‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 214 sur 317 · FILLE DE MONSEIGNEUR L'AMBASSADEUR DE HOLLANDE · texte numérisé non relu

FILLE DE MONSEIGNEUR L'AMBASSADEUR DE HOLLANDE

[PAt PERDOU DU SUBLIQNY.]

HUmBSMS SBMAINB.

Du 3. Janvier 1666.

ao

Place, jeunes Amours, Plaisirs, Grâces & Ris, Qui ne quittez point la Ruelle > D'une illustre BBAorfi qu'on admire à Paris ; Laissez-moy bien voir cette Belle , Rire et causer un moment avec EUe ; Laissez moy divertir ses beaux yeux à mon tour : Place à la Musi db l4 Cour.

Comme Mqsb d'honneur, ô charmante Personne , Je croy devoir vous avertir Qu'à la Cour on peste & l'on tonne Contre les feux cuisans que vous faites sentir.

On âdt serment de vous y rendre Ce que vous prestez chaque jour Et de si bien vous y surprendre Que l'on vous y jouera le tour.

Sans Allarme pourtant , le tour (}u'on vous veut faire N'est pas , je pense , un de ces vilains tours Qui foiït aux gens quelque meschante affaire ; On voudroit seulement tascner de vous y plaire Parce que vos appas y plaisent tous les )ours , Mais c'est toujours un tour pour une Beauté fiére Qui rit d'Amour & de ses lois , Et qui dessus cette matière N'entendroit pas bien le Françob.

Prenez-y garde donc , cet avis est l'Estreine , Dont je pretens vous estreiner :

Si vous avez un cœur qui n'est point à donner Ne le portez point chez la Reyne.

Mille Héros stilez à faire de bons cous Pourroient-là vous l'oster mieux que larrons en Foire ,

8o. — Da 3. Janvier 1666 (Subugny). 578

Et , quand il est là pris , peut-estre ignore^vous Qu'à (}ui veut le r'avoir c'est une Mer à boire , Et qu'il vaut tout autant le laisser aux Filous.

Mais sans doute , Bbauté Divike , ,

Je vous appreste à rire avecque mes Avis , Et vous me direz que je suis Une MusB foUe & badine.

Riez , si cela vous est dous :

C'est mon but de vous faire rire ; Je ne viens toutefois vous dire Que ce qu'on dit par tout de vous.

Certes vostre pensée est bonne

Si vous croyez que vos appas ,

A cause qu d ne leur plaist pas ,

Ne fiEicent soupirer personne ; Au seul nom de Borbsl un coeur passe le pas , Le moindre Courtisan jusqu'au plus grand frissonne,

Et f ose mesme parier Que vous enflameriez des Roys sous leur Couronne Si l'un d'eux vous voyoit estant à marier.

Vous avez apporté de fins yeux de Hollande , Beaux & bleus , doux & lûen fendus ; Croyez-vous que l'on s'en defifende?

Tous les cœurs devant eux se croyent estre perdus.

Peut-on encore se defifendre De vos cheveux longs & cendrez , Car sans doute il ne sont poudrez Que des cœurs qu'ils ont mis en cendre ?

Vous avez le port tout Divin , La taille grande , riche & belle • Une bouche d'incarnadin , Le teint beau , délicat & fin , La mine tres-spirituelle ; Vous avez dequoy prendre encor ' Tous les Cavaliers par la gorge ; La vostre , bien taillée , est l'unique trésor De tous les traits que l'Amour forge.

Vous dansez parfaitement bien , Vous sçavez chanter tout de mesme .

Vous charmez par vostre entretien ; Ne faut-il pas que l'on vous aime?

Outre qu'en l'art de vous orner Vous n'avez pas vostre seconde Et qu'avec certain sort qu'on ne peut deviner En vous coiffant vous coiffez tout le Monde.

579 8o. — Du 3. Janvier 1666 ($imuGifY).

