‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 262 sur 317 · Du 14. Mars 1666 (Mayolas · texte numérisé non relu

Du 14. Mars 1666 (Mayolas

Et des câpres pareillement , Qui fondent agréablement ,

15 Husieurs barils d'anchoy's nouvelles (De trop haut goût pour les pucelles), Des huiles douces a Aramon , Fort salutaires au poumon , Vins de liqueur & malvoizie ,

tsoQui recréent la fantaizie ,

Vins de Saint Laurens & vins cuits Dont on tire de bons profits , Car, ayans perdu leur malice , Us ne font aucun maléfice

115 Et » sans causer aucun mêchef , Renforcent le coeur & le chef.

Mardy , je fus aux Jézuites , Après avoir fait trois vizites , Entendre le docte Sermon 30 Da Révérend Père Bresson.

Des Autels la sainte parure , L'ajustement & la dorure , liampea , chandeliers & flambeaux , Ornemens, figures, tableaux;

235 Prédications & muzique , Et la dévotion publique , Autant ou plus que tout cela , Invitent chacun d'aller-Ut.

Une habile & noble personne , 240 C'est à sçavoir Arnaut Pomponne , Digne Ambassadeur des Françob Vers la Cour du Roy des Danois , De ce Prince eut bonne audiance Dedans son jardin de plaizance , 245 Où ce Potentat l'acueillit , Favorablement l'entendit, Et luy montra par des paroles Des sentimens trés-bénevole&.

PiuNCBSSE , à qui souvent j'écris , 250 Je vay manger un plat de ris.

Rimé le quatre de CARiiiE , Qui nous rend le vizage blême.

236 U êst st^pUé. — 2^9 Un.

^ Pëfû, Ckê^ C. ChemmU, Imp. à Uh., Aux Amus du Roy, rue di la HuckeUe, Avu PrhiUge Se M,

(Biblioth. de l'Araenil, B. L. 1 1800. — Bibliotb. de M. le baron James de Rotbachild. — Ce dernier eiemplaire porte U date du 17 mars et les adreaaea suivantes : A Péris , CktrC. Ckêmmli, Imp. & LU,, Aux Armés du Roy, rué dé la Huekttfé. Avec Privilège dé Sa M. Et à ^yom, Cke^ Charles Matkévet, March. Ubraêre , rue Mereiire , à 5. Thomas d*Aquiu.)

LETTRE EN VERS A MADAME

[Par Charlis ROBINET.]

Du 14. Mars 1666.

Frère de TAstre Lunatique , A qui tout Rimeur fait la Cour, Ouvrez ma Veine Poëtique Et la faites couler comme il faut en ce Jour.

Ce « Comme il faut » veut dire , Mon Compère , m'entendez-vous ?

Que ma Veine ait un Flux fort doux Et produise le Vers à rire.

io3. — Du 14. Mars 1666 (Robinbt).

Vous conessez , luisant Phœbus , Le merveilleux Objet pour qui je vous redame , Car, en un mot , c'est pour Madame, Et l'on ne sçauroit dire plus.

Madame aujourd'hui signifie Un Recueil des plus beaux Trésors Pour faire d'une Ame & d'un Corps La Mère des Amours & l'illustre Sophie.

Carêmb-prenakt , surnommé Le Modeste & le Reformé , S'est passé de manière honête ,

20 Sans que Personne ait fait la Beste , Si ce n'est fort sècretenaent , Et le plus grand Emportement , Du moins qui soit à moy notoire Pour en parler dans mon Histoire ,

25 S'est arrêté dans les Festins , Où les plus Fols , les plus Lutins , Ont gardé la même Sagesse Que ces grands Prudes de la Grèce.

Je fus à 1 un de ces Cadeaux ,

30 Des plus galans & des plus beaux , Où mille excellentes Pfttures Et de charmantes Créatures Etoyent un excellent Ragoût Et pour la Vue & potu* le Goût ;

35 Deux de ces aimables Mignonnes , Vallans les plus belles Couronnes Et de l'Hymen & de l'Amour, Firent cfes Baignetz tour à tour.

Bien dignes que nôtre Ecritoire

40 En éternise la mémoire , Sous le nom de Brigidiens Et dessous celui d'IiuENS, Selon le nom de ces deux Belles, De ces deux aimables Pucelles ,

45 L'une & l'autre d'un rare Prix :

[Iris, m"® C'est Brigide , enfin , c'est Iris.

JoQse?]

