‹ Lettres et documents, 1767-1815Chapitre 38 sur 94 · MIH.AT AU GEVERAL LA.VL'SSE · texte numérisé non relu

MIH.AT AU GEVERAL LA.VL'SSE

Rome, le 9 février 1810.

A monsieur le Grand-Maréchal du Palais.

.Monsieur Je grand-maréchal, je suis arrivé aujourd'hui à 5 heures du soir; demain je répondrai à toutes vos questions, et mon grand-maître des cérémonies adressera le cérémonial pour le jour de mon entrée et le lendemain. Demain je vous ferai connaître

ROVAIME DK VAPLKS. — 1810 173

aussi si c'est (à Carditello ou à San-Leucio que j'ai le projet de me rendre; je vous donnerai des ordres aussi pour ma garde.

lïrchives du prime \lurat. R. XIU, p. 449.

Paris, 9 féirier ISIO.

Enfin je viens de recevoir de tes nouvelles, ce qui m'a fait un plaisir extrême, car j'étais vraiment inquiète de ton silence. Je m'empresse de te donner la bonne nouvelle que l'Empereur épouse une Autrichienne, il disait hier en riant : a J'espère que le Roi apprendra ceci avec plaisir, lorsqu'il saura que cela me convienl. n Ainsi j'espère te revoir bientôt. L'Empereur hier a signé avec beaucoup de grâce et de bonté la permission des marchandises américaines, ainsi tu apprendras cela avec yrand plaisir et je t'avoue que j'en ai un grand à te le mander.

Je te recommande ce pauvre Prince d'Angri et Laureiizaui, ces pauvres malheureux sont accablés de procès et se trouvent bien à plaindre. Je te prie par considération pour moi d'être bien pour eux, ils sont près de moi, ils m'appartiennent, et il serait bien aimable à toi de faire une chose qui me fasse plaisir. D'ailleurs, pendant qu'ils seront à Paris près de moi, ils ne pourront s'occuper de leurs intérêts.

Embrasse bien nos enfants pour moi, j'attends encore avec impatience de tes nouvelles. L'Empereur me traite toujours avec bien de la bonté.

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