MURAT AU MARECHAL PERIG^ON
15 novembre 1809.
A monsieur le maréchal Pérignon.
Mon Cousin, vous mettrez à la disposition du ministre de la Guerre trois cents voltigeurs de ma garde et cent vélites choisis.
J'irai coucher vendredi à Gaeta et vraisemblablement samedi à Naples. Je suis fort content de la physionomie du pays ; les Romains paraissent s'être réveillés.
Archives du prince Murât. R. XIU, p. 4'J7.
■ Le 13 novembre, Murât visita l'Exposition des Beaiix-Aits et reçut les artistes ; le soir, il y eut une grande Tête et un bal au théâtre dei Aliberti, 4 000 personnes y assistèrent Le Roi y arriva à 10 heures du soir et en partit à 4 heures du matin pour Civita-Vecchia, d'où il revint le 14 au soir.
102 JOACHIM MUHAT
'f646. — -MURAT A DAURE
Rome, 15 novembre 1809.
Au minis/re de la Guerre.
Monsieur le ministre, j'ai reçu vos différents rapports, celui de la reconnaissance de Ponza a principalement Gxé mon attention et j'ai résolu de tenter d'arracher cette île à l'ennemi. En conséquence, au reçu de cette lettre, vous ferez embarquer pour Gaëta trois cents Suisses, trois cents hommes des voltigeurs de ma garde, je ferai embarquer aussi trois cents hommes à Gaëta. Vous leur enverrez les moyens de transport; vous ferez escorter ces troupes à Gaëta par la frégate, la corvette, V Achille, toutes les canonnières que vous avez réunies et par tous les corsaires qui se trouvent dans le golfe de Naples, de Baja, et dans les eaux d'Ischia et de Procida. I Vous ferez embarquer deux ou quatre obusiers avec approvisionnement de deux cents coups chacun, deux mortiers, et deux pièces de vingt-quatre avec les munitions nécessaires. Vous appellerez à cet effet le colonel Dedon que vous chargerez de l'organisation de cet équipage; il devra faire embarquer les canonniers nécessaires pour le service de ces pièces, ainsi que les officiers pour les commander. Le général Campredon désignera aussi un officier du génie qui s'embarquera sur la corvette. Je donnerai à Gaëta les autres officiers du génie, s'il en manque. Je désignerai aussi l'officier que je chargerai du commandement de cette expédition. Adressez-moi à Gaëta, les plans, cartes et mémoires que vous pourriez vous procurer sur ces îles. Faites embarquer à bord de tous les bâtiments le plus de vivres que vous pourrez, afin de les laisser dans l'île si je parviens à m'en emparer. Donnez l'ordre au général Campredon et au colonel de l'artillerie d'être rendus vendredi soir à Gaëta où je coucherai et d'où je dirigerai moi-même l'expédition. Cependant tandis que la flotillese dirigera sur Gaëta, /'JcÂ/Z/e, avec quelques scoridors ou corsaires, reconnaîtront les îles et viendront m'en faire un rapport à Gaëta le plus promptement possible. Le général Campredon organisera de son cùté tout ce qui est nécessaire à cette expédition, tels qu'outils, sapeurs, sacs à terre, etc. et vous les ferez embarquer à bord de la flotille. Je donnerai mes dernières instructions à Gaëta où je trouverai tout ce que vous n'auriez pas pu embarquer à Naples. Mettez assez de célérité pour que cette expédition puisse partir de Gaëta samedi matin.
Arcliitcs du prince Murât. R. XVI, p. 188.
4G'fT. — MURAT A NAPOLÉOM
Rome, le IG iiovenibre 1809, à minuit.
Sire,
J'ai annoncé à Votre Majesté mon arrivée à Home, je m'empresse de faire connaître aujourd'hui à Votre Majesté ce que je crois le plus di<jne et le plus urjjent d'être porté à sa connaissance'.
Sire, la Consulta veut le bien; tous ses membres sont probes, ils jouissent tous de la considération publique, et je suis persuadé que si aliène fait pas tout le bien désirable, c'est qu'elle manque de moyens de le faire. La Consulte a pour principale tâche de préparer vos Ktats romains à recevoir au 1" janvier la constitution de votre Empire, de préparer des matériaux, d'indiquer ce qu'il y a de bien à faire et de mal à réparer et de conthiire le mieux possible les affaires jusqu'à cette époque; mais. Sire, elle a remplacé aux yeux des Romains le gouvernement papal, on la croit investie de tout votre pouvoir, on lui suppose la faculté de détruire tous les abus, de tout améliorer, et quand cependant on ne voit aucun résultat, elle perd sa considération aux yeux de ses administrés. Cet état provisoire si décourarageant se reproduit et de nouveau on implore cette main toute puissante de V. M. qui peut seule sauver cette ancienne capitale du monde de l'abime dans lequel elle est prête de s'engloutir ". Le génie de V.M. a décidé depuis longtemps de son sort, il ne m'appartient pas de pénétrer ce que la politi(jue commande d'elle, je ne parlerai donc à V. M. que des remèdes t|u'il est urgent d'apporter au mal. Votre Majesté doit compter sur la vérité de ce que je vais lui dire, mon rapport n'est que le résultat vrai de l'opinion publique.
