Que vous y reconnaîtrez » (texte imprimé
3 . « Vous direz : Voilà le père de la patrie ! Voici César et voilà Caton ! Voilà des hommes et voici des Romains » (texte imprimé).
très *. On me fait, je crois, des tracasseries avec ses protecteurs, tandis que je ne suis occupé que des intrigues de Céthégus et de Lentulus. Voyez les méchantes gens ! et ceux qui ont fait imprimer les lettres de Rousseau2 n'ont-ils pas encore fait là une belle action ! On m'impute aussi je ne sais quel livre dont le titre est si long que je ne m'en souviens pas 3. Mais qu'importe, pourvu que
i. Jean Le Blanc, né à Dijon en 1707, mort en 1781, était le fils d'un geôlier. Aussi Voltaire écrit-il plaisamment à d'Alembert, le 2 7 février 1761 : « J'apprends qu'il y a vingt-cinq candidats pour l'Académie; je conseille qu'on fasse l'abbé Le Blanc portier ; je vous réponds qu'alors personne ne voudra plus entrer. » L'abbé Le Blanc, auteur d'un Aben-Saïd, joué en 1735, espérait, en 1749, pouvoir entrer à l'Académie française, grâce au crédit de Mme de Pompadour et de la duchesse du Maine (voyez les Nouvelles littéraires de l'abbé Raynal, dans le tome Ier de la Correspondance de Grimm, éd. Tourneux, t. I, p. 3 5o- 35 1, et la lettre de Voltaire à la duchesse du Maine, du 14 août 1749); mais il ne devait jamais être des Quarante.
2. Lettres de M. Rousseau sur différents sujets de littérature. Genève [Paris), 1 749-1 750, 2 vol. in-i 2. Voyez ce que dit Voltaire de ces Lettres, dans sa lettre à l'abbé Raynal du 3o juillet 1749.
3 . Connaissance des beautés et des défauts de la poésie et de l'éloquence, etc. Nous avons essayé de prouver ailleurs
vous aimiez une tragédie où le génie de Rome s'explique sans déclamation, où la terreur n'est pas fondée sur des aventures romanesques, où l'insipide galanterie ne déshonore point l'art des Sophocle1. En voilà trop pour Rome.
Je reviens à la France, à votre livre que vous avez la bonté de nous donner ; Mme du Châtelet vous en fait les plus tendres remercîmens ; vous pouvez l'envoyer à mon adresse, à Lunéville, chez M. de La Reynière 2, qui est le grand maître de mes postes et le grand contre-signeur de tous mes paquets, si mieux n'aimez vous servir du nom de M. d'Argenson 3. Tout comme il vous plaira; mais envoyez-moi 4 nos amours5.
(Bibliographie des Œuvres de Voltaire, t. II, p. 46-52) que cet ouvrage n'est point de Voltaire.