Du it. Janvier 1666 (Si»liony
Le Destin» tout hardv qu'il est, N'oseroit avoir fait d'autres Rots à sa teste , Où ce grand Monasqqb parest.
Il faut que ce soit en Musique Que l'on ait crié le Roy boit.
Si l'on cria ; quoy qu'il en soit »
Le tout y ftit tres-magnifique « Et la Ck>medie & le Bal, Dont ces choses s'acompagnerent.
Ne divertirent pas trop mal Les fortunés qui s'y trouvèrent.
La Hollande a veu dans ses Ports
Arriver soixante Navires
Chargez de differens trésors Qui pourroient tout d'un coup enrichir des Empires.
Ses Troupes sont en Garnison
Jusques à ce que la saison LuY permette de prendre encore la Campagne ; Si Munster faisoit bien dedans cet entre-temps ,
Comme il perd bien plus qu'il ne gagne » Il feroit ménager sa Paix pour le Printemps.
D'Aktignt n'est donc plus cette admirable Fille
Qui charmoit tout par sa douceur ?
On croit que j'annonce un mal-heur ; Qu'on ne s'y trompe pas , c'est qu'elle est en famille , Et qu'un illustre Espoux en est le possesseur.
Nostre grand Roy signa ses patentes de Femme , Sous un riche Dais , chez Madame ; De là l'on se rendit chez un grand Duc & Pair Pour voir la Comédie , y danser & souper, Ce qui se fit bien mieux que je ne puis l'escrire , f A la Crequy , c'est tout vous dire.
Apres cela , sa Majestiê ,
Pleine de joye & de bonté ,
Fit coucher le ComE du Rourb; Madame en fit autant de l'aimable Artigny.
Ah I petit Amour, qu'on te boure I
De la façon que ce couple est uny ,
Le grand Prince qui les assemble Te ravit les moyens de les brouiller ensemble.
Madame fit sortir de cet appartement Un petit Troupeau de Pucelles Qui s'attendoit à voir ce Mystère charmant. O qu'EUe en usa prudemment 1 Amour prest à faire querelles
aoi Plein.
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