Vostre Naissance égale vos Vertus :

Monseigneur vostre Père est un des plus grands hommes

Que jamais Les Estats ayent eus ; Nous l'admirons icy tout autant que nous sommes.

80 Mais , pour un mot d*avis , c'est trop entretenir

Celle qui fait honte aux plus belles ; Pour commencer d'autres nouvelles .

Permettez-moy de le finir.

L'Evesque de Munster , à ce qu'on dit , enrage ^ ^

85 De se voir obligé de chercher du fourage ^

Sur les Terres de son Estât, - Lors que sa Bravoure Gourmande S'imaginoit dans un combat Dévorer toute la Hollande.

90 Les Forts , les Villes » les Chasteaux,

Qu'avoit usurpé son Armée , •

Tout est repris , & ses projets si beaux Ne sont qu une belle fumée.

Ses mal-heureux Diocésains , *95 Souffrant par ses Soldats des pertes infinies »

Pour se délivrer de leurs mains , Demandent sauvegarde aux Provinces Unies ; Si cela peut suffire à le perdre bien-tôt, A bon entendeur demy mot.

100 Si ses troupes estoient payées

Elles ne feroient pas un desordre si grand ,

Mais , bien loin d'estre soudoyées ,

Toutes les sommes qu'on luy rend

Pour estre à leur solde employées 10 A Venise sont envoyées.

Le politique Potentat , Qui néglige le nécessaire Et pour mettre à la Banque expose son Estât I La guerre est-elle son affaire ?

1 10 S'il en croyoit mon sentiment ,

Il feroit beaucoup mieux de lire son Bréviaire Tous les |Ours bien dévotement.

Le Comte de Valdeck est dans la Vestphaue , Qui fait contribuer jusques au moindre Bourg 115 De cette Province ennemie

Par les troupes de Lunebourg.

On dit que , chaque jour, plusieurs petites Places S'y viennent ranger sous ses lois , Et qu'il laisse par tout des traces

8o. — Dq 3. Janvier 1666 (Subugny). 583

De ses prompts & fameux explbb.

L'Evesque de Munster, que ces rudes Nouvelles

Jettent dans un dépit fotal , Voudroit , dit-on , donner un combat gênerai

Qui vuidast toutes ses querelles.

Le bon Pamcs croit à par soy

Qu'un combat de cette nature

Donneroit de la tablature

A celuy qui luy fait la L07 , Mais , voyant le succez des armes de Hollande , J'en puis dire à propos ce Proverbe aujourd'huy :

C'est m bel Evbsqub que luy

Pour mériter qu'on l'appréhende.

Le Résident de I'Empersur ,

Qui juge de cette campagne Où pourroit de la guerre arriver la fureur Et qui la voudroit bien détourner d'AixEMAONB , S'efforce dans la Haye à faire promptement . Entre les deux Partis quelqu'accommodement , Mais le MuNSTsansN est trop accariatre ; Monsieur le Résident aura l'esprit subtil ,

S'il peut l'empescher de se battre , Et J'ay peur que ce soin ne luy soit inutil ; S'il le peut toutefois , je dis : € ainsi soit il I »

En cas qu'on s'obstine à pis faire , Le Danois s'offre encor de sernr les Estats

Et de leur fournir des Soldats ; Ce seroit pour Munster une meschante affaire ;

Il tera bien de ne s'obstiner pas.

Pagnac , brave soldat s'il en est un en France , ÏSïSSïSulS!? En se battant à toute outrance du Roy

Fut fiait prisonnier de Munster Comment Diable à-t'on fait pour pouvoir l'arrester ?

On dent pour nouvelle certaine , Que nos Ambassadeurs » de Londres de retour. Vont enfin dans nos Ports faire leur Quarantaine , Pour de là se rendre à la Cour ; Bénit soit Dieu qui les rameine I Je craignois bien que ce séjour Où le monde meurt par centaine Ne leur fit quelque mauvais tour.