Sire, j'ai dit plus haut que les membres de la Consulte étaient bons, pris séparément, et cependant on ne peut pas dire que la Consulte soit bonne, en voici la raison : ses membres chargés de fonctions particulières sont trop isolés entr'eux, ils ont laissé entrevoir qu'ils n'étaient pas d'accord, ils ont improuvé réciproquement leurs opérations; la Consulta n'a peut-être mis ni assez de mesure, ni assez de suite dans sa marche, elle n'a pas assez soutenu les partisans de V. M. et a parfois laissé trop entrevoir qu'elle avait besoin du secours des autres. Ces derniers s'en sont prévalus, le découragement s'est emparé des autres et l'esprit public était devenu
'-- Sur la visite de Aliirat à Rome, voir Louis Madelin, la Rome de Xapoléon, p. 278-274.
pitoyable. Sire, il est bien facile à Votre Majesté de remédier au mal, un seul mot de V. M. sauvera Rome. Donnez-lui un gouverneur, comme vous en donnâtes un au Piémont et à la Toscane, et je garantis à Votre Majesté que le Pape est oublié sans retour. Sire, les motifs qui vous déterminèrent à établir de grands dignitaires en deçà des Alpes existent plus particulièrement ici. La moitié des habitants de Rome vivait aux dépens du Pape; cette moitié meurt de faim depuis sa dissolution, la guerre ou les circonstances des temps ont éloigné les étrangers de Rome, les artistes ne travaillent plus et la noblesse perd considérablement. Eh bien! Sire, donnez à Rome un prince pour gouverneur, mais un prince qui puisse dépenser beaucoup, nommez-lui une Cour comme à Florence et à Turin, et je consens à perdre la vie, si Rome ne devient pas la plus fidèle et la plus dévouée dévouée [sic] de votre Empire, puisque alors les pauvres auront retrouvé ce qu'ils avaient perdu et la noblesse des honneurs et de la considération.
Sire, Rome ne peut pas se soutenir avec le peu de bien qu'elle a conservé, il faut la réunir à l'Empire. Si j'étais un ambitieux, si j'étais moins attaché aux intérêts de Votre Majesté, je me garderais bien de proposer la nomination d'un gouverneur, puisqu'alors je dois cesser de commander Rome et les Etats romains, mais je serais indigne de vos bontés, si je ne lui disais pas toute la vérité. Sire, tout Rome vous demande cette grâce par ma bouche, je vous le répète, cette ville est perdue, sans ressource, si elle n'obtient pas un gouvernement tel que celui de la Toscane et du Piémont. Sire, il s'est opéré dans les esprits une révolution complète, tous les cœurs se sont ouverts à l'espérance, ils savent les bontés de V. M. pour moi, tous les Romains m'ont prié de porter aux pieds de votre trône leurs vœux et l'expression de leur fidélité; la noblesse et le peuple ont le même amour, la même admiration pour V. M.. Que ne puis-je vous rendre le tableau de toute la ville réunie pour ainsi dire dans une fête qui me fut donnée par la noblesse? Pourquoi V. M. n'at-elle pas été le témoin de tout l'enthousiasme qui s'est manifesté soudainement. Si vous aviez pu entendre ces cris répétés » l'?va l' Imperadore il grande, Viva il Regeneratore nostro;'^ j'en ai versé des larmes d'attendrissement. Sire, tout ce qu'on vous dira, tout ce que je pourrai dire moi-même n'approchera de la vérité. Votre Majesté seule en recueillera le témoignage, lorsqu'elle viendra monter au Capitole. Puisse cette époque, à jamais mémorable, arriver bientôt!
Le général Miollis a donné hier au soir une fête brillante où était
ROYAUME DE \APLES. — 1809 105
réunie loute la noblesse de Rome et où se trouvaient plusieurs Musses; il est impossible de se faire une idée avec quel enthousiasme un toast porté cà V. M. électrisa toutes les têtes; cent cinquante femmes qui étaient à table ne pouvaient se lasser de crier Cl Viva il noslrn Imperadore, Viva, etc. »
J'ai été visiter Civita Veccbia, j'ai été fort satisfait de la physionomie des habitants ; le commerce y est fort actif; la ville est à l'abri d'un coup de main; on ne peut pas cependant dire qu'elle soit dans un état satisfaisant quant à sa défense.
J'ai été fort content de mes troupes.
Je pars cette nuit pour Gaeta, d'où je ferai tenter un coup de main sur les îles de Ponza; ce serait une bonne acquisition; combien le commerce y gagnerait !
