Du 7. Février 1666 (Mayolas
[Henri
CTaudlioii
de Maopas
da ToarJ
[Charles Boarlon] [François
de Clermont- ToDoerre]
Pealllant Jésuite Jésuite Récolet
Qui parût en toute saizon Trés-bon Amy de sa Maizon.
Cette Troupe pieuze & grave En solennizera l'Octave , Où les meilleurs Prédicateurs Publieront bien ses Grandeurs, [ture, Monsieur d'EvRBUx fait l'ouver- Monsieur de Soissons la clôture , Le quatre , Monsieur de Noyon , Prélats plains de dévotion ; DoM CÔME sera le deuxième , Servin prêchera le troiziéme , Le Père Gmou le quintus , Jean Daicascéne le sextus , L'Abbé de Blanpignon septième ; Je vous a^ nommé le huitième , Et de trois que j'ay bien ouis Les Auditeurs sont tous ravis.
Les grandes-Messes , la Muzique , Jointes à maint Panégirique, Se célèbrent avec éclat A rhonneur de ce Saint Prélat ; Le Peuple & les Grands de la Ville Chaque jour y vont file-à-file , Et diverses Processions Y vont faire leurs stations.
75 On doit exposer aux Minimes , Esprits très-dévots & sublimes »
Samedy, la première fois , La Mytre dudit Saint François.
Le Père Mainbour, Jézuîte,
So Qui sçait bien vanter le mérite De ceux de la céleste Cour, Y doit trionfer de ce jour ; Monsieur d'EvREUx fera l'Ofîce , Ensuite de maint Sacrifice ;
85 Et tout Paris en ces saints Lieux Court invoquer le Bien-heureux Que , depuis sept mois , le Saint A bien canonizé dans Rome. [Homme
Ces jours-passez , le Grandc>o En très honorable apareil, . [Conseil, Fit faire au Roy une Harangue , Par la docte & dizerte langue Du sage & fameux Brissonnet, Sur la grand'perte qu'il a fait ; 95 Ainsi queT les Messieurs de Ville , Par un Magistrat trés-habille , Et tous les Ministres divers
De tous les Etats Etrangers Ont fait civilité de même 100 A nôtre Portb-Diadéicb , Qu'ensuite de leur cpmplime Il fit traiter Royalement , Et l'illustre Envoyé de Génet A son tour a mfarqué ses pein
105 GoicBAULD , un de nos beau:
Mourut, l'autre jour, à Paris.
Comme les plus grands Persoo Il revivra dans ses Ouvrages ; Il ne luy manquoit sur ce (H»
1 10 Qu'à notre Eglize il se fut joi
Monsieur Charon, Homme Et pourvu d'un très-haut méi Beau-Pére de Monsieur Colbi Qui l'Etat utilement sert. .
1 15 Sçachant la mort d'ANNB o'Am En naissance , en vertu fort ri Ce grand Bailly plain de cane Et de Blois digne Gouverneur Rendant à tous bonne justice,
1 20 Luy fit faire un pompeux San Le vingt-& six du mois pané, Encor qu'il fut indispose ; Avec tous les Corps de la Ville Il y fut prézent parmy nulle.
125 Le Père Velu, Cordelier, Par un Discours très-singulier, Qu'Oraizon funèbre on apelle, Ofrit une Image fidelle Des riches trézors qu'enfennoî
130 La Reine que tant on aimoît, Dans la Paroisse Saint Solimn Où Ton chante souvent main
La Princesse de CouRTBNi , De qui l'esprit est bien tourné
1 35 ANGéuQUE , très-digne Abbesse Pleine de zèle & de sagesse.
En son Couvent de Montargii Au mois de Janvier le vingt-sii Avec afection fit faire
140 Pour la défunte REOCB-Mére Un Ser\îce très-solennel , Pour marquer l'amour ètemd Que cette précieuze Abbesse Conserve pour cette PRmattB.
■ Du 7. Février i566 'M>volas .
on Monastère Royal , culte sans-égal , la Supérieure .
■'rieurc ou Sous-Prieure, 'cnt nommé Saint Louis , vœux du Ciel sont ouis , Ieinb Anne, pour sa gloire, inneur, à sa mémoire . Ire un fort grand aussy 'Eglize de Poissy , la bonté libérale , lumône générale.
ION . grand Prédicateur BO trés-bon Serviteur, tte Action célèbre a rOraizon funèbre , a vie & piété lunte Majesté :iNE-Mére de Fraoce , >eaucoup d'éloquence.
te Ville le bruit court Chevalier d'floQciKcoDRT, fet d'un grand courage , indre ny feu ny naufrage.
, Vaisseau seulement li terriblement »ires environ trente irent d'abord l'épouvante , levalîer valeureux
un Navire d'iceux , iduizit jusques à Malte , justement on exalte oit rare & glorieux
son bras victorieux ;
mentir, cette viaoire Uce en mon Histoire.
a prescrit aux Anglois
-d'icy dans trois mois .
e les incommode.
ivre une autre métode :
re biens & Dignitez
It aquis de tous câtez ,
& meubles plus insignes .
fons, prez, bois, champs
tourner au Pais [et vignes ,
peuvent être sortis .
! pendant tout cet e&pacc
nt aucune disgrâce ,
■e Rov . juste & clément ,
on les traite doucement .
15 Avec toutefois cette clause Que volontiers je vous expoze :
Qui voudra partir partira , Qui voudra rester restera .
Leur laissant de cette manière
K>Une liberté toute entière.
Le beau jour de la Chandeleur , Une Femme à rouge-couleur, Une Voleuze revêtue .
Assez bien faite & bien vêtue,
105 Possédant en esprit malin ,
A dix pas de Saint Sevcrîn . nu
Vint au logis d'une Bourgeoize Qui, je croy, se nomme FrançoÎM,.
Portant un billet en sa main ,
110 Pour mieux colorer son dessein.
Pendant que ladite Maîtresse Oyoit Vespres, Sermon ou Messe, Pour y demander de sa part , Avec un discours plain de fard .
ii;Une écharpe, mouchoir & jupe , Croyant rencontrer quelque dupe.
Qui tout d'un coup luy bailleroit Tout ce qu'elle demanderoit :
Mais, y trouvant une Servante
110 Assez ruzée , assez prudante, Elle se moqua de cela .
Parler à sa Maîtresse alla Pour mieux s'éclaircir de la choze Que la Voleuze luy propoze,
11; Qui , dans ce moment , ne trouvai Chez-elle qu'un petit Enfant.
Vêtu d'une êtofe fon belle Et portant perles & dentelle , Le prend par la main : il la suit
ijoSans pleurer ny sans faire bruit.
Cependant, les autres reviennent , De l'Enfant point ne se souvicnnentj Croyans qu'avec ses compagnons, 11 jouoit dans quelques maizons ,
2}; Mais, lors quela nuit fut venue.
On crie , on cherche dans la rue , Sans pouvoir sçavoir à l'instant Des nouvelles dudit Enfant; La Mère alors se dézespére ,
340 D'une autre-part gronde le Père , Dizans tous d'un ton étonné :
« Cette femme l'a emmené. »
Tous les voizins & les voizines , Nièces, neveux, couzins, couzinei,!
].i5 Autour d'eux ont beau s'assembler,]