Le Franc Chevallier de Lorraine Et le sieur de Bbruse aUerent , le vingt-six ,

146 \uj.

583 8o. — Du 3. Janvier 1666 (Simuaiar)-

Pour prendre le Milord Holls Dans les Carosses de la Reyne 165 Et l'amener ainsi dans la Chambre du Roy,

Où ce Souverain de la France • Avec une grandeur qu'il ne trouve qu'en soy, De son congé luy donna l'audience.

La Marquise de Rambouillit, 170 Qui fit fiedre fortune au délicat Voiture

Et rendit son ouvrage aussi fameux qu'il est , A payé le tribut qu'on doit à la Nature.

La Grande Momtausisr , qu'elle aççabk d'ennuy , Perd en elle une illustre Mère , 175 Les Muses un solide appu]^

La France une grande lumière.

O Mort • que ce coup rigoureux A l'Univers séroit funeste Et feroit bien des mal-heureux 180 Sans la Fnj.K qui nous en reste I

Le Roy soupa , Lundy , dans le Palais Royal , Où MoNSflSiBi , qui n'a point d'égal , Apres un regale de viandes Qu'on pût trouver des plus friandes »

185 Luy donna pour second dessert

Un incomparable Concert.

De Mardy dernier on me mande Que le Marquis de Mompesat Dans Auras fit entrée avec beaucoup d'éclat , 190 Et la Magnificence y fiit , dit-on , si grande

Que jamais aucun Gouverneur En rencontre pareil ne receut tant d'honneur.

A quelques pas de Sainte Avoyb , Une nlle de qualité , 195 Des plus jalouses qu'il se vove ,

Rêvant la nuit qu'une infidélité Par son Amant luy venoit d'estre faite , Le lendemain l'outrage & le mal-traitte. Le pauvre homme! ordinairement 200 . Un songe fait le bon-heur d'un Amant ,

Et sa disgrâce non commune Luy fait trouver un malheur en effet Où les autres ont toujours fait Quelqu'apparence de fortune.

8o. — Du 3. Janvier 1666 (Subuony). 586

Curieux , allez voir la Recc du Marais ; j^SL^iSsemoé,

Les Machines de l'Andromède » tngMto de Boyer] ' Ne semblent » ma foy, rien auprès De ce dernier ouvrage , à qui tout autre cède.

Le Machiniste avoit , je croy, le diable au corps Lors qu'il fit de telles merveilles ; On ne conçoit point les ressorts De ses machines sans pareilles. Mais sur ce peu de vers on n en peut rien sçavoir. *

Allez vous , dis-je , allez les voir.

Marotte y fait le Personnage De la Princesse Sbmelé , Dont maint Amant avec elle est brûlé , Car cette aimable Actrice en venté fidt rage.

Que les feux dont la brûle un Jupiter Amant Ne sont-41s aussi vrais que tous ceux qu'elle darde ? Cela nous Vangeroit, mais elle en goguenarde Et croit qu'on dit cela par plaisir seulement.

Adieu ; cette semaine est icy terminée , Et je vous donne à tous bon jour et bonne année.

tendre Ltsaim , an com de la rue DoM^kitu , dsvami U Pmiê^Êaf, A Parh , ce ^. Jmniêr

I11-4 de s pp., chiffr. 6i-é8.

(Biblioth. de l'Artcnal, B. L. 11798.)

LETTRE EN VERS ALTESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS

[Pak la GRAVETTE db MAYOLAS.]

Du 10. Janvier 1666.

lis huit mois que je travaille, cris & que je rimaille , point composé vrayment int de contentement ; (aurois plus m'en défendre , qu'il gèle à pierre-fendre

Et que je trouve en mon cornet L'encre prize , tout franc & ^'et.

Les fnmats , la nége & la glace toNe brillent pas sur le Parnasse ; C'est là qu'un éternel Printems Verse les Ceiveurs que j'atens.

