‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 211 sur 317 · Du 3. Janvier 1666 (Mayolas · texte numérisé non relu

Du 3. Janvier 1666 (Mayolas

iocmrs pleins de douceur, fltter leur douleur ; lour la belle Suite r luy rendit vizite.

, remply de piété , itmix à son côté , ligner la sainte fiame laervent au fonds de Tame»

sans faire de bruit, lesse de My-nuit.

ibassadeurs d'Angleterre iloar en cette Terre , 7* dans un Château ertissant & beau, irr, Intendant habile , ^ oixy ce domicile.

I jouant au Tric-trac , s le Baron d'ARAC k fort bonne grâce Plortrait dlGMACB , € maint diamant XMt infinimant • édeuze Imfamtb, « belle & charmante , icoup d'autres joyau^L idnure les travaux , 6SSUS encor ce rôle,

ttiSiter.

330 Une belle Lettre Espagnole Que luy mande cet Empereur, Plaine sans doute de douceur.

De MoLAC, brave & sage Comte, Dont à la Cour on £Edt grand conte,

235 ^^ P^ nôtre Rov sans égal Receu Lieutenant-Général Du Païs & Comté de Nantes , Où sont Forts & Places plaizantes , Et de la Ville & du Château

140 A le Gouvernement très-beau.

Monsieur le Duc de CADiaousss, De qui l'humeur est fiére & douce , Fut receu , non sans grand éclat , Pour Duc , par le Vice-Légat , 245 Dedans la ville Avignonoize ,

D'où certain scavant, dit Ambroize,; M'écrit qu'on lit incessamment Mes Lbitu» agréablement.

PiuNCBssB bien-fiûte & bien née , 250 A ce commencement d'Année , Agréez les Vers & les vœux D un Auteur fort respectueux.

En l'an millb six cbms souante Et six (afin qub je ne mante] 355 Le second du mois de Janvier , J'ay grifoné tout ce papier.

C. ChenauH, Imp. & Lit., Aux Armes du Ray, ruêiêléHmàOU. Avu Privilège ie Sa

(BiUioth. de l'Arsenal , B. L. 11800.— Biblioth.de M. le baron James de Rothschild, — Ce dernier exemplaire, daté du 6 janvier 1666, porte les adresses suivantes : A Paris, Shiv C. Chenaalt, împ. et Uh., Aux Armes du Ray, rue de la Hachette, Avu Privilège USaU^esU. Btài^nm, Cke^ C. Maihevet, Marek, Libraire, rueMereiére, à Saint Tkêuias iAfoiu.)

LETTRE EN VERS A MADAME

[Par Cnarlis ROBINET.

Du 3. Janvier 1666.

Bavbe , qui voles mieux qu'oncque Oyseau ne vola , Beau Coursier des Neuf Sœurs qui sont sans Quinola , Vien de tout l'Univers me faire voir l'Enceinte ; J'en veux peindre l'Estat dans ma Lettre Succinte , Et pour Madame enfin j'ay ce beau Dessein-là.

Déjà , dessus ta Croupe assez bien me voila ; Sus , menes-moy bon train , tant deçà que delà ; J'ose t'en conjurer , & par Madame Sainte

Barbe.

Que je voi de Pays monté comme cela I Ici Phœbus se levé & se va coucher là ; *

Voila tout l'Océan de qui la Terre est ceinte, Viste coulez , mes Vers » & sans aucune crainte A tous vos Concurrens faites aujourd'huy la

Barbe.