Les cardinaux ne sont pas venus nie voir. Consalvi m'a fait dire combien il en était désolé. Les autorités sont assez bien organisées. Le général Radet poursuit l'organisation de la gendarmerie et de la garde civique. Le préfet Tournon est arrivé, il paraît rempli de dévouement et d'envie de bien faire.
J'adresse à Votre Majesté les derniers rapports de la Sicile ; il paraît que le blocus de Corfou devient plus considérable tous les jours. Cependant sur 40 bâtiments chargés de blé expédiés de la Fouille, il en est entré quinze, et la garnison était approvisionnée pour un an.
Voilà, Sire, le résultat de mes observations ', je désire qu'elles soient agréables à Votre Majesté, et alors je m'estimerai heureux de m'étre déterminé à un voyage qui n'a d'autre but que d'indiquer à Votre Majesté les moyens de sauver Rome.
Je suis...
Archives nationales, AF'^ 1715 (104j.
J Parallèlement à .son enquête. Murât avait chargé son ministre secrétaire d'Etat, Pi;;natclli, qui l'accompagnait, de prendre des informations sur les membres de la Consulta et des tribunaux de Rome. « L'opinion publique, écrivait celui-ci, rend à tous les membres de la Consulta la justice qu'ils méritent à l'égard de leur honnêteté et probité, mais malheureusement ils n'ont pas d'ensemble, et souvent, n'étant pas d'accord entr'eux, les affaires ne prennent pas une bonne tournure. En entrant un peu plus au détail, je peux assurer Votre Majesté qu'en général on se loue beaucoup du comte gén. Miollis, comme commandant militaire, et que le pays n'en désire pas d'autre... s (Xoles soumises par mon ministre secrétaire d'pJat. [De la main de .Murât.] Arch. nat., AF"' 1715. j
4648. — MURAT A NAPOLÉOX
Rome, 16 novembre 1809.
Sire,
Je prends la liberté de recommander à la bienveillance de Votre Majesté la demande que fait le j^éncnil Miollis ' pour son frère et son aide-de-camp, ces deux officiers méritent les bontés de Votre Majesté.
Je suis...
Joacbim X.ipoi-Éox.
Archives nationales, .\¥'^' 1714 (180).
46i9 — MURAT A DAURE
Gaela. 18 noierabre 180D.
Aîi mi ui sire (h la Guerre.
Monsieur le ministre, j'ai reçu vos différents rapports. J'ai su par le télégraphe le départ de la flotille sortie de Baja, elle a été signalée à l'entrée du canal de Procida, mais je n'ai aucune nouvelle de la corvette et de la frégate : j'espère néanmoins que le tout sera arrivé demain au soir. D'après des rapports que j'ai reçus, il parait qu'il n'y a qu'une frégate, une corvette et un paquebot à Ponza, et que la garnison n'est que de sept cents hommes, ainsi, si la force de mer n'est pas augmentée, la prise de l'île est inmanquable.
Le général Lenchantiu n'a pas encore été prévenu du départ des mille conscrits pour l'Espagne et conséquemment les cent hommes du 1" régiment de ligne qu'il doit fournir pour les escortes, ne sont pas oicore prêts.
Le régiment de Royal-Corse est dans un état pitoyable ; le major m'a dit qu'il n'y avait que le mois de juillet qui lui fût payé; faitesvous rendre compte pourquoi les mois d'août, septembre et octobre, ne sont pas payés; le A^ n'a encore rien reçu sur le mois de novembre. Faites connaître le motif de ce retard.
' Le général Miollis demandait le grade de général de brigade et la croix pour son frère, l'adjudant-commandant Miollis; le grade de chef de bataillon pour le capitaine Guyot, son aide de camp.
ROYALMF'] DK .VAPLES. — 1809 107
Ne perdez pas de vue la levée de la conscription ; j'espère que je trouverai le projet de loi que je vous ai demandé, tout prêt à mon arrivée. Ne vous lassez pas d'écrire aux intendants pour faire terminer la levée de deux sur mille.
Arcliiues du prince Murât R. XV'l, p. 190.
4650 — MURAT AU MARECHAL l'ERIGXO.V
\aple3, le 20 notembre 1800.
A monsieur le maréchal Périg/io/i.