J'ay sceu, par un nouveau Mè- De la facétieuse Histoire [moire Qui s'est passée à Montargis ,

50 Beaucoup plus que je ne vous dis En ma pénultième Lettre , Et je m en vais Ici le mettre.

La Femme , je ne sçai comment , S'appercevant finalement

33 Que les Carresses de ce Drôle , Lequel jouoit si bien son rôle ,

N'estoyent point celles du Jik Qui Tenfermoit sou» gros Vcn Change à l'instant de Boterfe

60 Et , lasse d'une Tromperie Pleine d'amour & de douceur.

Se jette sur le Ravisseur [1 De ce qu'elle aime , en Femme Plus que les deux Yeux de sa 1

65 Avec ses Ongles & ses Denis , Le mettant donc en beaux 1 Elle salarie en Ménade [bi Son Chevalier de l'Accolade, Si que , sortant de ce Conflit

70 Tout saigneux & tout déconfit Quiconque le void se figure Tout autrement son Avanture.

Le Jalons le voyant ainsi , En rit , non pas conssi , cousa

75 Et , tout joyeux , en son coeur Qu[on lui doit payer la gageor Mais, quand du sieur Avanniri Qui peut bien rire le dernier, Il apprend l'amoureuse Chana

80 Et qu'on lui met en évidance Qu'avec perte des deux Ecm Il est au nombre des Cocus , On croiroit qu'il tombe des nue Dedans ces Visions cornues,

85 Et , sur son chef portant la mai De rage il s'époufe soudain.

Cependant , 1 Epouse outrage, Et mille fois plus affligée Que la Lucrèce que Tarquin

90 Força comme un maudit Facjm Hors-mis qu'elle n'a pas envie D'attenter comm'elle à sa vie.

Se va plaindre du cas commis A la bonne Dame TÏiémis,

95 Et cette Déesse équitable Décrète contre le Coupable , Mais , n'attendant pas les Recor Il met en seureté son Corps •

io3. — Du 14. Mars 1666 (Robinbt).

ipendant nom dit l'Histoire, courir un beau Mémoire nant le joli Pari ait avec lui le Mari.

, de tout le Parantage te Courroux se partage irertit ses plus grands coups ! brutal & lâche Epous.

mande , après cette Tare , *a?ecque Lui Ton sépare sns & de Corps sa Moitié , 3ur lui n'a plus d'amitié , it le sujet de l'Instance .

\ poursuit en diligence ; I fie &ut pas oublier r Galand , bon Ouvrier, fécondé l'Hyménée , : (tofmis une année » Epoui étoyent conjoins , entiers, devant Témoins , rotesté de bonne sorte quelaue soit le Fruit qui sorte nirtit Accouplement , Tavou^ront nulement.

! MuNsréRisNNB Troupe , it avoir le vent en poupe > t nichée en un Château z bonne Assiette & fort beau , ifonsieiu' le Piukce Maurice , nnemis tres-peu propice , larcher des Résolus , ranchans là des absolus , srent cette Cohorte îr prestement la Porte , té trois cens des plus fiers îmeurérent Prisonniers, pporte aussi que n'aguéres , rmes étans journalières , unstériens , Gens fustez , ibuscade étans postez , aes Holandois y surprirent , romme plus forts, ils défirent, l'est un cas à tous bien clair sla ne va pas de pair es deux dernières Pertes [tes.

ont tous fraîchement souner-

OMiRSu , très mauvais Gars , it toujours les Ejpinars le Royaume de Pologne , eencor de la Besogne ,

Jne autre. — 125 dans.

Ou du moins en prétend tailler.

150 Sans cesse il tâche de brouiller

Dedans les petites Diètes , . Par maintes pratiques secrètes , Mais , comme il a ses Arcs-boutans, Mais , comme il a ses Partisans ,

155 II a ses averses Parties ,

Qui dressent d'autres Batteries En faveur de leur Souverain Pour faire avorter son Dessein.

On dit que la Gent Suédoise 160 Etrangement fine & matoise , Semble à présent vouloir bloquer Bremen , afin de l'ataquer, Mais je crol que cette nouvelle Est une pure bagatelle.

165 Je m'imagine que la Padl Des Espagnols A Portugais Est tout de même une Chimère ; Ils traitent , mais laissez-les faire :

L*Olive , ce Fruit amoureux •

170 N'est pas encor meure pour eux.

L'Empereur , approchant du Ter- Auquel sa Constance si ferme [me Se terminera dans les Bras D'une Infante pleine d'Appas ,

175 Se prépare avecque liesse A recevoir cette Princesse , Lasl imaginez*vous comment?

Comme un impatiant Amant , Qui depuis mainte & mainte année

180 Attend la charmante Journée , Ou plustôt la charmante Nuit , Où son Amour cueille le Fruit Plus doux que tous ceux que Pomo- Avec profusion nous donne. [ne

185 L'autre Jour, VAmbé le Tblubr , Personnage tout singulier Et sage Fils d'un sage Pare , D'EsTAT Ministre & Secrétaire , Montra derechef ses talens

190 Si merveilleux & si brillans.

Soutenant un Acte , en Sorbonne , Qui les autres Actes couronne , Et fait donner avec honneur

io3. — Du 14. Mars 1666 (Robinet).

