‹ Lettres éorites à un provincialChapitre 45 sur 98 · DE L'ABSOLUTION · texte numérisé non relu

DE L'ABSOLUTION

« mes sou» la foule de nos pénitents, peenitentiutn numéro « obruimur, » comme il est dît en l'Image de notre premier siècle, 1. 3, c. 8. Je sais, lui dis-je, un moyen facile de vous décharger de cette presse. Ce serait seulement, mon père, d'obliger les pécheurs à quitter les occasions prochaines : vous vous soulageriez assez par cette seule invention. Nous ne cherchons pas ce soulagement, dit-il ; au contraire : car, comme il est dit dans le même livre, I. 3, c. 7, p. 374, « notre Société a pour but de travailler à établir les vertus, « de faire la guerre aux vices, et de servir un grand nom-

* bre d'âmes. » Et comme il y a peu d'âmes qui veuillent quitter les occasions prochaines, on a été obligé de définir ce que c'est qu'occasion prochaine ; comme on voit dans Ëscobar, en la Pratique de notre Société, tr. 7, ex. 4 , n. 226 : « On n'appelle pas occasion prochaine celle où l'on « ne pèche que rarement, comme de pécher par un trans-

* port soudain avec celle avec qui on demeure , trois ou

* quatre fois par an ; » ou , selon le père Bauny , dans son livre français, une ou deux fois par mois, p. 1082; et encore p. 1089, où fil demande « ce qu'on doit faire entre les « maîtres et servantes , cousins et cousines qui demeurent « ensemble, et qui se portent mutuellement à pécher par « cette occasion. » Il les faut séparer, lui dis-je. (Test ce qu'il dit aussi , « si les rechutes sont fréquentes, et près- « que journalières ; mais s'ils n'offensent que rarement par « .ensemble, comme serait une ou deux fois le mois, et qu'ils « ne puissent se séparer sans grande incommodité et dom « mage , on pourra les absoudre , selon ces auteurs , et en- « tre autres Suarez, pourvu qu'ils promettent bien de ne « plus péeher, et qu'ils aient un vrai regret du passé. » Je l'entendis bien ; car il m'avait déjà appris de quoi le confesseur se doit contenter pour jugter de ce -regret. Et le

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