Mon Cousin, l'Empereur a bien voulu me permettre de me rendre auprès de lui pour lui offrir en personne mes félicitations sur ses victoires, sur la paix qui en a été le résultat et sur son retour dans sa capitale. Je partirai cette nuit. Je vous confie, pendant mon absence qui ne sera pas plus longue que deux mois et demi, le commandement de l'armée. Vous ferez rentrer de suite à Naples les vélites à pied et à cheval qui se trouvent en Fouille, et à Foggia les deux escadrons du -i"""' régiment des chasseurs à cheval; il n'y aurait aucun inconvénient à y envoyer aussi un des deux bataillons du 101'"" qui se trouve à Tarentc, l'autre garderait la province d'Otrante; les Suisses garderaient .-Ivellino et les îles, les Corses laTerrede Labour et Campo Bas.^o : le 10""<^ Lagonegro, la Basilicata, Potenza, Salerne et les Abruzzes; la division des Calabres continuera .à occuper ses différentes positions. Il faut recommander au général Ottavi d'avoir constamment les yeux ouverts sur Gallipoli, Barletta et Brindisi. Ma garde qui restera sous les ordres du Grand- Maréchal sera réunie à Xaples où vous appelleriez de suite Uoyal- Corse, le 10'"'" et les Suisses, si, jamais, ce que je suis loin de croire, l'ennemi profitait de mon absence pour menacer la capitale. Enfin vous marcheriez avec le plus de forces que vous pourriez sur un point quelconque de mon Royaume s'il venait à être menacé. Le mauvais temps me force à faire rentrer l'expédition que j'avais dirigée contre Ponza. Je désire que vous donniez tous vos soins à l'organisation et à l'instruction de mes nouveaux régiments. Vous m'adresserez tous les soirs le rapport qui m'est présenté actuellement par le chef de l'état-major, vous y joindrez le rapport du Gouvernement de la ville de Xaples. Je désire que vous me fassiez passer un état de situation séparé des troupes françaises et des
troupes napolitaines. Voilà à peu près les instructions que je crois devoir vous laisser; vos talents et votre attachement à ma personne vous dicteraient assez ce qu'il faudrait dans un événement imprévu.
.'\rchivos du prince Miir.il. R. XIV, p. 427.
IVaplcs, til novembre 1809.
Au nwiis/re des Finances.
Monsieur le ministre, je pars pour Paris avec la Reine. Mon voyage entraînera inévitablement de grandes dépenses. Il sera nécessaire que tout l'arriéré du à la Liste civile soit payé. Mon intention est aussi que le Trésor ac(|uitte, sous le plus court délai, les sommes considérables dues à l'armée française et à l'armée napolitaine. Les revenus courants, que des circonstances ont encore diminué celte année, ne pouvant suffire à ces dépenses, il est indispensable de recourir à des moyens extraordinaires. Il en est deux qui peuvent vous fournir de grandes ressources. Le premier, c'est d'aliéner des domaines, le second de procurer un écoulement aux denrées nationales, ce qui donnera un grand produit aux douanes et mettra les propriétaires en état de payer la contribution foncière. Je désire que vous vous attachiez à tirer de ces deux moyens tout le parti possible. En conséquence, je vous autorise à vendre des domaines par des contrats particuliers, sans enchères, et h. tel prix que vous pourrez obtenir, pourvu que ce ne soit pas au dessous du denier dix, calculé sur le produit net. Les actes de vente devront être passés par le directeur ou par un administrateur des Domaines et ratifiés par vous ; au moyen de cette formalité, ils auront la même force que s'ils étaient ffiits aux enchères ou formellement approuvés par moi.
Quant aux exportations de denrées, vous les exciterez et vous les favoriserez par toutes sortes d'encouragements, ainsi vous ferez admettre dans mes ports et expédier librement pour pays ami ou allié tous les bâtiments américains et autres neutres, pourvu qu'ils n'introduisent point dans le Royaume des denrées ou marchandises anglaises, sans souffrir qu'il leur soit suscité aucune difficulté. Vous pouvez aussi par des arrangements particuliers accorder des
ROYALMK DE XAPLES. — 1809 109
remises sur les droits, si cela est nécessaire, pour attirer les spéculateurs, ou exiger des suppléments de droits si pour être admis à faire des exportations, ces mêmes spéculateurs consentent au sacrifice d'une portion des bénéfices que leur promet un tel commerce. Je vous recommande fortement rexécution des dispositions contenues dans cette lettre.
-irehiies du prince Murât. Papiers de Mosbourg.
4652. — ilLR.AT .A D.AURE
En roule pour Paris, 21 noierabre 1809'.
Ait ministre Je ht Guerre.
Monsieur le ministre, faites établir un état de toutes mes troupes napolitaines existantes dans le Royaume et bors du Royaume. Vous y comprendrez le h"°' régiment et la garde municipale. Je me porte bien, j'espère être arrivé le 30 à Paris. Faites-moi connaître le jour du départ des conscrits pour l'Espagne et le jour de leur arrivée à Alexandrie.
.\rfhitps du prince Murât. R. XVI, p. 101.
4653. — XAPOLEO.V A MLRAT
Paris, le 23 novembre 1809.
