‹ Lettres et documents, 1767-1815Chapitre 32 sur 94 · MURAT AU GOAITE DL'CHATEL · texte numérisé non relu

MURAT AU GOAITE DL'CHATEL

Paris, le 12 jaavier 1810.

A monsieur le comte Duchâlel, conseiller d'Etat, administrateur (jénéral des Domaines en France.

.Monsieur le comte, le S^ Margarita, employé depuis longtemps dans l'administration que vous dirigez, et actuellement receveur d'enregistrement à S' .Ivold, désirerait obtenir une place qui pût le rapprocher de la capitale où réside sa famille.

L'intérêt que je lui porte me ferait voir avec plaisir que vous puissiez accorder à ses anciens services l'emploi qu'il sollicite.

.Archives du prince Murât. R. XIV, p. 444.

4709. — MUR.^T A GAUDIM

Paris, le 13 janvier 181^

A monsieur le duc de Gaeto, ministre des Finances de France.

-Monsieur le duc, je suis dans l'intention de faire conduire dans mes Etats quarante chevaux que je viens d'acheter en France. Je vous serai très obligé de faire expédier et de m'adresser le plus promptement possible l'autorisation nécessaire pour qu'ils puissent passer les frontières. Cette mesure doit éprouver d'autant moins de difûcultés que l'Empereur m'a permis depuis longtemps d'extraire de ses Etats jusqu'à concurrence de cinq cents chevaux; j'en conserve la lettre d'avis de son ministre de la Guerre.

.Archives du prince .Murât. R. XIV, p. 444.

4710. — MURAT A N.APOLEO.V

Paris, 15 janvier 1810.

Sire,

J'ai l'honneur de mettre sous les yeux de l . M. les rapports cijoints et les gazettes britanniques que j'ai reçues hier au soir. V^ M.

verra qu'outre ce qui est parti, le Priuce Moliteruo est encore siu" le point de mettre à la voile.

Arcbivps du piince Miirat. D. o~6, p. 42.

4711. — ML'RAT A DALRI':

Paris, njaniier 1810.

Au ministre de la Guerre.

Monsieur le ministre, j'ai reçu vos différentes lettres sur la Guerre et la Marine et vos différents rapports sur la Police générale. La mesure dont vous me parlez pour l'arrestation des amnistiés a été jugée nécessaire par moi depuis huit mois et si je l'avais ajournée, c'est parce qu'elle était inexécutable en été. Comme je serai à Naples dans les premiers jours de février et que c'est dans le courant de ce mois que cette mesure doit être exécutée, je désire que tout soit préparé pour l'exécution de celte mesure cà l'époque de mon arrivée.

Je ne pense pas que vous ayez rien à craindre de la Sicile ni des armements qui s'y font : d'abord parce que ce n'est |)as la saison des expéditions maritimes, et ensuite parce qu'après le départ de Sicile des derniers cinq mille hommes, le Gouvernement de cette ile ne saurait, sans en compromettre la sûreté, en retirer de nouvelles troupes; cela serait même en contradiction avec les bruits que les Anglais font répandre qu'ils attendent de nouveaux renforts. Continuez cà faire surveiller les côtes de la Calabre afin d'empêcher la contrebande. Le général Cavaignac doit tenir autant que possible réunies sur ce point la plus grande partie de ses troupes, aGn d'être en mesure contre toute espèce de tentative de la part de l'ennemi.

Je vais aussi faire poursuivre à toute outrance les brigands de la Capitanata et de la Basilicata. J'espère que la levée des dix mille hommes est terminée dans ce moment et que vous avez tout préparé pour la levée des autres dix mille hommes que j'ai demandés.

Donnez l'ordre au général Cbavardès d'aller prendre le commandement de l'ile de Ponza et Vendotena; il correspondra avec le général Lenchantin qui commande à Gaeta. J'espère que les travaux des fortifications de ces deux îles sont terminées, qu'elles sont

eu bon état de défense et parfaitement approvisionnées. J'espèie que les derniers mille fusils expédiés de Turin vous seront arrivés et que vous aurez pu armer les nouveaux régiments. Vous ne me dites pas si les derniers mille conscrits sont en route.

