Du 6. Juin 1666 (RoBniET
Pour les douze Mois de l'Année , 190 Mbrcredt, sur l'apres-dtnée , Prit , par un temps plus laid que La route de Fontainebleau , [bei Laissant-là sans regret Vbrsaillb Où (je le dis sans que je raille^ 195 Avec bonne Viande & bon Pun , Sans obmettre aussi le bon Vin , Je passerois toute ma Vie Sans d'autres Lieux avoir envie.
A propos , DiiuNCHE , j V fus
300 Dans le Carrosse à deux Écus , Que chacun (la chose est tres-vra Pour l'aller & le retour paye , Mais ce Carrosse est mal nommé Et, sans du nom être charmé,
305 Je dis que le Pain de Gonnesse, Qui cause Ici tant de Liesse »
Vient avec le même appareil Dans un Carrosse tout pareil.
N'importe , je fus à Versaille ,
310 Où mes deux Yeux firent go^ûlk A voir les dignes Majestés Dont naissent nos Félicitez , Et je ne sçai combien de Belles Qui disnoyent des mieux avec Elli
315 Item , la sage Montausier , Que je n'ay garde d'oublier, Ou qu'on m'assomme à coups de Ni la Maréchale la Mothb, [mot Qui , me regardans d'un bon oeil.
330 Me firent obligeant accueil.
A toute cette auguste Troupe , Qui semble avoir le vent en poup< Je délivray ma Lettre en Vers, Qu'aucun ne lorgna de travers,
235 Et j'eus même une bonne marque Que nôtre merveilleux Monarque Qui régit si bien son Estât, En faisoit quelque peu d*estat.
Les AuGUSTiNS , Porte-Sandales,
3}o Qu'on ne void point chez les Van
[dale
Et qui sont vestus tout de deuil, N'aguére, au Convent D'ARGBWTEt; Ayans assamblé leur Chapitre .
En éleurent à juste Titre 235 Pour Provincial le Prieur , [o«i Digne encor d'un plus grand bot