La Rou-

Roole de

Mademoi

seJIo

Le charmant Bonnet de Docteur.

195 Grand nombre de Testes à Mytre L admirèrent à juste titre , - Et , le sixième ae ce Mois , Sçavoir pour la première fois »

Il présida dedans la Chaise

200 A la dispute d'une Thèse.

Le Duc d'ALBRET, au même Lieu, Fit des miracles , sur mon Dieu , Vendredy de l'autre Semaine , Et c'est une chose certaine

205 Que ce Prince tres-èclairè Ne put assez être admiré , Tant, sur sa TiiisE de Licence , D'Esprit il fit voir de présence Aussi-bien que de netteté ,

210 Et même de vivacité. '

Le Nonce , les Prélats , les Princes, Qui ne sont pas Personnes minces , Le grand Cardinal Ursini , Autant qu'aucun d'esprit muni ,

215 Et tous les Suppôts de la Robe , Qui sont plus doctes que Macrobe , Chacun d eux en estant ravi , Le loùàngerent à l'envi , Et bref, depuis , sa Renommée

320 En est en mille Lieux semée.

Au Palais , non plus Cardinal , Mais , sans nul doute , tout Royal , Nous veismes arriver n'aguére Une Querelle , mais légère , Entre les Roses & les Lys Par qui les Teints sont embellis.

Les Roses , trop impérieuses , Et mêmes trop injurieuses , Vouloyent ces beaux Lys supplanter

230 Et toutes seules éclater

Sur un jeune & charmant Visage Digne d'un Souverain Hommage , Mais des Lys le noble Destin Réduisit les Roses enfin

235 A souffrir toujours leur Mélange Sur le Teint de ce petit Ange.

Ainsi je nomme sans choper Et sans nulement me tromper Nôtre jeune Mademoiselle ,

240 Si belle , si spirituelle ,

23 1 Sur une.

Et, bref, si di^e de l'Ame De toute nôtre illustre Coui

Mercredy , Monsieur & & Triomphans d'aise dans leu 245 Apres ce Mal passé soudais Retournèrent à Saint Germ Où , non sans d'extrêmes L On receut leurs belles Aub

Nous avons sceu qu'en ce 250 Les Majestbz , avec leur Ce Dont l'humeur est fort Cha Signaloyent toujours leur ai A massacrer & giboyer Le plus redoutable Gibier, 255 Nôtre Reyne , féconde en C Pour sa part ayant sans alla Abatu d'un Coup bien subt Un Sanglier avec son Fusil.

Mais las I s'il faut que tout 260 O que le Sort lui fut propic De l'avoir conduit à sa Fin Par une si divine Main !

Que reste-t-il sur ma Tal Pour terminer cette Gazette

265 Ha I la triste Conclusion !

La Muse est en confusion.

Helas , ce ne sont que Servi Et que funèbres Sacrifices Pour TObjet de nôtre granc

270 Pour Anne d' Autriche au C Ces matières glacent ma Vei Et ce que j'en puis dire à pc Est que le Sieur de Montaig D'Ame sage & d'esprit aigu,

275 Et qu'à la Cour beaucoup Toi En a fait faire en son Eglise Un tres-magnifique & tres-bc Où certes un docte Cervetu, C'est-à-dire un tres-habile H<

280 Que DoM François ChappxI A fait le funèbre Discours [no D'un style tout a fait de Cook Et dont son fameux Auditoire Conserve encore la mémoire*

io3. — Du 14. Mars 1666 (Romnet).

Bel Astre , si propice au progrés de mes Vers » Qui n'ont jamais de vous été vus de travers , Ceux-ci vont à Mouchi vous rencontrer au Giste , Pour vous rendre Hommage au plus viste.

Us sont du sixième de Mars »

Où le Flambeau du Jour a de piteux regards.

P, MugMêt, rue de la Harpe /aux trois Rois. Avec Prhiiige du Roy.

(Bîblioth. nat., Lc^, 22. Rés. — Biblioth. Maurine» 396. A^. Biblioth. de l'Artenal, B. L. 1 180a.)

LETTRE EN VERS .TESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS

[Par la GRAVETTE db MAYOLAS.]

Du 21. Mars 1666.

SE • manque de Nouvelles, le des bagatelles ne sont ny bien ny mal) 1 Ouvrage historial , n veut , hebdomadaire , i dîspoze à bien faire ; les Gens les aiment mieux écits plus précieux, iizette assez grande , 3Ut dans ma Légende , iivertis le premier, à remplir le papier, granci nombre de personxrtes, sages & bonnes, [nés, litent point leur caza t de-là ny deçà , aize c^ue ma Missive ce qui nous arive , i mainte rareté le est dans nôtre Cité, eus , l'autre jour, une mentir, n'est pascommune, andis qu'il m'en souvient « en l'Article qui vient.