Je suis bien étonné de n'avoir pas encore reçu les rapports que vous m'avez annoncés pour les ministres de la Guerre et des Finances de l'Empire, au sujet jdes réclamations mutuelles des Trésors de France et de Naples. Je suis tourmenté ici et je n'ci point de pièces justiGcatives à présenter; cependant les revues de rigueur doivent être terminées et Dubreuil devrait avoir arrêté et liquidé l'état de ce que nous devons et celui de ce qui nous est du.

\e perdez jamais de vue l'approvisionnement de Corfou.

Archives du prince Murât. R. XVI, p. "210,

et Aff. Élr. \'aples, 134.

SlRE,

4712. — MURAT A \APOLEOX

Paris, 18 januier 1810

J'adresse à Votre Majesté les rapports que j'ai reçus bier au soir, je la prie d'y jeter un coup d'oeil; ils ne sont pas satisfaisants, et je croirais trabir ses intérêts et compromettre la sécurité et la tranquillité du Royaume si je ne vous demandais pas la permission de sacrifier le boubeur d'être auprès de vous au besoin et à la nécessité de reparaître au milieu de mes sujets pour y rétablir la confiance, en imposer à la malveillance, enhardir les bons et mettre enfin un terme à un brigandage affreux qui désole mon Royaume. Il n'y a que la permission, Sire, que vous m'avez donnée de revenir bientôt ici qui puisse me consoler de tout ce que je perds en m'éloignant de Votre Majesté, de votre auguste personne, de tout ce qui m'est cber. Je prie Votre Majesté de me faire connaître le jour où il me sera permis de quitter sa capitale et de la remercier de toutes ses bontés.

Je suis de V. M., Sire, le très bumble et très affectionné frère.

Joacbim Napoléon.

Guerre.

156 JOAGHIM MURAT

4713. — MURAT A NAPOLEO.V

Naples. 18 janiier 1810.

Sire,

J'ai l'honneur de soumettre à Votre Majesté un rapport de mon ministre des Finances sur la vente des marchandises saisies et confisquées par vos ordres sur les bâtiments américains. Sire, Votre Majesté a voulu aider notre Trésor par une détermination juste, mais sans la permission que sollicite mon ministre de pouvoir donner un libre cours aux marchandises saisies, pour l'Italie et la France, le bienfait de Votre Majesté n'aura pas été complet. Je sollicite cette nouvelle faveur de vos bontés.

Je suis

Joachim Xapoi.éon.

Archives nationales, AF'" 1714».

4714. — MURAT A LHERMIXIER

Pari», le 20 janvier 1810.

A monsieur Lherminier, docteur en médecine à Paris.

Monsieur Lherminier, je n'ai pas oublié les soins que vous m'avez donnés lors de mon séjour en Espagne, et c'est avec plaisir que je vous accorde mon ordre des Deux-Siciles, mais il est indispensable que vous obteniez de l'Empereur l'autorisation dont vous avez besoin pour porter cette décoration.

Archives du prince Murât. R. XIV', p. 445.

Paris, le "20 janvier 1810.

A monsieur Dubois, homme de lettres à Pans.

Monsieur Dubois, les soins que vous avez donnés à l'éducation de personnes auxquelles je m'intéresse, me déterminent à vous accorder mon ordre des Deux-Siciles ; mais vous ne devrez porter

cette décoration qu'après eu avoir obtenu la permission de IKnipereur.

Arfhiîes du prince Murât, R. XIV, p 445.

4716. — MURAT AU COMTE DE FOXfTAXES

Paris, le 21 janvier ISIO.

A monsieur le grauil-mailre de l'Uiiiversilé impériale.

Monsieur le grand-maitre, j'ai fait rédiger pour mon Royaume un projet de décret sur l'organisation de l'Instruction publique. Le système qu'on y a suivi se rapproche de celui adopté pour la France, autant toutefois que le permet la différence des localités et celle de l'étendue des Etats auxquels il s'applique. Cependant, avant de donner mon approbation à ce projet, il me serait agréable d'avoir l'opinion d'un homme dont les lumières et l'expérience ont fixé le choix de l'Empereur. J'ai donc assez présumé de votre complaisance pour vous adresser le projet dont il s'agit et pour vous inviter à me faire part des observations dont il pourra vous paraître .susceptible.

Archives du prinre Murât. R. XIV, p. 4i5.

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