-Mon frère, je reçois votre lettre du IG. Je suis aussi surpris qu'indigné que les cardinaux ne soient pas \enus vous voir. Donnez ordre qu'ils quittent Rome et partent pour Paris vingt-quatre heures après qu'ils en auront reçu l'ordre, ils sont doublement inexcusables de ne s'être pas présentés devant vous à votre arrivée à Rome, pour vous offrir leurs bommages comme Roi et comme gouvernant le pays en mon nom. Faites connaître à Rome que mon
' Le Roi pas.sa à Rome le 22 novembre, se reposa un moment chez le général Miollis, pui.s continua par la Toscane; le 25 il resta trois heures à Alexandrie, par suite d'un accident survenu à son carrosse; le 26, il était ù Turin, le 27 à Chambérj , le \" dccen)bre à l'aris. La Reine passa à Florence le 25, à Turin le 27, au .Mont-Cenis le 30, elle en partit à 2 iieures du matin pour Lans-Ie-Bourg, accompagnée du procurateur de l'Hospice et de l'ingénieur ordinaire; elle n'arriva à Paris que le 4 décembre.
110 JOACHIM AIURAT
inteutiou est d'y établir uue Cour qui sera plus brillante et dépensera plus d'argent que celle du Pape. Je crois vous avoir écrit que vous étiez le maître de venir à Paris avec la Reine, aussitôt que vous le voudriez et que la situation des choses vous le ferait juger prudent.
(Post-scriplum autographe). — Je serai à Paris tout janvier; si vous venez, vous me trouverez toujours le même pour le Uoi de Naples que pour le général Murât ' .
.Archives du prince Alurat. I). 479. 48.
.Alexandrie, le '25 iioicml)re 1809.
Au miiiislrc des Finances.
Monsieur le ministre, envoyez- moi le plus promptement possible le rapport que je vous demande sur les différentes branches des revenus de l'Ktat, ces renseignements me sont indispensables. J'es père que ma lettre les trouvera prêts. Concertez-vous avec le ministre des Relations pour me fournir tous les matériaux nécessaires pour un traité de commerce. Je dois penser que l'Kmpereur ne sera pas éloigné d'en conclure un, ce serait le moyen de mettre fin à toute espèce de tracasseries, je me porte bien.
Sur ce
Archives du prince Murât. Papiers de Xlosbourg.
Paris, le 6 décembre 1809.
Sire,
Je m'empresse de mettre sous les yeux de Votre .Majesté les différents rapports qui me parviennent de Corfou. J'avais déjà, avant mon départ de Xaples, ordonné qu'on facilitât par toute espèce de moyens les approvisionnements des îles. De nouvelles barques pour la correspondance ont été mises en armement, et
' Corre.tpondatice de Xapoléon, n" 16024. Variante dan.s le texte, le poslscrifjtuin au(0(jra/i/ie est inédit.
ROVALAIK DK MAPLES. — 1809 111
j'avais fait annoncer eu Sicile rariivée d'une division de 12 ou 15 mille hommes destinés pour le royaume de Naples; mon arrivée avait été annoncée eu Calabre, ainsi que la marche d'une partie de ma garde, parce que j'avais regardé ces menaces comme pouvant faire une diversion et paralyser les projets des Anglais contre les Iles Ioniennes, en lueuaçant moi-même la Sicile.
Quant au prêt d'argent que sollicite le général Douzelot, Votre Majesté est déjà informée qu'il m'est impossible de rien fournir, et il ne m'est pas plus possible de lui accorder les 40 mille tomolis de blé que me demande le Sénat par un décret joint aux dépêches du général Donzolot. Sire, je crois avoir fait pour les iles tout ce qu'il était en mon pouvoir de faire; j'ai exempté de tous droits les expéditions qui ont été faites pour Corfou.
Mou Uoyaume continue à jouir de la tranquillité la plus parfaite, malgré les bruits absurdes qu'on ne cesse de répondre sui- mon •éloignemeut de ma capitale'. La levée des dix mille hommes louche à sa fin, et l'on peut dire le brigandage entièrement détruit. Il m'est bien agréable d'avoir à annoncer cà Votre Majesté d'aussi bonnes nouvelles.
Je suis
Guerre et Archiues du prince Murât. D. 5"6, p. M .
4656. — M LU. AT A \APOl>EO\
Paris, le G décembre 1809.
