d., in-folio de a fif
(Biblioth. luit., Recueil Thoisy , Matières hittoriques , Tome VIU.^
t Ce n'est rien pour vous que cela , Et je vous diray , si je l'ose , Que pour Boubsaui.t c'est quelque
[chose.
195 Fait le premier jour du mois
[d'Aoust.
Si Louis me trouve à son goust , Par quels vers le ramerciray-je?
J'en feray de si déhcats Que, s'il m'accorde un Privilège , Il ne s'en repentira pas.
Lettres de respect , d'obligation & d'amour de Monsieur Boursault. A Paris» Cbe^ Theodon Gtrtrd, dam la grande salle du Palais du costé la amr des Aydes , à VEmAe. M. DC. LXIX. Avec Privilège du Roy. In-i3 de la ff. et 479 pp. — pp. 21-55.
Le priTÏIége , daté du jo octobre 1667, est accordé à Boursault pour sept ans.
(Biblioth. de M. le baron Jame3 de Rothschild).
LETTRE EN VERS A SON ALTESSE MADAME LA DUCHESSE DE NEMOU
[Par la GRAVETTE db MAYOLAS. ]
Du 25. Juillet i665.
Il ne faut pas que je recule Pour voir venir la Canicule ; Elle a beau croître son ardeur , Je la reçois avec froideur ;
5 Le feu dont Apollon m'enflâme Est bien au dessus de sa flâme , Et son plus grand embrazement Ne peut retarder d'un moment Le cours de ma fertile Veine
lo Ny tarir les çaux d'Hypocreine , Où )e Duize tous les huit jours Pour vous , OucHBssB DB Nbmours , Princesse éclairée & charmante , Des Vers plus de deux cens cin-
13 Que de nouveau je mets icy, [quante. Et , sans mécompte , les voicy :
La Reyne-Mére Britanique , Digne d'un beau Panégiriquc , Au débarquement à Calais
ao Receut, outre pluzieurs Relais, Des Complimens , plus longs d'une
[aune , De l'admirable Duc de Chaunb , Qui s'en aquita dignement , La complimenta galamment ,
25 Et dit tout ce qu'il faloit dire De la part de nôtre Grand Sire.
Les Bourgeois & les Grands Sei-
[gneurs Luy rendirent tous les honneurs , Avec une alégresse extresme ,
30 Qu'on auroit pu rendre au Roy D'un vizage riant & frais , [mesme.
Monsieur la fut prendre à Beauvais, Pour luy témoigner sur sa voye L'excez de sa parfaite joye.
35 Avec ses Gens & les Daufins
2). Impr, Q)ii 'en a quita
Qui l'escortoient sur les chemins Cette auguste Angloize & Franco Poursuivant celuv de Pontoise, L'illustre Mylord Moktaigu ,
40 De très bon sens, d'esprit aigu.
Personnage vrayment d'élite.
Estimé pour son grand mérite , La régala splendidement j
Dans un superbe Apartemeat.
45 Continuant l'heureux voyage, Nôtre Monarque erand & sage.
Prés de Pontoize la fut voir , Ou, pour mieux dire, reCevmr, D'une façon trés-obligeante
50 Et d'une manière galante ; La Reynb, par un beau soucy. Fut au devant d'Elle à Poissy Luy marquer la réjouissance Qu'inspire sa douce prézance;
55 La REYNE-Mére , à Saint-GeriDi Luy fit un acueil trés-humain , Et chaque aimable Souveraine La receut ainsi qu'une Reine, Avec la démonstration
60 D'une sincère afection.
De-là, son Ame impatiante De voir sa Fille trés-charmantt, A Versailles la fut trouver , Bien-tôt preste à se Relever,
65 Où cette Princesse acouchée.
De cette vizite touchée , De faire voir ne manaua pas Autant d'amitié que d'apas , Telle qu'en un grand cœur 8Ug(
70 Le cher Nom de Reyne & de M
Le courageux Comte de Siirr De Paris a fait un grand saut ^Jusqu'à la Ville de Grenoble,