Du 28. Février 1666 (Mayolas
re & soupire plus que douze ar sa dézolation ;tre sa pure afection.
î MoRTEMAR , grande Duchesse , [ui Tesprit & la sagesse ; conus de toute la Cour, it d'îcy-bas , Tautre-jour, [tique : prendre un Rang plus autenins le Royaume Angélique, hjc, qui l'aimoit tendrement, oigna le ressentiment I peine juste & cruelle «rdre une Epouze fidelle.
I les plus Grands vont à loizir déclarer leur déplaisir.
sieur le Comte de Vivonne , sur Mer caresse Bellonne , dliqueux & brave Enfant , bien triste en l'aprenant ; illustre & charmante Fille , comme un Astre à la Cour iarquize dç Mohtespan, [brille oûpirera plus d'un an ; >us ses Parens & Parentes ,
aussi dclens & dolentes moy, qui sens un deuil profond
que nos Duchesses s'en vont.
i vingt , le Rot fut à la chasse , i Reine , suivant sa trace , »rta ses yeux & ses pas : des Objets pleins d'apas , suivent avec allégresse tout cette belle Puncesse.
îût-6tre , ne sçavez-vous pas tous les Habitans d'Aras , : grande réjouissance , : grande magnificence , : éclat , avec honneur, acueilly leur Gouverneur ; t Lieutenant du Roy mesme , iply d'une allégresse extresme , silut , comme chaque Etat , ;rand Marquis de Montpezat, dans Dunquerke & Gravelines edans les Places voizines it si haut voler son nom , 'est aquis un tel renom
175 Qu'on espère dans cette Place , Avec raizon , la mesme grâce De son courage & sa bonté , Et de sa générozité.
Un Mary , jaloux de sa Femme ,
iSoTrés-honnéte & très-belle Dame , Soit par soupçon ou par amour, L'observoit de prés nuit & jour.
Toutes chozes sembloient suspectes A ses ardeurs trop circonspectes ;
185 Jamais Argus , avec cent yeux , N'ût pu alors l'épier mieux.
Il la suivoit jusqu'à l'Eglize De peur qu'elle ne luy fut prize ; Si la nuit il oyoit un Rat
190 Ou remuer un petit Chat , Il en avoit d'abord dans l'aîle , Faizoit alumer la chandelle Et fouiller de chaque côté , De crainte d'être méconté.
195 Cette manie assez cruelle Déplaizoit bien fort à la Belle , Qui dans son cœur souvent juroit , Qu'enfin elle se vangeroit.
Un jour qu'un brave Personnage,
aoo Suivy de carosse & de Page , La vint prendre , dés le matin , Pour l'emmener en un jardin , Dans un prochain & beau Village • Le long de nôtre clair rivage ,
305 II monte à cheval , il le suit , Et jusqu'audit lieu le poursuit.
D'abord il entre , il jure , il gronde , Ce. qui surprit fort tout le monde ; Demandant leur apartement ,
3 10 II y courut soudainement , Mais , trouvant la porte fermée , Son ame fut plus enflâmée.
- Il frape, Il cogne, il fait du bruit. Nais personne rien ne luy dit ;
315 Plus il gendarme & se transporte , Plus on baricade la porte.
Ensuite de quelques discours , Il va quérir à son secours Quelques Gens , de qui la puissance
330 La pouvoit faire ouvrir, je pense ; Aussi-tôt qu'il les eut trouvez , Ou bien qu'ils furent arivez , Après la première semonce , Sans cérémonie on l'enfonce ,
335 Et , dans la chambre êtans entrez , Us furent beaucoup éfarez ,