‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 228 sur 317 · Du J4. Janvier 1666 (Mavou · texte numérisé non relu

Du J4. Janvier 1666 (Mavou

jTees discours sont superflus ; leur, je ne l'amuze plus :

K c'AcTRiCHE , Reine-Mére , hrtueuze & débonnaire .

b avoir bien rêzisté i toute la fermeté [narque ,

I pouroit l'aire un Grand Mointy les traits de la Parque .

bo esprit , ferme & pieux .

legardée entre deux yeux I jamais baisser la paupière.

b Déesse noire & hère t lu lieu de la moissonner.

ti point de s'en retourner, croyoit être déceue I bonté ne l'ût receue ftplaizir. à bras ouvers , k regréter tout l'Univers.

KSt morte comme une Sainte , k pousser une seule plainte.

■ , ce Roy si trionfant , b . son cher & tendre Enfant .

f Elle auroit donné sa vie .

jDUdroit bien l'avoir suivie ,

Tant il est de sa mort fâché Et de cène perte touché.

Téréze . toujours belle & sage ,

;o Fait paroître sur son vizage .

Dont ses beaux yeux de mille pleurs Arozent les charmantes fleurs , Le juste éfet de sa tristesse .

De son soin & de sa tendresse.

75 Mesme Monseigneur le Daufin , Au bien parfaitement enclin , Cessant de jouer & de rire .

Pleure maintenant & soupire.

Philipes êtoit presque mort ,

80 Et , sans quelque promt réconfort, Dans son regret & dans son zélé , Il alloit courir après Elle.

Enfin , nôtre superbe Cour Est toute afligée en ce jour ;

B; Princes , Princesses héroïques , Les Oficiers , les Domestiques, Les petits & les grands Seigneurs , Flotent dans une mer de pleurs , Ainsi que moy, qui veut bien mettre

90 Son EprTAPKE dans ma Lettre :

Anne d'Autriche gît icï :

Passant, pleine cette I^uncesse :

Sa vie firorr nôtre *u.égresse Et sa mort est nôtre Soucy.

En tout Elle a bien Réassv Par srs conseils & sa sagesse ; La France éprouva sa tëndresïe , Et la France la plaint aussy.

D'un grand Monarque cette Dahe Erorr Fiu.e , Sœuh, Mère & Femme :

Son KÉRrrE acrût sa splendeur.

Notre regret un peu s' apaise Quand nous songeons , dans ce halrbur . Qu'ANNE nous a laissé TÉRÉZE.

Ir les six heures du matin ,

Indy. nous vîmes la an

bttc Reine inestimable ,

k son lit. au Louvre, admirable.

IDut le monde l'alla voir

lluy rendre un dernier devoir.

luxante-cinquième année

■imné sa destinée ,

on Ame , laissant ses lieux ,

kd'un plain-saut dans les Cîeux.

5 Aussi-tôt , pour cène Princesse , Dans sa Chambre on dit mainte

[Messe, Et des Prêtres & des Feuillans Prés du balustre êtoient prians.

Avec une marque vizible

luD'un ressentiment trés-sensible Elle receut dévotement m^

Le glorieux Saint Sacrement ; >

D'AucH l'ArchévÊque trés-âdéle "^'.

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