‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 259 sur 317 · Du 6. Mars i666 (Robinst · texte numérisé non relu

Du 6. Mars i666 (Robinst

Soit dedans les facétieux.

Ces Marionnettes vivantes Sont tout-^-fait divertissantes , Et Ton croid vraisen^lablement 270 Que ce soit un Ënchancement.

Mats je sçais une autre Merveille , Encor beaucoup plus nompareille :

Une belle Enfant de cinq ans Qui vous entretient d'un boa sens , 271 Et » de soit petit B^ de rose »

Ou de sa Bouche à peine éd< Vous fait mille charmans 1^ Qui ne sont point d*à tous les Qui du geste & de la parole

aSo Pousse toute sorte de rôle De si merveilleuse façon Que l'on peut dire tout de Im Qu'en son espèce elle est uni Et , selon son nom d'ANoiuQ

285 Que c'est un Chef d'Œuvredci Pour ravir l'Oreille & les Yes

Madame vôtre auguste Altesse • Qui l'aioaire & qui la caresse , Sans doute approuvera tout ce que j'en ay dit • Et, si vous lapprouvez, il est sans contredit

J'ay mis cette Missive en forme La Veille des Jours gras , qui souffrent la Reforme, En mangeant des Bon-bons qu'une très belle Main M'a donnez au retour de la Foire à Germain.

A Parti, Cke^ F, Mttgust, nu de la Harpe, aux trois Rois, Avu Primidge d» Rqy,

(BfMioth. nit., U^, 22. Rët. ^ BiMîoth. Matariae, s^ A* Biblioth. de VAnenià , B. L. 1 180a.)

LETTRE EN VERS A SON ALTESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMO'

[Par la GRAVETTE db MAYOLAS. ]

Du 14. Mars 1666.

Les Débauchez , fort étonnez , N'ont maintenant qu'un pié de nez ; Après tant de chères délices Et de profanes sacrifices , Après cent divertissemens , Ils trouvent bien des chaagemens :

Il faut enfin faire abstiaance Et songer à la repantance ; Il faut cesser de testiner

Pour bien, prier & pour jeûaer Princesse , vous êtes la mênie En Carnaval comme en Carin Les jours des Cendres & joun Ne vous cauzent nul embarai, Et moy , qui fais cette Ecriout Foy d'Historien, je vous jmt Qu'ils me trouvent le même ti Et c'est-là mon moindre soac]

Page 1