Sire, Je suis forcé de solliciter de nouveau une décision de Votre
' Xicola euregistre dans sou Diario (t. II, p. 504-507) la plupart des Juruits ([ui couraicut à Xaples, à la suite du départ précipité du Hoi et de la Reine pour Paris. Gallo écrivait à Champagny, le 22 noiembre 1809 : u ... Il est impossible de peindre à V. E. la couslerDaliou que le départ du Hoi a jetée dans la ville et celle qui en sera la suite dans tout le pays... il n'y a pas de conjecture plus ou moins iiazardée qui ne soit débitée... la tristesse ici est profonde et générale, cependant la ville est tranquille, n {.\ïï. Etr. Naples, 133, p. 455.) .Murât, le 6 décembre 1809, venait de recevoir une longue lettre d'.Agar, sur les bruits, les conjectures et la situation de iVaples depuis son départ. « .Au milieu de tout cela, écrivait le ministre des Finances, rien n'altère la tranquillité publique... mais, Sire, l'effet des incertitudes dans lesquelles la crainte d'un cliangement jette tous les esprits est déjà fort sensible... chacun retarde les payements qu'il doit faire .. tous ceux qui avaient fait des offres pour acheter des domaines les retirent; il y a lieu de craindre que les comptables ne s'elforcent de retenir des fon Is dans leurs caisses pour
Majesté sur les exportations des huiles de mon Royaume par licence, et si Votre Majesté a l'extrême bonté de jeter les yeux sur le rapport ci-joint démon ministre des Finances, j'ose espérer qu'elle approuvera une mesure qui ne peut contrarier en rien son système contre les Anglais, et qui, au contraire, ne peut qu'être extrêmement nuisible à leur trésor, puisque je recevrai contre mes denrées, non pas des denrées coloniales, mais bien du numéraire effectif. Je prie Votre Majesté de prendre en considération ma demande qui intéresse si essentiellement le bonheur des peuples dont Elle m'a donné le gouvernement.
Je suis
Anbive» nationales, AF'^ ITU" (184).
4657. — MUR.AT A S.'\LIGETI
Paris, 6 décembre 1809.
Au ministre de la Guerre.
Monsieur le ministre, j'ai reçu vos trois premiers rapports. L'évacuation de Ponza était toute naturelle. Par la paix l'ennemi n'avait plus aucun intérêt de la garder; comme il n'en aura plus <à venir la reprendre. Lue fois que je l'aurai fait occuper, cette ile offrira un mouillage sûr, un excellent asile en cas de tempête aux bcàtiments qui feront le cabotage; et les brigands et les émissaires de Caroline ou des Anglais ne viendront plus dans ma capitale ou dans les provinces voisines y apporter la désolation et y fomenter les troubles et la révolte. C'est pour obtenir ces avantages que j'avais décidé l'expédition contre cette ile, lorsque je reçus de l'Empereur l'invitation de me rendre près de lui.
Je suis arrivé à Paris le 30 novembre, à 8 heures du matin'. J'ai retrouvé près de l'Empereur ses anciennes bontés, et mon dévouement a reçu dans cette circonstance le prix le plus cher à
couvrir, en cas d'événement, leur cautionnement. Si un tel état se prolonge, j'éprouverai les plus grandes didicultés pour le service du Trésor. » (Archives du prince Alurat. R. .WXIV, lettre 38.)
' I'jii arrivant a Paris le 30 novembre, le Roi de Xaples était descendu à l'hôtel de .Marbœul'; le 3 décembre, il assistait au Te Deiim solennel chanté à Xotre-Dame et à la séance du Corps législatif; le 4 décembre, la Reine Carohne arrivait à son tour à Paris et, avec son époux, allait s'installer au Pavillon de Flore, au palais des Tuileries. Ils y restèrent jusqu'au 21 décembre, et à cette épo(|ue rejoignirent l'ICmpcrcur, installé depuis le 17 décembre à Trianon.
ROVAIME DK XAPLES. — 1809 113
mon cœur, par le bon accueil que j'en ai reçu. Vous me parlez des inquiétudes de mes sujets sur mon départ, de leur crainte de me perdre. Je crois que les lettres que je vous ai écrites d'Alexandrie et de Turin vous auront mis à même de les rassurer entièrement à cet égard, il n'est nullement question de changement; tous ceux qui peuvent avoir lieu sont annoncés dans le discours de S. M. au Corps législatif; cessez de vous mettre l'esprit à la torture; démentez toutes les conjectures que les oisifs, les politiques ou les malveillants font à la journée.
Le Roi de Saxe part vendredi pour retourner dans ses États, le Roi de VV urtemberg ne tardera pas sans doute aussi à quitter Paris, et tout annonce que l'Empereur en partira bientôt pour aller chasser les Anglais de l'Espagne. L'Empereur est assez puissant pour annoncer ouvertement des volontés.
Je suis informé que la Police, loin d'étouffer les bruits que l'on a répandus sur la violation du secret des lettres, a été la première à les accréditer; j'ai dû en être étonné. Je vous autorise à dire à M. Poerio d'être plus discret. Je pourrais vous donner les mêmes ordres pour beaucoup d'autres, mais j'ai les yeux sur eux et leur correspondance en chiffre ne les sauvera pas.
Paris a un très-bon esprit; l'Empereur est adoré. Les fêtes qu'on lui a données ont été superbes et c'est à celle de l'Hôtel de ville que l'Empereur aura pu se convaincre de la fidélité et de l'amour de ses bons Parisiens.