35 Un des jours de Tautre-semaine , Un véritable Amy m'entraîne Pour voir un Chef-d'œuvre parfait , Un Tableau si beau , si bien-fait .

Si rare , si recommandable ,

30 Qu'on n'en peut trouver de semblable Dans Paris ny dans d'autres lieux ; C'est le Trionfe glorieux De toute l'Eglize Romaine , Pièce (|[ui semble plus qu'humaine ,

35 Du Peintre , fameux plus que vint , Du grand Empereur Chàrles-Quint, Et ^ue l'on nomme Antoine- More , Qui par ce Tableau vit encore.

Les esprits les plus délicats ,

40 Qui sçavent juger des apas D'une Image , d'une Figure , Et des beautez de la Peinture , Confessent tous ingénumant Qu'il n'en est pointue plus charmant.

45 Un chacun le loue & l'admire ; Son aspect à l'instant inspire , Sans nule exagération , Une sainte admiration.

ia4« — Du 21. Mars 1666 (Matolas.)

Lecteur, si tu ne m'en veux croire , 50 Tu peux l'aller voir à la Foii^ ; Et ce Tableau si merveilleux Est fidt depuis cent ans & deux.

Moyennant un peu de finance On en découvre l'excélance :

55 Estimé quinze mille écus Et quelque choze encor de plus.

Jugez par-là si cet Ouvrage Est digne d'être dans ma page.

Pour vous divertir, nous dizons

éo Ou bien nous vous avertissons Comme la Troupe Levantine , Fameuze , galante & bien fine , A de plaizantes raretez Et d'agréables nouveautez ,

65 Et vous donne pour assurance Qu'on n'a rien vu de tel en France.

Un de ces Maîtres , fort dispos , Fait de grands sauts bien à propos ; Il danse avec tant d'industne

70 A la façon de sa Patrie , Avec beaucoup d'agilité , Promptitude &, subtilité, Portant sur son chef trois bouteilles, Non pleines du jus de nos treilles ,

75 Mais bien de pure & de claire eau , Et fait sortir comme un ruisseau , Ou plutôt comme une fontaine , .

Un )et d'eau, sans beaucoup de peine, Et d'une piaue de hauteur

80 On voit couler cette liqueur.

Outre ces chozes surprenantes Et tout-à-fait divertissantes , On montre un Taureau monstrueux, Lequel a deux testes , trois yeux ;

85 Et trois grandes & belles cornes Dudit Taureau forment les bornes , Qui , je croy , ne font aucun mal.

Harnaché comme un beau cheval , Il s'y tient ainsi qu'en son siège ;

90 On luy fait faire le manège , Courbétes , caracols & saut , A droit , à gauche , bas & haut.

Depuis que la Troupe Françoize A secouru la Holandoize , 95 Le Danemarc , le Lunebourg Et l'Electeur de Brandebourg , Ont fait un traité d'aliance ,

83 si montruéui. «. 90 Et loy.

Ou du moins prénent sa dé De sorte que les Munstriem 100 Qui ne sont pas mauvais Cl Et mesme toute l'Angieterr Cherchent à borner cette gi

Monseigneur le Duc de V Que nôtre Roy voit de boa

105 Sçachant les vertus de ce Pk Le fait Gouverneur de Proi Dans le Pays Languedodec Dont il s'aquitera fort bien Car son mérite & sa prudei

110 Joignent l'adresse à la dém

Dudit Languedoc les Éta Qui ne font rien qu'avec cf Qu'avec éclat , qu avec just Ont fait faire un pompeux

115 Au femeux Prince de Com Du beau Sang de Bourbon Tous en apareil s'y trouvé] Et beaucoup de G^ns y^ pri Dedans la ville de Béziers.

130 Monsieur l'Evesque de Vrv Dans ledit solennel Service Fit fort dévotement l'Ofice Le Prélat des Montaubanoi Y fit bien retentir sa voix

125 Par son éloquence célèbre.

Prononçant l'Oraizon Fun^ Et son Corp , après son tn Aux Cordeliers , dans Péze Mis en dépost jusques à l'h

130 Que l'on le change de deme Et que selon sa volonté .

Qui marque bien sa pié^.

On le transporte à la Charti Trés-solitaire & trés-fameoz

135 De Villeneuve portant nom Proche voizine d'Avignon.

L'illustre & grand Clergéd De qui l'exacte vigilance • Prend garde à tout incessaim 140 Et ne fait rien que justemoit Aux grands Augustins a fitit 1 Pour la défunte REiKS-Mâe Un Service rare & pompeta, Pour marquer son zélé A ses

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