‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 238 sur 317 · Du 3k Janvier i666 (Robinet · texte numérisé non relu

Du 3k Janvier i666 (Robinet

Essayant , ce dit- on , sous main , Par une criminelle addresse , De se conserver la Noblesse , 175 De faire des Confédérez Encor des Ennemis Jurez , Et de se remettre en posture

g)u Traité faisant la rupture) e faire la figue à son Roy.

180 Mais avecque peine je croy Uçe Nouvelle si filcheuse Et je la souhaite menteuse ; Autrement ce Lubomirski Seroit un franc je ne sçai Qui.

185 Au reste, I'Emperrhb Ignace Entretient, dit-on, son audace Par un politique Interest , Mais je luy diray , s'il lui plaît , Que l'action n'est pas trop belle

190 De favoriser un Rebelle , Et qu'il pourroit certainement Agir un peu plus dignement.

Lie PrAlat qu'encor il appuyé Et qui sur son Secours se ne , [BttTOttd L'Evesque de Munster, plus fin GiSlai] Que n'estoit feu Maître Gonin , Voyant les Troupes de Hollande , Avecque une alaigresse grande , Faire au Froid dans leurs Garnisons

300 La guerre avecque les Tisons , A tiré les Siennes des Places Et , par dessus les dures Glaces , Les a fait entrer en maints Lieux , Où , par des Actes odieux ,

ao3 Elles ont imprimé l'Image

De leur marche & de leur passage.

Messieurs les Estats Généraux , Pour prévenir de plus grands maux, Veulent avoir en diligence

a 10 Quelque Camp volant d'importance, En attendant que les Secours , En effet & non en discours , Se soyent unis à leurs Cohortes Afin qu'elles soyent les plus fortes ;

ai 5 Mais il faut du luisant Métal, Dont le Défaut est si fatal ; Il faut, di-je, de la Monnoye Pour ces Secours qu'on leur envoyé, Et les Provinces sur ce cas ,

aao Ce dit-on , ne s'acordent pas.

Mais qu'appren-je à propo

Nous l'avons avec I'Angletbi A cor & cri , dans le Palais, Dans ce célèbre Lieu de Plai

aa5 Elle fut Mercredy prônée , Et la chose est déterminée.

Mais Louis , qui d'un Salohc A la Sagesse ot le Renom , A fait tout ce qu'il a pu faire

a3o Pour sortir doucement d'Affi Et ne s'est qu'à regret porté Enfin à cette Extrémité.

Pour moy , de douleur j'en s< Et de tout mon cœur je désû

235 Que les deux Rovs y pehsen; Et que , leur chaleur n'estan' Ils préfèrent la Paix si bomu A la Guerre par trop félonn

Ceux d'Espagne & de Por

240 Se voulans encor bien du m;

Quoi qu'un certain Descem

M'eust dit qu'ils foisoyent une Se donnent toujours quelque Où la perte à l'un d'eux est

245 Cependant , lu Rsynb Rkbm A Madrid est tres-diligente , Et dans les Affaires d'Estat Agit ainsi qu'un Potentat, Soit pour la Guerre ou la Pc

250 Si qu'on l'admire avec justîc

Du Mois dernier le vingt t

Où cette Rbtne aux blonds <

Fermoit sa trente -unième Ai

En ce même Jour étant iiée,|

255 Les Grands d'Espagne & Il Lui rendirent de grands hou Et furent en leur plus beiu La saluer dans son Balostre.

Le Seigneur Justîniani , 260 Dont le mérite est infini , Et que la grande Répubuqoi Que craint le Peuple LunaA Envoyé Ici pour âuccesseur De son illustre Ambassadeur 265 Ces jours passez fit son Eotr Avec une riche Livrée Et même un Cortège fort be Ce que je dis n'est pas noim

1^3 91. — Ou 3i.Jaavier i666 (Robinet). 674 ^|

Ce que je dis n'est pas nouveau ,

Voila , ma divine Patrône . ^1

Mais, comme je ne le pus mettre >ans ma dernière & triste Lettre,

Qui pour ma Muse êtes si bonne , ^H

17$ Ce que j'avois à vous conter ; ^H

Je croi pouvoir, sans aucun tort .

Après quoy donc je vais dater. ^^|

Lui donner ici Passeport.

Le trente de Janvier, po

jr ma Grande Héroïne . ^^^^H

Cette Epître je fis . moins

;aye que chagrine. i^^^^H

■fmrb , Ckt^ F. U*g%a, rt éi U Htrpt , aux U

Avu PrivIUgl iu RBf. "^/^^^^^^^

(BlNictb. Bit., U', ai. R*<. — ^^H

Biblioth. Miurine, 196 A'.) ^H

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