Horace, Eptlres, I
Croyez que je suis aussi très sensible à certaines beautés naturelles et fortes de Shakespeare l. Si ses tragédies ne sont pas de notre goût, il y a des détails qui me charment. Il en est ainsi de Lope de Vega en Espagne. S'il y avait plus de chaleur et d'intérêt dans le Caton d'Addison, cette pièce serait, à mon gré, la première de l'Europe2.
Adieu, mon très cher confrère; recevez avec bonté les tendres embrassemens d'un vieux solitaire malade.
XXY^
A Ferney, 5 juin 1771.
Il y a bien longtemps, Monsieur, que je ne vous ai écrit. Mes maladies continuelles
très
1 . Keate avait introduit dans son poème sur Ferney un » bel éloge de Shakespeare (voyez The poetical Works of
George Keate, t. II, p. 1 3 6- 1 3 7).