Du 3. Juin 1666 (Subugny
Ses Habitans , prenant la mouche , Fondirent sur ces deux qui n'estoient pas méchans ,
Tuèrent l'un dans l'escarmoucbe ,
Et menèrent l'autre en prison.
MoDENB, pour tirer raison
De ce vilain tour qu'on luy joue , -
Prend par force ou par trainison Deux Moulins de basteaux aux Estais de Maktoub , Les conduit à Bsrsbl , massacre leurs Muniers ,
Et fait encor des Prisonniers.
Cependant les Princks s'aigrissent .
Et mille injures retentissent ;
On se bat , lé san^ se répand »
Et le carnage devient grand.
ViADBNB use de grenades
Contre les maisons de Bbrsbl ,
Qui font un desordre cruel.
Et BsBSSL , par des canonades ,
Renverse par terre à son tour Du Fort de Viadenb une importante Tour.
Depuis , le Comtb Borroméb
A Modems fat envoyé Excuser l'DcntoifFn; de l'une & l'autre Armée ; Le Marquis Lonati fut de mesme empUr^é Pour aller à MàHTOUB accommoder l'affiure ,
Et c'est ce qui se pourra £Edre.
Chacun songe pourtant à se mettre en estât , Et demande secours à quelque Potentat.
Madame de Mamtoob a mis d^ns Viadbnb
Sa MlUCE du MONTFBRSAT,
Parce que le Duc de Modenb ,
Nonot^tant les projets d'accort , A sur les bords du Pô fait élever un Fort. Mais , pour n'en pas mentir, le feu de ces Provinces Pourra bien , grand DAUPmN • attendre à s'assoupir Que le RoY vostre Pkas ait un jour de loisir
Pour £tre Arintre de leurs PknicBS.
Pour parler des autres Climats • L'Archipelagub est au pillage :
On y voit enlever des enfans de tout âge.
Par l'ordre du Grand Turc , tyran de ces Estats , Cette horrible dixme , abolie , Est depuis un temps rétablie.
Les Grecs , sans en excepter un , Doivent tous ce tribut commun ,
Et trop souvent les fils de ces mal-heureux Pères
e bal fort et ferme , on répand bien du
[aang.
Tout pleure dans l'ARCNinLAOB
D'j voir les enfant au piUage.
ao6-a 1 1 A Cette horrible dixme , abolie Depuis un temps , est rétablie.
Lm Gmcs , sans en excepter un , Doivent tout des enfant à ce tribut commun ,
935 127' ~ ^^ 3. Juin i666 (Subugmt).
Sont dès lors destinés pour être Jannissairbs. Ah ! PuNCB , s'u me siéoit bien De parler du secret Mystère , Je dirois de bon coeur qu'en ce pays Cbrestien ^ 3i> Le sort est doux à ceux qui ne peuvent rien fiaire.
Ailleurs , ce Grand Sbioneur, tout çrand Seigneur qu'il est, Ne âdt pas tout ce qui luy plaist.
Peut-estre qu'au fond de son ame Il voudroit étrangler le Bassa db Balsamb , 320 Et cependant il est contraint
De le récompenser à cause qu'U le craint. Pour luy faire poser les armes Et s'épargner beaucoup d'allarmes , Il l'a Eut Bassâ de Damas 335 Et le Chef de tous les Babsas.
Celuy-cy, connoissant sa faveur establie , Tftche a en Sûre essay contre le Grand Visir ,
Et conseille de le choisir Pour aller commander une armée en Candk , 330 Croyant le ruiner avec plus de bon-heur ^
En l'éloignant du Grand Sbionbur.
Mais cet autre , doué d*une prudence rare , Pour éviter ce choix fatal à son repos , Prend le prétexte du Tartarb , 335 Dont la rébellion luy vient tout à propos ,
Propose la Paix de Venise ; Par ce moyen rompt l'entreprise , Ou la diffère , à son désir, Afin de s'en parer du moins plus à loisir.
3^0 Au reste , par un coup d'adresse sans égale
Et digne d'un Prince amoureux , Le RoY DE Portugal enleva de ces Lieux , [àifitùBmVm
Samedi , sur le Soir, la Princesse Daumalb , piM^f'^
Il fit si galamment ses petits attentas Fwnçob» de
Que tout Paris le laissa faire ; Dites le , Monseigneur , à vostre Auguste Pbrb ,
Je pense qu'il ne le sçait pas.
 Paris t Cke^ Àlexamlre Lesselm , ëu cokt de le rue Dwpkine , éewnU U Pûmi-Nei^. Ane M* du Roy.
343 A De Stmedj dernier. \i^