‹ Lettres et documents, 1767-1815Chapitre 25 sur 94 · TOME VIII · texte numérisé non relu

TOME VIII

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dupe des Anglais, car sous le prétexte d'expédition sur Corfou, le général Stuart prépare l'évacuation de la Sicile et eu enlève toute l'artillerie. Peut-on ignorer que pour tenter quelque chose contre Corfou, qui est défendue dans ce moment par si\ mille Français, il lui faudrait au moins douze mille hommes? Je crains plus pour mes huiles de Fouille que pour cette île; aussi, bien rassuré sur les Calabres, viens-jc de diriger quelques troupes sur la Fouille. Foussez vigoureusement la conscription; éclairez l'opinion publique, en détruisant les bruits ridicules que font répandre les Anglais; c'est, en vérité, à faire pitié! Que je plains ceux qui peuvent être dupes de semblables absurdités !

Je désire que vous fassiez surveiller Mazziotelli, qui m'est désigné comme faisant la contrebande; surveillez également Minazi, qui la fait aussi; l'inspecteur \ezzi, qui est à Catanzaro, est également un mauvais sujet et un intrigant sur lequel il faut que vous ayez les yeux.

Je suis informé que le sous-intendant de Catanzaro, malgré les ordres qu'il reçut de respecter le secret des lettres, continue à faire apporter chez lui les valises de la poste pour en vériûer la corresdance; faites-lui signifier que s'il osait méconnaître plus longtemps les ordres du Gouvernement à cet égard, il serait destitué sur-lechamp. Personne n'a le droit de violer le secret de la correspondance. Répandez le plus possible cette maxime du Gouvernement. Si, comme il le paraît, les frères I.opresti ne vous rendent aucun service et font au contraire la contrebande, je vous autorise à leur ôter les scoridors, et à les faire monter par des personnes de votre confiance. Ils avaient promis d'enlever d'autres valises et n'ont point tenu parole.

En général, ne souffrez qu'une seule correspondance qui soit la vôtre; tous ceux qui en sont chargés ne la font que pour faire impunément la contrebande. Donnez en conséquence vos ordres à tous les officiers qui commandent le long des côtes.

Archives du prince Murât. l\. XIV, p. 424.

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