‹ Lettres et documents, 1767-1815Chapitre 26 sur 94 · JH MIRAT A L'ADJUDA\'T-COMM.A\DA\T MILLET · texte numérisé non relu

JH MIRAT A L'ADJUDA\'T-COMM.A\DA\T MILLET

9 novembre 1803.

A monsieur h chef de l Elat-major (jénéraJ. Monsieur le chef de l'état-major général, donnez l'ordre au

colonel du 101™° de se rendre à Tarente avec les deux bataillons de son régiment, où il sera aux ordres du général Ottavi, Vous ferez remplacer ces deux bataillons par deux autres bataillons du 10""^ Le bataillon qui est à Castro Villari ne devra quitter ses positions que lorsqu'il aura été relevé par un du 10^""'. Celui de Potenza devra partir de suite pour se rendre à sa destination. Vous préviendrez le général Ottavi qu'il doit tenir ses deux bataillons le plus réunis possible et à portée de secou'ir le plus promptement possible Gallipoli, Barletta et Brindisi. Le général Destrés devra être prêt à se porter sur les points qui lui seraient indiqués par le général Ottavi ou par les intendants de Lecce ou de Hari. Prévenez de ces différents mouvements le ministre de la Guerre, etc. Vous me ferez connaître l'itinéraire de ces troupes.

rticliiies du prince Murât. R. XIV, p. 426.

V642. — MLRAT AU GEVERAL DLRRE

9 novembre 1809.

A monsieur le général Durrc ' .

Monsieur le général, j'ai reçu la lettre par laquelle vous me faites connaître que la mort do votre mère vous a exposé à des réclamations injustes, et me priez d'améliorer votre sort. Je saisis avec plaisir cette occasion de rendre service à un militaire dont j'ai été à même d'apprécier la conduite distinguée. J'ai donné des ordres pour qu'il vous soit payé sur ma cassette une pension annuelle de six mille francs. Je désire que vous trouviez dans ce don une nouvelle preuve de mon intérêt, de mon estime et de mon amitié.

Archives du priuce Murât. R. XIV, p. 426.

'Murât servait en 1791 au 12" régiment de chasseurs à cheval dont le colonel était à cette époque Joseph d'Urre de Molans. Celui-ci le fit nommer lieutenant, puis capitaine, il le choisit pour aide de camp quand il fut nommé lui-même général et Murât n'oublia jamais les services qu'il lui avait rendus. (Voir tome I, p. 4-11, et tome III, p. 180 de notre publication.)

4643. — MLRAT A NAPOLEOX

Rome', le 11 novembre 1809, à miouit.

SiRB,

Je suis arrivé liier au soir ici vers sept heures, .aujourd'hui, j'ai reçu les différentes autorités, j'ai passé les troupes en revue et j'ai visité le fort S'-Ange. Je sors maintenant du spectacle. J'ai été fort content de la physionomie du pays, je vais bien m'attacher à connaître le véritable état des choses et j'espère pouvoir faire connaître à Votre Majesté la véritable situation de ses nouveaux départements.

Cependant, je puis assurer à Votre Majesté qu'elle peut faire ici tout ce qu'elle voudra, les scrupules disparaîtront quand elle commandera et aujourd'hui tout le monde acceptera les emplois qui lui seront offerts.

Il paraît que mon arrivée a produit une véritable secousse, j'espère que la Consulte en profitera. J'ai été ce soir bien heureux. Les cris de " Vive l'Empereur » ont été souvent répétés avec enthousiasme, je n'entendais dans les rues que les cris de ■<■ Vive l'Empereur » . Sire, c'est la vérité; je suis incapable de mentir à Votre Majesté. Sire, on attend avec impatience l'organisation définitive, dix milles de circuit autour de Rome sont trop peu pour cette capitale, qui mérite véritablement votre intérêt; je ne dois pas dissimuler qu'elle souffre, l'absence de gouvernement a fait bien des malheureux, on m'assure que sa population a perdu 40 000 àmes; il faut bien qu'elle ait des besoins pour avoir fait paraître tant de joie à mon arrivée; les habitants de Rome ont espéré que je porterais le tableau de leur situation auprès du trône, et qu'elle serait améliorée. J'aime à me flatter que leurs vœux ne seront pas trompés.

Les membres de la Consulta sont des hommes de mérite et de probité, mais froids, et un peu divisés entre eux; l'opinion n'est pas dirigée; c'est un malheur qu'il n'y ait pas eu quelqu'un habitué à ce travail. Je suis sur que Saliceti y aurait fait beaucoup de bien, et je désire bien qu'il puisse entrer dans vos projets de l'y

' iMurat était parti seulement le 9 novembre, a. cinq heures du soir, accompagné du secrétaire d'Etat Pignatelli. Salicetti était parti la veille pour Rome. Nicola, dans son Diario, a enregistré fidèlement les bruits ridicules qui coururent à \aples pendant le déplacement du Roi,

ROYAUME DE X'APLES. — 1809 101

laisser. Je n'en ai pas besoin à Naples. J'irai après-demain à Civita- Vecchia'. Conservez-moi, Sire, votre amitié et vos bontés.

Archives nationales, AF'v 1715 (103).

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