Du 6. Mars i666 (Robinst
Soit dedans les facétieux.
Ces Marionnettes vivantes Sont tout-^-fait divertissantes , Et Ton croid vraisen^lablement 270 Que ce soit un Ënchancement.
Mats je sçais une autre Merveille , Encor beaucoup plus nompareille :
Une belle Enfant de cinq ans Qui vous entretient d'un boa sens , 271 Et » de soit petit B^ de rose »
Ou de sa Bouche à peine éd< Vous fait mille charmans 1^ Qui ne sont point d*à tous les Qui du geste & de la parole
aSo Pousse toute sorte de rôle De si merveilleuse façon Que l'on peut dire tout de Im Qu'en son espèce elle est uni Et , selon son nom d'ANoiuQ
285 Que c'est un Chef d'Œuvredci Pour ravir l'Oreille & les Yes
Madame vôtre auguste Altesse • Qui l'aioaire & qui la caresse , Sans doute approuvera tout ce que j'en ay dit • Et, si vous lapprouvez, il est sans contredit
J'ay mis cette Missive en forme La Veille des Jours gras , qui souffrent la Reforme, En mangeant des Bon-bons qu'une très belle Main M'a donnez au retour de la Foire à Germain.
A Parti, Cke^ F, Mttgust, nu de la Harpe, aux trois Rois, Avu Primidge d» Rqy,
(BfMioth. nit., U^, 22. Rët. ^ BiMîoth. Matariae, s^ A* Biblioth. de VAnenià , B. L. 1 180a.)
LETTRE EN VERS A SON ALTESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMO'
[Par la GRAVETTE db MAYOLAS. ]
Du 14. Mars 1666.
Les Débauchez , fort étonnez , N'ont maintenant qu'un pié de nez ; Après tant de chères délices Et de profanes sacrifices , Après cent divertissemens , Ils trouvent bien des chaagemens :
Il faut enfin faire abstiaance Et songer à la repantance ; Il faut cesser de testiner
Pour bien, prier & pour jeûaer Princesse , vous êtes la mênie En Carnaval comme en Carin Les jours des Cendres & joun Ne vous cauzent nul embarai, Et moy , qui fais cette Ecriout Foy d'Historien, je vous jmt Qu'ils me trouvent le même ti Et c'est-là mon moindre soac]