Du 6. Juin 1666 (RoBiNBTj
Trois Bassas . robustes & gros .
pDe maintes Troupes font un gros Dans la Ville de Bellegrade .
Où le Croissant la Foy dégrade, Pour les faire en suite marcher Droit ;s'il n'arrive de broncher) bkVers Neuhadsel . une autre Ville KQue rOroMAN , Race incivile , F-A dessein de continuer ' De faire encor fonifier.
Quoi qu'à cet effet il en coûte.
50 1! me semble que l'on ajoute Qu'il en veut pour mainte raison Aussi grossir la Garnison , Sur tout pour tirer des Villages Plus aisément par des outrages ^Les Tributs que les Habitans K DoiventauxfauxMahométans, [ncs.
I^Quî. pour rendre leur mal sans bor- P Vont chez eux leur montrer les Cor- ■ [nés.
'^. Le Nouveau-ViCE-SoovERAiN 60 Du bel Estât Napoutain.
Sans à pas un seul faire grâce , A vraiment donné de la Casse A tous & chacuns les Soldats Qui Napolitains n'étoyent pas , Et . suivant l'ordinaire usage De jouer à remu-ménage Lors au'on entre en pareil Employ Pour faire un peu parler de soy .
Il a , pour ces raisons & causes , 70 Innové quelques autres choses.
Ainsi feront ses Successeurs.
Imitans leurs Prédécesseurs.
Illec , le Comte de Gonzales , Orn<; de vertus martiales .
tn Et Mesthe de Camp Générai,, gg A ressenti le coup fatal » De la Parque, nôtre Ennemie, Su En un temps qu'il n'y pensoit mie. ^» Ce Brave, faisant son Employ, goAlloit gayment au Vice-Rov , Selon que l'on va d'ordinaire , Demander le Mot militaire , Mais Ct^OTON. ce Monstre inhumain iQui l'attendoit sur le chemin , Soudain lui rompant en viziére .
Le lui demanda la première, El, comme il ignoroit son Mot.
EUe le fit Pic & Capot.
Je ne sçai quelles Médecines ,
90 Quelles Pillules ni Racines .
Ou quels autres Ingrédiens On a fait prendre aux Monstéubns, Mais, fût-ce mesme l'Emétique.
Drogue aujourd'hui tres-authenti-
95 Ils ne pourroyent certainement [que.
Evacuer plus amplement Et d'une plus Étrange sorte .
Car à ma Muse l'on rappone Qu'ils évacuent des Rempars ,
100 Des Bastions, des Boulevars , Des Ravelins, des C ontr' escarpes , Des Fossez , fourmillans de Carpes, Des Redoutes, des Tours, des Forts.
Et (non pas sans de grands efforts}
105 Des Prez, des Campagnes, des Villes. Avecque dix mille ustensiles .
Comme Canons. Poudres, Boulets, Mèches , Balles & Pistolets , Et quantité de Peuples même.
1 10 Hé bien, peut-on voir rien de même? Mais par la suite du rapport , J'apprens , & certes j'aurois tort De ne pas aussi vous le dire Pour de tous les cas vous instruire ,
I rs Que c'est l'effet grand St soudain , Non pas d'ua Remède anodin , Mais dune Drogue véhémente Que l'on nomme , sans que je men- Accokmodekent ou TRArré , [te .
1 30 Drogue , à dire la vérité .
Qui pour l'ordinaire fait rendre Par Dépit ce qu'on a pu prendre.
La jeune & belle de Nemours , Qui s'en va voir filer ses Jours
35 Dessous la brillante Couronne Qu'à son mérite le Ciel donne.
Partit, le dernier Samedy, Le matin ou l'aprés-midy .
Ayant mille Amours ft sa suite ,
joQui l'ont prise sous leur conduite Pour empêcher que ses Appas Ne fassent le moindre faux pas , Et la rendre enfin saine & sauve A son Epous . dans son Alcovc.
IJ5 Mais à lors nous en parlerons Aussi-tôt que nous le sçaurons.
Quatre Vestales Capccinrs , Aimans Jùnes &. Disciplines Comme les plus exquis plaisirs ,
I40 Suivant les Voeux & les Désirs De^cette charmante Prdicbssk, Qui pour leur Ordrb a grand' ten- VoQt s'établir en Portugal ; [dresse, DiBU les 7 garde de tout mail
145 L'illustre Vbuyb de Vandômb , Chez qui Ton void un large Dôme , Est allée avec ce Troupeau Si saint , si précieux » si beau , Ce dit-on , jusqu'à la Rochelle;
150 Et , comme Historien fidelle , Je vous rendray compte de tout , Au premier jour, de oout en bout.
CARROcao , trefr-digile Coittb , Et dont mille biens on raconte ,
155 Comme Ambassadeur Savoyard, N'a pas manqué de prendre part A la juste & cnarmante joye Où nage la Cour de Savoye.
Non vraiment ; ce brave Mortel
160 Fit, Jeudy, dedans son Hôtel, Eclater la sienne à merveille Par une Chère non-pareille , Où tout Allant & tout Venant Put fiedre Carême-prenant ,
165 Et par divers beatu^ Artifices , Lesquels, pour plus grandes Délices, Furent tirez dans son Jardin.
Mais sur tout , m'a dit un Blondin , Parut un Feu dont la structure
170 Etoit de rare Architecture Et de qui le riche Appareil Etoit surmonté d'un Soleil De qui la naissante influance Piémont Marquoit du Prince la Naissance.
175 N'aguére cet Ambassadeur , De Louis , couvert de splendeur, Receut un Présent tres-insigne , Ce ^ui, sans nul doute, est un signe Qu'il l'estime & qu'il le chérit
180 Pour la sagesse & pour l'esprit Qu'il a fait voir en sa Conduite Et qui découvrent son mérite.
Ce Présent étoit un Buffet , De Vaisselle d'argent complet ,
185 Dont la brillante politesse Inspiroit au cœur l'alaigresse.
Nôtre Cour ayant des Maisons , Ainsi que le Dieu des Saisons ,