Du 7. Févri^ 1666 (Mayolas
Us ne peuvent Us consoler; Tout le monde maudit la femme , Et chacun luy chante sa gamme.
L'un dizoit : « Elle le tuera, »
250 Et l'autre : € Elle Testropiera. » Chacun dizoit sa râtelée En cette maizon dézolée ; Les parens dans le dézespoir Pensoient jamais ne le revoir,
355 Quand cet Enfant, nud en chemize, En faizant assez mine grize , Retourne pleurant au logis , Dont ses parens sont réjouis , Et , malgré le vol , en liesse
360 Ils changent toute leur tristesse.
Pérès & Mères vigilana ,
Gardez donc vos petits Enfkni De peur qu'on ne vous les déi Et qu'on ne leur ôte la robe« 365 Et , les prenans si bien v£tas« On vous tes r'amdne tout oui
. Princbssb , voila, je vous fa Une vérité toute pure , Et , métant fin à mon caquet* 370 Je ferme mon petit paquet.
Le jour db SâiMTi DoAonrfi Cette Lettre fut àSunÉM»
A Paris, Che^ C. Chenantt, Imp. à Ub., Aux Armes du Roy, me de U HnckÔH, de Sa M.
(Biblioth. de TArtenal, B. L. 1 1800 — Biblioth. de M. le baron Jamet de tflti — Ce dernier exemplaire porte la date du 10 février 1666 et les adresses snivutct : A Chei^ C. Ckemmli, Imp, & Ub., Aux Armes du Roy, rue de la HueheMe, AvècP. . de Sa M, Et à Lyon, Chê^ Charles Mathevet, March. Uhraire, rue Mercière, à 5. d^Aquiu.)
LETTRE EN VERS A MADAME
[Par Charles ROBINET.]
Du 7. Février 1666.
Me disposant à vous écrire , Princesse que chacun admire , J'allois, ennamé d'un beau Feu , Me mettre à vous louer un peu ;
5 Car, s'il faut que je vous l'avoue , Je suis ravi lors que je loue Un Objet parfait comme Vous , Et c'est mon plaisir le plus doux.
D'ailleurs, emporté par mon zélé ,
10 Altesse aussi bonne que belle , J'allois mêler dans mes Discours Les Jeux , les Ris & les Amours , Et même quelque Historiette Divertissante & joliette
15 Pour vous faire lire aujourd'hui Ma Missive avec moins d'ennuy.
Mais quoi , Madame ? une Gn
[Oi Dont l'Aspect est brillant &toi Auguste , triste & gloriepx,
20 M'a tout soudain jBrapé les Yei Et fait tomber en la mémoire Que , dans le Fil de mon Hiiti Par un juste souci je doy D'abord décrire son Convoy.
25 De ce Devoir donc je m'aqiûfie Et l'on va voir comme un Koy Du Louvre l'éclatant Séjour Et, bref, les Pompes de la Ce Pour aller (ô l'étrange chose I
30 O terrible Métamorphose I ) Habiter le sombre Logis