‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 237 sur 317 · Du 3i. Janvier 1666 (Robinet · texte numérisé non relu

Du 3i. Janvier 1666 (Robinet

legnans par tout sur le Drap som- [bre;

PEi. bref, quantité de Flambeaux iftProduisoient un Jour de Tombeaux, Dont la lueur pesante & morne Erprimoit bien un Dueil sans borne.

Là . plusieurs Prélats paressolent Qui pour la Défunte prioient , 85 Avec les Aumâniers d'Icelle , Dans une amertume mortelle .- Tout le Clergé de Saint Germain .

L Rangé dessus la Droite Main .

(Et lesDoms Feuillans sur la Gauche, s Grands Prélats de Mande &

[d'AtJCMK

tans vers le haut du Cercueil , kux deuK Coslez. & pleins de dueil.

^u pied aussi de cette Bière Qui rendoit la Parque si fiere , Etoient deux Hérauts, qui tres-fon Bembloient les Hérauts de la Mort.

Et toute la triste Cohorte Prioit & chantoit d'une sorte Qui dépeignoit fort bien tes Airs oDoni Cloton forme ses Concerts, D'autre part, sans que je vous mente.

On vovoît les Dames en Mante , Qui. i{ans leurs profonds déplaisirs, Chantoyent aussi par des soupirs , ~ Et voila ta funeste Idée Qu'en mon Ame j'en ay gardée , Li Cercle que tenoit à lors «K o'AuTRiCHS. au rang des Morts.

C'est ainsi , qui voudra s'y fonde , {Que passe la Gloire du Monde.

Mais ce n'est pas encore tout , ^t le voicy de bout en bout.

1 faut qu Anne quitte son Loi;vre . Dû tant de Pompe l'on découvre , Et le change «u sombre Logis ~u'on luy marquedans Saint Denys.

tour ce Convoy le Jour se voile , Et U Nuit . sans aucune Etoile , Nous montrant son Visage noir, Tautre Clarté ne laisse voir Que celle des Torches Funèbres ,

li dissipe un peu ses Ténèbres

tour la conduite du Convoy Duî se fit en tres-bel arroy ; Et . quand j'en auray le Mémoire.

Me vous en décriray l'Histoire ,

Dussé-je dans ce triste soin D'autres Mouchoirs avoir tiesoin.

A présent nôtre Cour , peu gaye .

1 30 Réside à Saint Germain en Laye .

Et c'est là successivement Que le Clergé , le Pahlement, Les Comptes , Aydes & Monoyes .

Sur ce Dueil qui rabat nos Joyes ,

] jj Ont chacun fait leurs Comphmens .

Pleins de douloureux Sentimens , Au Monarque . à sa digne Epouse , Qui de pleurs son beau Teînt ar-

Et mesme à leur charmant Dauphin, 140 Qui parét comm'eux tout chagrin.

Pour la même Condoléance , Le susdit beau Clergé de France A . par un bien digne Souci , Fait pareils Complimens aussi 1 45 A nos deux Altesses Rovai^es .

Qui sont en France sans égales , Et puis au cher Duc de Valois, Digne un Jour de donner des Loîx.

Cette aveugle & maussade Parque.

,0 Qui rafle & Berger & Monarque

Indifferement , sans trier,

A de l'AsBÉ L'EscALoPiKR

N'aguere tranché la Fusée ,

A dire le vray . toute usée , ,5 Par des Travaux de quarante ans ,

Car il a presché tout ce temps .

Et par sa charmante Manière ,

Et relevée & familière .

Fait souvent ses Admirateurs •o Des grands & des petits Docteurs.

Apres ce lugubre Chapitre , Comme dans ma dernière Epistre Je ne pus ni ne voulus point Sortir de mon funeste Point 16; Ftour me jetter sur les Nouvelles Dont se nourrissent tes Cervelles De quantité de Curieux , Faisons-en un Chapitre ou deux.

Le grand Brouillon de la Poloi;o Prépare encor de la Besogne [gne , A Cazimir son Souverain ;

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