MURAT AU COMTE DE LA VALETTE
Paris, du ti'i janrier 1810.
A monsieur le comte de La Vallelte, conseiller d'Elal , directeur général des Postes de l'Empire.
Monsieur le comte. M' Boillot se trouve par l'effet d'une mesure générale, privé de la place qu'il occupait à Xaples de directeur de l'estafette de PVance '. Je n'ai eu qu'à me louer de son exactitude
' Le 14 décembre 1809, le comte de La Valette avait prévenu le conseiller d'État Reynier, directeur général des Postes du royaume de \aples, (|u'un ordre de l'Empereur supprimait l'estalette de Rome à .Vaples, mais que celle de Rome à Paris était maintenue. En l'absence du Roi, Agar arait établi aussitôt un courrier napolitain, de iVaples à Terracine, le bureau napolitain ayant été supprimé k Rome. C'était une nouvelle dépense annuelle de 77 267 (r. 52 imposée au royaume de \'aplcs.
et de son zèle dans l'exercice de ses fonctions et je désirerais beaucoup qu'il put être convenablement replacé. Je vous prie donc de prendre à ce père de famille l'intérêt qu'il mérite et je verrai avec plaisir tout ce que vous voudrez bien faire pour lui dans cette circonstance.
Archive» du prince Mural, li. XIV, p. 446.
4718. — MURAT A CLARKK
Paris, le 23 jîovier 1810.
A monsieur le (lue de Fellrc, minisire de la Guerre en France.
Monsieur le duc, je vous ai parlé du projet où était M. le duc d'Abrantès de vous demander M' le capitaine Bonafoux pour son aide-de-camp et du désir que j'avais de voir mon neveu attaché à cet officier général; je sais que déjà cette demande vous a été adressée; étant sur le point de partir, je désirerais connaître la détermination que vous aurez prise à cet égard, ainsi que sur les autres demandes que je vous ai soumises moi-même. Monsieur le duc, voulez-vous être assez bon pour me faire connaître où elles en sont et croire à tous mes sentiments.
Arcliiics du prince Murât. R. XIV, p. 4i6.
4719 — MIR.AT A GLARKE
Paris, le 24 janiier 1810.
A miDisieur le duc de Fellrc, minisire de la Guerre en France.
Monsieur le duc, monsieur de Boulnois', colonel du 4'"™" régiment de chasseurs à cheval, actuellement à Xaples, demande la permission de se rendre à Paris pour des affaires de famille et pour
' Louis-Jacques-Fraoçois, Ijaron de Boulnois, né à Sarciis (Oise) le 10 mars 1773, volontaire le 10 mai 1792, chef de bataillon le 9 vendémiaire an VIII, cliel d'e.scadron au 11' régiment de Imssards le 15 thermidor an VIII, major au 9* régiment de chasseurs à cheval le 4 août 1807, colonel du 4' régiment de chasseurs à cheval le 13 février 1809, général de brigade le 20 mars 1813, général de division le 28 janvier 181.T, mort à Paris le 10 janvier 1833.
ROYAUME DE XAPLES. — 1810 loi»
soigner sa santé altérée par une chute très grave qu'il a faite. Quoique ses services soient utiles dans mon Royaume, je pense toutefois que dans cet instant il peut sans inconvénient s'absenter l'espace de mois, et je vous serai obligé de lui faire obtenir l'autorisation qu'il sollicite.
.archives du prince Murdf. R. XIV, p. 447.
Paris, le 25 janvier 1810.
A monsieur le duc de Felire, ministre de la Guerre en France.
Monsieur le duc, M' de Beaufremont vous a prié de solliciter auprès de l'Empereur l'autorisation, pour son fils, de passer à mon service; c'est compter sur vos bontés dans cette circonstance pour vous prier de mettre de l'intérêt dans cette affaire.
.archives du prince Murât. R. \IV, p. 4-47.
4721. — -MUR.^T A XAPOLEOX
Paris, 25 Janvier 1810.