8i. — Du lo. Janvier t666 (Mayolas).

Apollon , jetant dans ma Veine Les feux liquides d'Hypocreine ,

15 Laisse en mon sein assex d'ardeur Pour chasser toute la Froideur; Le seul penser & l'allégresse D'écrire à ma Grande PtofCBSSE Va dissiper dans ce moment

20 Ce froid & son ressentiment.

Nôtre Roy comme nôtre Reine Allèrent ofrir pour Étreine Leurs cœurs dévotement à Dieu , Le Jour de l'An, dans un saint Lieu.

jSStw * ^^ ^^ ^*^* ** Maizon Professe Que ce Prince & cette Princesse Ouvrent tous deux un Sermon Tréis-pieux , éloquent & bon Par Monsieur l'Abbé de Roquette ,

30 Dont l'Ame sçavante & discrette Prêcha non moins éloquenmient Que saintement & scavamment.

Leurs Majestez , qui l'entendirent , A son beau discours aplaudirent ,

35 Et d'autres Princes & Seigneurs Furent tous ses admirateurs , Aussi bien que les Jézuites , Dont les vertus sont sans limites , Qui par de pieux mouvemens

40 Mirent les plus beaux Ornemens , En ce grand jour, dans leur Eglize, Que sur toutes on solennize ; Tout cet Ordre de grand renom En porte le glorieux Nom ;

45 Leurs Prières & la Muzique Rendirent la Feste autentique.

Ursini , fameux Cardinal , Aussi pieux que libéral , Fit prézent à nôtre Monarque

50 D'une Figure de remarque , Qui fait voir clair comme le jour La charmante Mère d'Amour.

A nos Reines incomparables Il fit des Prézens agréables ,

55 Fort conformes à leurs desseins :

Ce sont deux illustres Corps saints Avec deux Châsses manifiques , Dont les travaux sont angéliques.

Il fit Don encor au Daufin

60 De maint rare & petit Daufin , Dont on admire , je vous juré , Et le dessein & la peinture.

Aux Grands Princes qui sont icy,

Aux Grandes Princesses aussy 65 A toute la Cour que j'honore Ce Grand-Homme en a fait et Et leur richesse & leur beauté Marquent sa générozité • Et fomentent la haute estime 70 Qu'on a pour son esprit sublio

Pour témoigner que les Fra Sont estimez en mille endroits Je dis que le Duc de Savote A fait avec olaizir & joye

75 Mestre de Camp du Régiment De ses Gardes , qui gayèment Le servent avéque çrand zelle, Monsieur le Marquis de Parbi Et fait Lieutenant-Colonel

80 De Grani>-Maizon , vaillant m< Dont les actions éclatantes Parmy les Troupes trionfantes Ont sans doute oien mérité L'honneur de cette dignité.

85 Dessonig en est la Cornette , Dont la valeur est très-parfaite Ces deux Guerriers ont vu le j^ Dans la France, aimable séjou Tel qui dira que ces nouvelles

90 Etans vieilles , ne sont point b Les admireroit aujourd'huy Si Ton parloit ainsi de luy ; Mais, lors-que j'ay remply ma Où je né puis jamais toutmett

95 Fort à propos je prens mon te Pour marquer les faits import!

Préférables aux bagatelles Qu'inventeroient bien des cen

Monsieur TAbbé de Momvi 100 Dans nôtre Cour fait grand et Est sacré justement Evesque.

De Bourges l'illustre Archéve»

Le Frére-germaîn trés-DiGNUS De ce nouvel Episcopus , 105 Fit en trés-bonne Compagnie Cette auguste Cérémonie.

Les Prélats beaucoup estimez De M1REP01X & de Lombez A cette Action assistèrent 110 Et dévotement y prièrent.

