent le fruit de leurs veilles ; A toutes sortes de Marchans
120 Que leurs Chalandes & Chalans , Argent contant & sans remize , Prennent toute leur Marchandize ; Aux Prizonniers la liberté ; A tous malades la santé ;
125 Aux Pilotes considérables
Des vents qui soient fort favorables ; A nos François Comédiens , Aux Espagnols , Italiens , Quantité de Pièces nouvelles ,
130 Sçavantes , plaizantes & belles ; A mes Donneurs de bons avis Que d'eux-mêmes ils soient suivis Et que leur flme , tendre & bonne , Prenne le conseil qu'elle donne.
135 Je souhaite à mes ennemis , Après cent ans, le Paradis , Leur déclarant en conscience Que je méprize la vengeance Et que mon esprit généreux
140 Ne se vange qu'en faizant mieux.
Je souhaite ffou qui s'oublie] A ma Muze , bien établie , Que mes divers aprobateurs Me continuent leurs faveurs 145 Et conservent un peu d'estime Et pour l'Auteur À pou^ sa Rime.
Hors du monde & bien à l'écart , Dans ces Vers je souhaite à part A l'auguste Clergé de France 150 Que , par sa grande vigilance , Par sa science & sa ferveur Il convertisse maint pécheur.
Passons maintenant aux nouvelles
Plaizantes douces & cra
155 Ayant anon^ le forfii Qu'à Saint Suli>ice on a Il est juste que je dédai Que cette troupe asses I Et que ces Gens fort au
160 Depuis deux ou trois ioi Un de ceux-là , prés TE Grondant contre son G Pour avoir une plus gra D'un pareil vol fait à Vi
165 L'ataque , le bat & le bl Or le blessé , mourant »
Et , se confessant haut < Etant fort proche du tn^ Il découvre le pot-aux-r
170 Et , ne celant aucunes d Il dit le logis & les nom De ses mal-heureux cob Dont le crime , digne di Se doit expier dans la fli
175 Le Curé de ce sacré Lie Enfin a tant foit prier D Qu'on a découvert les o De ces exécrables malia
Vous trouverez dans <
180 La Marquize de RAMBOt La cruelle mort , qui toi La ravit , le dernier Din En bornant ses joure éc A soixante-&-dix-huit a
185 Elle êtoit beaucoup estii Et la fameuze Renomm Prit soin de porter en te Son esprit rare & vertuc Cette noble & chère Pei
190 De l'illustre Sang de Vr A par ses belles actions Exprimé ses perfections Il sufit pour la bien porl De dire qu'elle êtoit la 1
195 De Madame de Montaii:
Et je ne dois point oubl Que nôtre Roy comme 1 Pour soulager un peu sa Obligeamment rallérent
aoo Et sans doute se condou Avec le Duc & la Duché Qui sont plongez dans h
199 Obligeamment allèrent.