SlBE,
Ne voulant pas être indiscret et abuser de vos moments, j'ai écrit au ministre de la Guerre pour lui soumettre quelques demandes que je désirais voir accueillies avant mon départ. Sire, l'époque en est prochaine et Votre Majesté n'a pas prononcé; permettez-moi de vous demander directement une réponse aux objets suivants :
1" La suppression de l'état-major de son armée de Xaples, ou bien une modification; la nécessité en a été démontrée dans ma lettre au ministre;
2" Celle du payeur général; l'intérêt de vos soldats l'exige;
3° De l'avancement pour plusieurs colonels, j'aurais bien désiré leur apporter une maïque de bienveillance de la part de Votre Majesté ;
4" La liberté, ou pour mieux dire, l'autorisation d'introduire eu Italie et en France, en payant les droits aux douanes, les marchau-
dises américaiQes ou coloniales confisquées à Naples. Votre Trésor y gagnerait, Sire, et le mien aussi. Ce serait une grande faveur que je recevrais de Votre Majesté.
Je joins à ma lettre des gazettes de Messine du 3 et du 6 janvier et les rapports qui confirment les détails que j'ai déjà soumis à Votre Majesté, sur les mouvements en Sicile.
5° Désirant faire quelque chose qui puisse être agréable à Votre Majesté et trouver un prétexte qu'elle ne soit pas désagréable à la Nation, j'ose réitérer la proposition que j'ai déjà faite de payer avec l'Hercule Farnèse ce que je dois à Votre Majesté; ce morceau extraordinaire manque au Musée Xapoléon, cette acquisition vous est indispensable. J'allends, Sire, vos ordres et vos décisions, elles me seront toujours agréables.
Je suis
Joachim Xapoléon.
.^rclihes nalioualcs, flF'^' 1714'
4722. — MLRAÏ A XAPOLEOM
Paris, 25 janvier 1810.
SiRE,
J'avais apporté ce matin quatre ordres des Deux-Siciles que je comptais avoir l'honneur de remettre à Votre Majesté, mais j'en ai été empêché et je les ai fait parvenir à .M. Menneval. Sire, j'ose espérer que Votre Majesté les acceptera et en disposera en faveur de qui elle voudra; je la supplie seulement d'avoir la bonté d'en garder un pour elle. Je renouvelle à Votre Majesté mon hommage et mon respect.
Je suis
Joachim iV.'ïpoléov.
Archives nationales, .^F'^ 1714».
4723. — LA REIXE CAROLIXE A AG.^R
Janiier 1810.
Monsieur le Co.mte,
J'ai été sensible aux vœux que vous avez formés pour moi et aux sentiments que vous m'a\ez exprimés pour le renouvellement de
ROYAL ME I)K XAPLES, — 1810 161
l'année. Les nouvelles assurances que vous me donnez de votre attachement me sont très agréables et j'en connais depuis bien longtemps toute la sincérité! Croyez également à la continuation de l'intérêt affectueux que je vous porte, et au désir que j'ai de vous eu donner souvent des témoignages. Je tiens prête la petite note qui vous concerne, et je saisirai le moment le plus favorable pour la présenter. Il ne tiendra pas à moi qu'elle n'obtienne le résultat que vous pouvez en désirer.
Le Roi m'a dil qu'il avait signé depuis longtemps le décret qui établit la compensation en biens fonds des sept mille ducats dûs aux Maisons Royales de Naples et d'Aversa. Puisque la chose est terminée ainsi, il n'y faut plus revenir, et je n'ai fait aucun usage du projet que vous m'avez adressé.
Je viens de prendre des arrangements pour fournir à la Maison Royale de Xaples les fonds qui lui sont nécessaires; ainsi vous pouvez n'en pas délivrer davantage.
Je ferai à mon retour des dispositions pour le remboursement de ceux que vous avez déjà donnés.
Le Roi se mettra bientôt en route pour retourner à Naples. L'époque de mon départ de F\iris sera plus éloignée. Ma santé se soutient assez bien, mais je sens quelquefois que j'aurais besoin de quelques jours de repos.
Je remercie M™' de Mosbourg de la lettre qu'elle m'a adressée au commencement de l'année. Donnez-lui l'assurance de mon affection.
Sur ce, monsieur le comte, je prie Dieu, qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.
Caroline.
Archives du prince Mnrat. Papiers de Mosbour;j.
4724. — MURAT AU GEXERAL LAXUSSE
Paris, le 26 janvier 1810.
A monsieur le Grand-Maréchal du Palais.
Monsieur le maréchal, je partirai décidément le 30, je vous écrirai de Rome.
J'ai le projet d'aller coucher à San Leucio d'où je donnerai mes roviK VIII. il
ordres avant d'entrer en ville. J'ai reçu vos différents rapports. Vous pouvez continuer l'ameublement du salon jaune.
Archives du prince Mural. R. XIV, p. 448.