Du J4. Janvier 1666 (Mavou
jTees discours sont superflus ; leur, je ne l'amuze plus :
K c'AcTRiCHE , Reine-Mére , hrtueuze & débonnaire .
b avoir bien rêzisté i toute la fermeté [narque ,
I pouroit l'aire un Grand Mointy les traits de la Parque .
bo esprit , ferme & pieux .
legardée entre deux yeux I jamais baisser la paupière.
b Déesse noire & hère t lu lieu de la moissonner.
ti point de s'en retourner, croyoit être déceue I bonté ne l'ût receue ftplaizir. à bras ouvers , k regréter tout l'Univers.
KSt morte comme une Sainte , k pousser une seule plainte.
■ , ce Roy si trionfant , b . son cher & tendre Enfant .
f Elle auroit donné sa vie .
jDUdroit bien l'avoir suivie ,
Tant il est de sa mort fâché Et de cène perte touché.
Téréze . toujours belle & sage ,
;o Fait paroître sur son vizage .
Dont ses beaux yeux de mille pleurs Arozent les charmantes fleurs , Le juste éfet de sa tristesse .
De son soin & de sa tendresse.
75 Mesme Monseigneur le Daufin , Au bien parfaitement enclin , Cessant de jouer & de rire .
Pleure maintenant & soupire.
Philipes êtoit presque mort ,
80 Et , sans quelque promt réconfort, Dans son regret & dans son zélé , Il alloit courir après Elle.
Enfin , nôtre superbe Cour Est toute afligée en ce jour ;
B; Princes , Princesses héroïques , Les Oficiers , les Domestiques, Les petits & les grands Seigneurs , Flotent dans une mer de pleurs , Ainsi que moy, qui veut bien mettre
90 Son EprTAPKE dans ma Lettre :
Anne d'Autriche gît icï :
Passant, pleine cette I^uncesse :
Sa vie firorr nôtre *u.égresse Et sa mort est nôtre Soucy.
En tout Elle a bien Réassv Par srs conseils & sa sagesse ; La France éprouva sa tëndresïe , Et la France la plaint aussy.
D'un grand Monarque cette Dahe Erorr Fiu.e , Sœuh, Mère & Femme :
Son KÉRrrE acrût sa splendeur.
Notre regret un peu s' apaise Quand nous songeons , dans ce halrbur . Qu'ANNE nous a laissé TÉRÉZE.
Ir les six heures du matin ,
Indy. nous vîmes la an
bttc Reine inestimable ,
k son lit. au Louvre, admirable.
IDut le monde l'alla voir
lluy rendre un dernier devoir.
luxante-cinquième année
■imné sa destinée ,
on Ame , laissant ses lieux ,
kd'un plain-saut dans les Cîeux.
5 Aussi-tôt , pour cène Princesse , Dans sa Chambre on dit mainte
[Messe, Et des Prêtres & des Feuillans Prés du balustre êtoient prians.
Avec une marque vizible
luD'un ressentiment trés-sensible Elle receut dévotement m^
Le glorieux Saint Sacrement ; >
D'AucH l'ArchévÊque trés-âdéle "^'.