Vous connaissez mon projet de détruire jusqu'à la racine les restes du brigandage, en faisant arrêter une nuit de cet hiver et à la même heure dans toutes les provinces de mon Royaume, les brigands amnistiés qui viennent d'être autorisés à rentrer dans leurs communes; je désire que vous me fassiez connaître l'époque qui serait le plus favorable pour son exécution. Je pense qu'elle pourrait avoir lieu dans le courant de janvier.
Surveillez plus que jamais la rédaction des articles de journaux. J'en ai lu un eu route qui m'a déplu sur le dessèchement des marais du Royaume; ce n'est pas par les journaux que l'Institut doit faire connaître au Gouvernement le bien qu'il peut faire. C'est une hardiesse très déplacée. Vous ne me dites rien de l'organisation de mon régiment de la garde municipale, je désire qu'elle se fasse avec la plus grande activité. Je \ous ferai connaître incessamment le jour de mon départ.
.archives du prince Murât. R. XVI, p. 19.3.
4658. — MURAT A DALRE
Paris, le (i dô< embre 1800.
Au iinnislre de la Guerre.
Monsieur le ministre, j'ai reçu vos différents rapports; je n'ai nullement été étonné de l'évacuation de Ponza; je donne l'ordre au maréchal Pérignon de la faire occuper par quatre ou cin([ cents hommes d'Isemhourjj. Vous la ferez approvisionner pour le même temps pour ses habitants, après avoir envoyé quelqu'un pour reconnaître leurs besoins. Donnez l'ordre au «jénéral Catupredou d'envoyer un officier du jjénie intellijjent pour reconnaître l'ile, vous me ferez passer son rapport. Le colonel Dedon devra y envoyer un officier d'artillerie et, sur sou rapport, y transporter l'artillerie nécessaire à sa défense. J'ordonne qu Une division de scoridors et quelques canonnières se tiennent à Ponza et à Vendotena ; ces bâtiments léjjers serviront à votre correspondance, à éloigner les corsaires de ces îles et à protéger le cabotage.
Vous ne m'avez pas encore envoyé l'état de situation de mes troupes napolitaines que je vous ai demandé à mon départ ; ceux que j'ai reçus du chef d'état-major général ne sont pas exacts. Vous ne me parlez ni du régiment de \aples, ni du régiment calabrais, ni du recrutement de la gendarmerie : vous connaissez néanmoins toute ma sollicitude à cet égard.
Je n'ai pas reçu non plus votre compte-rendu de l'emploi des fonds du mois de novembre; j'espère qu'il marrivera avec le travail des ministres. Ne perdez pas de vue la construction du vaisseau et de la frégate; mettez en armement l'Kpercier, faites-moi connaître si le brick de la Chambre de commerce de Xaples vous a été remis.
J'attends avec impatience les projets que je vous ai demandés sur la conscription du Royaume, sur l'organisation de l'armée napolitaine, sur la comptabilité de ma garde, sur l'administration des hôpitaux et de la manufacture d'armes; faites-moi connaître si les mesures que je vous ai ordonnées sur la Mongiana s'exécutent, je désire qu'on y fasse promptemcnt des boulets creux, des projectiles, etc. Il faut enfin se mettre en mesure et nous procurer tout ce qui sera nécessaire pour l'expédition de la Sicile.
Surveillez activement le travail des revues, vous savez que c'est la base de toute bonne administration militaire, sans elle, point
HOYALME DE XAPLES. — 1809 115
«ramélioration à espérer dans la comptabilité et le désordre viendra à son comble; tenez bien dans les mains les commissaires des guerres et des revues. Faites-moi connaître où en est la solde de l'armée, je désire savoir si les fusils que vous attendiez sont arrivés, et où en sont les remontes; je désire surtout être instruit si je puis les compléter dans mon Royaume.
Paris est extrêmement tranquille ; l'Kmpereur est l'objet de l'amour de tous les Parisiens ; il n'y a aucun changement a craindre, ne souffrez point qu'aucun de vos employés se permette d'en parler; j'espère pouvoir bientôt vous faire connaître l'époque de mon départ.
Archives du prince Mural. II. XVI, p. 194 et AIT. Elr. Xaples. 134.
4659 — MUiar A AGAR
Paris, 6 décembre 1809.
Au ininistre des Finances.
Monsieur le ministre, je viens de recevoir votre rapport sur l'exportation des huiles; je viens de le mettre sous les yeux de l'Empereur et d'en solliciter une décision favorable. J'espère que vous travaillez sans relîiche au compte que vous devez me rendre de l'administration des Finances de l'année.
Entendez-vous avec le ministre de la Guerre et Gnissez enfin une fois l'état de ce que nous devons au Gouvernement français et de ce que le Gouvernement français nous doit.
J'attends avec impatience les matériaux que je vous ai demandés sur un traité de commerce et le rapport du gouverneur de la IJanque sur la réunion de la Banque des Deux-Siciles et de celle de Cour.
.-\ dressez-moi l'état de situation des différentes caisses, surveillez bien attentivement vos différents agents du Trésor et principalement votre payeur de la Guerre et le payeur de la Guerre français. J'ai lieu de croire qu'il y a de l'agiotage dans la manière dont ils font les payements.