Sainte Geneviève du Mont , Où tous les Parisiens vont , Fut l'ancienne & sainte Eglize Qui pour ledit Sacre fiit prize

, — Du 10. Janvier 1666 (Mayolas;

lijOù se trouva grand'quantité De Personnes de qualité.

Le premier jour de cette Année

Et la première matinée,

Le Roy. Monsieur & Courtizans, ISO Entendit la Messe aux Feuillans,

Et fut acueitly par Dom Côme .

Un des beaux Esprits du Royaume.

Le Révérend Père Prieur

Luy prézenta de trés-bon cœur 115 Une Carte Cronologique .

Généalogique . Historique ,

Qu'il a ^it de nos Rovs depuis

(Le régne du grand Rov Saint Louis, Et ce Monarque incomparable, D'une façon fort agréable Louant son merveilleux dessein , La receut de sa propre main.

Le jour de l'illustre Pairone De cette Ville belle & bonne .

IJ5N0S trionfanies Majestez, Ayans encore à leurs cotez Des grands Princes & des Princesses, Des Marquizes & des Duchesses, Allèrent en ce sacré Lieu 140 Dévotement y prier Dieu .

Ouir la Messe . ou longue ou brève.

L'Abbé de Sainte Geneviève Les receut trcs-civilement Et leur tît un beau compliment ; 14) Nôtre Prince trés-magnanime Luy témoigna beaucoup d'estime.

y* Monsieur l'Evcsque de Bézieks ,

Pour ses mérites singuliers

Et pour les vertus qu'il enserre 150 Estimé par toute la Terre .

Dedans Varsovie a traité

Avec grande solennité

Le Roy de Pologne & la Reine .

Et la 'Troupe que chacun mcinc.

153 Sur le soir, la Cotation

Avec grande profuzion

Fut donnée encore, sans peine.

Aux Filles-d'Honneur de ta Reîne .

Dont tout le Monde également So Receut un grand contentement ,

Admirant la magnificence

Et l'esprit de cette Excélence.

Les Captifs que les Otomar

Au plus froid des quatre Elemans

i; Avoient expozez dessus l'onde D'une Mer vaste & vagabonde , Sans Pilotes méchans ny bons , Sans voiles & sans avirons , Afin qu'ils y fissent naufrage.

:o Gagnèrent enfin le rivage :

Par les vents ou par l'heureux sort , Ils sont arivez à bon port Et sont débarquez à Venize.

La République , avec franchize .

J5 A chacun des pauvres Soldats A fait donner pluzieurs ducats ; Aux principaux de cette Troupe Qui se trouva dans la Chaloupe Elle fit disperser encore

lo Des précieuzes chaînes-d'or Pour les soulager dans leurs peines , Leur ôtant leurs fers&leurs chaînes.

Et . mis en pleine liberté , Chacun tira de son côté .

i5 Et . l'ayant échapé si belle , Il doit à Dieu mainte chandelle.

Le cinquième jour de ce mois .

Proprement la veille des Rois , Fesre solennelle & Royale .

)o Où tout le monde se régale .

Que les petits comme les Grands Font des banquets bien difèrants , Où le son fatal d'une Fève A la Royauté nous élève

(5 ;Mais c'est jouer un triste tour De n'être Roy que pour un jour;.

Ce jour-là MoNsiEtJR & Madame .

Qui n'ont tous deux qu'une mesme A souper traitèrent le Roy [ame ,

10 En pompeux & galant aroy.

Ce Princk , avec beaucoup de zèle , Ayant receu Madehoizelle Et les autres Principautez , Rares en vertus . en beautez ,

); On alla dans la Galerie , Où, sans aucune flaterie .

Grand nombre de lustres briltans Et des miroirs ctincelans , Fsizans voir dîfèrente image .

10 N'y laissèrent aucun ombrage.

Un Concert fort doux & charmant Ouvrit le divertissemant.

Les Instrumens & la Muzique , D'une manière mélodique

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