C'est la

Capitale

deoe

Depuis que le Sire Ottoman A fait brinde avec I'Allbmand , Voulant laisser en paix son Aigle , Contre Venize il fait TEspiégle ; Il reprend le vaste dessein Qu'il couve de si longue main Dessus la Clef de la Candie ; Mais , ma foy, quoi que l'on en die,

Royaame. Q^j^g g^g prOJetS UU pCU tTOp haUtS

35 II tire sa poudre aux Moyneaux.

Ce n'étoit (qu'une bagatelle Que cette plaisante Nouvelle Qui couroit de l'Enlèvement Du miraculeux Monument

30 De Mahomet , le faux Prophète ; Il est encor en son Assiette , Et dans la Méque suspendu Pour les Crédules Ergo-glu.

La RépuBUQUE de Venize 35 De qui le Renom s'éternise , Ne s'étonnant pas pour le bruit ,

Fait travailler» & jour & nui Aux Apprests qu'il faut poi

Tant sur la Mer que sur la 1

40 La Pologne , quant à prés Goûte un Repos assez plaisa Après tant de noises civiles Qui déchiroyent toutes ses \ Et le belliqueux Cazimir

45 Peut agréablement dormir Ou veiller, prés sa belle Rxi Qui toujours a pris tant de ; Pour terrasser avecque Lui L'Hydre qu'il abbat aujourd

50 L'Empereur ne dort pas , i Et , toujours la Puce à i'ord Attendant sa noble Momi* Par ses soupirs il fait pitié.

Mais qu'il ait un peu patieiM

- Ou 3. Janvier 1666 (Ri

a Courier en diligence jit apporter son Pourtraît , n ressemble trait pour trait.

Prdicipions de I'Empire, maint tranche du petit Sire , 15 de leur Tempérament uceur ou l'emportement .

3t U Paix ou la Discorde.

It souvent qu'on en accorde ar rien font les Pointilleux le faire parler d'Eux.

Danois . doux & pacifique .

ne accorte Politique eraeni pare toujours demandes de Secours a HoLANDE & I'Angletebre int pour l'appui de leur Guerre.

deux EsiATS pour le Prin-temps préparer leurs Otz Qotans recommencer de plus belle Guerre affreuse & cruelle .

que de grands Médiateurs t fait pour fléchir leurs Cœurs, oy que leur prcsche I'Adage lit, comme prudent & sage, quand nous avons bon voisin, avons aussi bon matin.

SuBBors , rres ooititaire , oc d'estrc sans rien faire ; idosse enfin le Harnois émarchant en Taupinois .

lu cotez est à l'écoute choisir la meilleure Route ndre où l'on ne l'attend pas , l'on observe tous ses pas.

PoNn?E 1 Triple Thiare l'Eglise le grand Phare re à Ci^TON qu'il a du cceur, 'aimant pas un Successeur, t dessus la bonne hanche , 'elle toujours se retranche , ks Papables Cardinaux lent vraiment assez penauts

îT). 570

Naple, autres-fois Lieu de Délices, N'ayant plus les Astres propices , Abonde , mal-gré ses Edits .

En Ouéiistes & Bandits.

La Douairière de Mantoue, Princesse de qui l'on se loue , Elevé sagement son Fils '3 En l'attachant aux Fleciss de Lys.

Le paisible Dtjc de Savoyk File ses jours d'or & de soye , Parmi les Ris & les Amours , Avec sa belle de Nemours , o Dont la précieuse grossesse Met le comble à son alaigresse.

Le Prince Toscan , transporté De ce que sa Divinité Enfin pour luy s'est adoucie .

5 D'autre chose ne se soucie Que de luy payer chaque jour Les doux Tributs de son Amour.

Gbnnes dans son petit Commerce Sans aucun autre soin s'exerce , o El , quand il luy vient des Convoys. Ses Marchands s'estiment des Roys.

Le bon Seigneur Duc de Lorraine ( Que Dieu sauve de la migraine !) , Pour montrer qu'il n'est pas Caduc, 1*5 Travaille à faire un petit Duc .

Qui soit son Image vivante , Avec la Beauté triomphante Qui pût seule arrester son Coeur, Jusques à lors si grand Coureur.

o Les Portugais , chez eux fort cal- [mes.

Moissonnent toujours quelques Pal- [mes, A l'ombre desquelles leur Rov Se prépare à donner sa foy A quelque charmante Princesse, 15 Dont la tendre & belle jeuoesse Quadre à ta sienne de vingt ans ,

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