On m'a souvent porté des plaintes contre le receveur général de la Basilicata; faites prendre des renseignements sur la personne dont je vous envoie le mémoire ci-joint. Vous me soumettrez un projet de nomination à cette place en sa faveur, si les renseigne-
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ments que vous recevrez sur sou compte sont favorables et surtout s'il peut fournir son cautionnement.
Pressez la rentrée des contributions. Je vous préviens qu'il y aura vraisemblement surcroît de dépense pour le budget du mois prochain, relativement aux dépenses de première mise de l'armée. Ne cessez jamais de surveiller la contrebande ; donnez à cet égard les ordres les plus rigoureux. Destituez impitoyablement quiconque oserait la faire. Ecrivez dans ce sens à l'intendant de la Calabre ultérieure, Colelta ; cette surveillance sur les autres devra l'avertir qu'il ne doit pas la faire lui-même.
Paris est fort tranquille, les fêtes qu'on y a données ont été superbes. L'Empereur fut l'objet constant de l'amour des Parisiens, comme il fait la gloire de la Xation. J'espère que je me trouverai bientôt au milieu de mes bons et Gdèles sujets et que je calmerai par là toutes leurs inquiétudes.
Sur ce, monsieur le Ministre, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.
Joacbim Napoléon'.
La Reine est arrivée en bonne santé.
Archives du prince Murât. Papiers de Mosboury.
4660 — AIURAT AU MARECHAL PERIGA'ON
Paris, 6 décembre 1809.
A monsieur le maréchal Pérignon.
Mon Cousin, j'ai reçu vos différentes dépêches. Je savais déjà l'évacuation de Ponza ; je donne l'ordre au ministre de la Guerre de faire reconnaître cette île par des officiers du génie et de l'artillerie, et de m'adresser leur rapport. Cependant il doit faire approvisionner cette île pour six mois et pour six cents hommes, et y faire envoyer les pièces d'artillerie le plus indispensablement nécessaires à sa défense, une division de canonnières ou bâtiments légers y sera aussi envoyée pour y faire la correspondance, défendre le port et favoriser le cabotage, en éloignant les corsaires ennemis. J'ai ordonné également au ministre de l'Intérieur de fournir aux habitants les secours dont ils pourraient avoir besoin eu approvi-
ROYAIME DE MAPLES. — 1809 117
sionnenieuts. Cette île doit être occupée et je ne crois pas que sa garoison puisse y être compromise, puisque Tennemi s'est déterminé à l'abandonner, je ne vois pas pour lui de motifs de la reprendre. Il faudrait donc y envoyer un détachement d'Isembourg, fort au moins de cinq cents hommes. Je vois par l'état de situation qu'il en existe huit cents et quelques à Nocera. Vous me ferez connaître l'époque où toutes ces dispositions auront été remplies.
J'ordonne que les deux gendarmes qui se sont laissés désarmer par des paysans soient dégradés en présence des troupes et renvoyés.
Je vois que par un ordre du jour on a annoncé à l'armée que le général de brigade Lavauguyon avait été nommé général de division; cette communication ne devait pas être faite à l'armée, c'est une promotion faite dans ma garde et qui n'avait rien de commun avec l'armée; d'ailleurs, pourquoi ne pas annoncer en même temps celle du général Compère?
Je désire que vous continuiez à donner tous vos soins aux régiments de la nouvelle levée et à la levée de la conscription. Les régiments Calabrais et de la garde municipale m'intéressent surtout.
Il n'est pas possible de faire relever pour le moment les détachements d'Isembourg qui sont à l'île de S'-Paul et à Brindisi. Faites-moi connaître l'état de recrutement de la gendarmerie. Je veux à quelque prix que ce soit qu'elle soit complétée. Ce n'est que par elle que je pourrai empêcher le retour des brigands en campagne au printemps prochain.
Je vous remercie de votre constante attention de me donner des nouvelles de mes enfants. Vous leur direz la première fois que vous les verrez combien il me tarde de les embrasser.
Archives du prince Murât R. XIV, p. 4'29.
Paris, 6 décembre 1809.
A monsieur le général Campredon.
Monsieur le général, j'attends avec impatience votre projet d'organisation des Ecoles.
Archives du prince Mural. R. XIV, p. 431.
4662. — MLKAT AL MARÉCHAL PÉRIGXOX
Paris, 7 décerabre 1809.
A monsieur le. marécluil PéHgnon.
Monsieur le maréchal, j'apprends que le général Piynatelli a son quartier-général établi à Matera; c'est contre ma volonté. Donnezlui l'ordre de se tenir constamment désormais à Potenza, et il ne devra s'en éloigner que pour se mettre en colonne mobile contre les brigands.
Archives du prince Murât. II. XIV, p. 4.31.