‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689Chapitre 298 sur 317 · A Ce Pkinci, derobuit cet Otjir pk · texte numérisé non relu

A Ce Pkinci, derobuit cet Otjir pk

En dépit de noua mdt wam fbm

Lu siguûiure de tauteur ei tmàroÊeée lîrét

se trouveui que dtms A. — BCptmmtktkà

[A La Muse de Cour 1666 (voj. le n^ 124, col. 909) pp. 9-16. B La Mute Dauphine 1667 — PP* Sh'?*

C LaMii8eDauphtnei66S -^ PP* 9-I7-)

Et trop soorent il faut que ces mal-hearem Perea Les voyent devenir graine de jANNissAntas.

%\y A Q)i*en ce reate Chrestien

338 A Pour GenenI de la Candii.

240 A Et de Heroa fort amoureux.

LETTRE EN VERS V SON ALTESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS

[ Par LA GRAVETTE di MAYOLAS. ]

Du 6. Juin i666.

Ma Muze seroit criminelle En une ocazion si belle , Princesse , si )e me taizois Et sincèrement ne dizois

5 Les beaux éfets de Talégresse Que fit jparoître vôtre Altesse , Le Jeudy devant le dernier, En vôtre Hôtel , Et l'oublier Seroit lourde faute commettre.

o Que si dans ma dernière Lettre Je ne touchay rien sur ce ppint , Sans mentir, je ne le sceus point , Etant dedans mon lit malade Et point du tout en promenade.

5 Pour déclarer le vray, sans fard , Je veux en foire un plat à part , Séparant les articles vôtres Du nombre général des autres.

Tout le monde qui le verra

o De ce sentiment-là sera ;

Mais , tôt ou tard , je vay le dire Et naïvement le décrire.

Quand la Princesse de Nemours , Pour qui mes Lettres ont grand

15 Eût apris avec grande joye [cours , Que la Duchesse de Savoye Avoit fait un Prince fort beau , Brillant déjà dans le berceau , Cette Auguste & parfoite Dame ,

io En étant ravie en son Ame , Voulut encor publiquement Témoigner son contentement.

Elle invita pluzieurs personnes , Illustres , sages , belles , bonnes ,

^5 Et de tr^haute qualité .

Qu'on révère en cette Cité , A venir souper avec elle ,

Et cette Régale fut telle Qu'aux Festins les plus précieux

40 On ne pût jamais souper mieux.

Les viandes êtoient exquizes , Et toutes fort proprement mizes , Les firuits êtoient si bien dressez Qu'ils sembloient être compassez ,

45 Et le nombre & leur excélance Formoit un banquet d'importance.

Le Maître d'Hôtel constament S'en aquita fort dignement , Avec ordre , grâce & justesse •

50 Suivant les Loix de Son Altesse.

J'oze jurer en vérité Qu'on bût pluzieurs fois la santé Du Duc , comme de la Duchesse , Et du cher Fruit de sa grossesse.

55 Après ce Régale charmant , Qui plût à tous infiniment , On alume un Feu d'artifice Qui fit fort bien son exercice Dans le beau milieu de la cour,

60 Qui sembloit ramener le jour.

Boëtes , petars , roues & lances , Par leurs aimables violances , S'élevant sur un êchafaut De plus de douze pies de haut ,

65 Parmy des fiizées volantes , Brillantes , roulantes , galantes • Tonnans dans la pleine des airs , Formoient d'agréables éclairs , Et , Pendant une demy-heure ,

70 En son Hôtel , en sa demeure , Grand-monde vit jouer beau jeu A l'invention de ce Feu , De oui la prompte & longue trame En des caraaéres de flâme

75 Marquoit & publioit toujours De la Ddchissb de Nemours

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