C.AROLINK
Rome, le 10 férrier 1810.
A monsieur le Grand-Maréchal du Palais.
Monsieur le grand- maréchal, je partirai décidément demain au soir pour aller coucher à San-Leucio où je serai bien aise de trouver mes enfants ; je ne verrai point ma garde avant ma rentrée à .\aples; faites porter mes fusils à Caserta et préparez tout pour la chasse de Carditello. Peut-être la ferai-je mardi.
Le programme qui est adressé par le grand-maître des cérémonies répond à toutes les questions que vous m'avez soumises; donnez tous les ordres en conséquence. Comme je n'entrerai point décidément mardi à Naples, j'aurai le temps de prescrire toutes les mesures à San-Leucio. Faites seulement trouver quelques hommes d'infanterie pour ma garde à San-Leucio. Faites trouver des chevaux de selle lundi dans la matinée à Capoue, voulant passer la revue des troupes qui s'y trouvent, et voir l'école d'artillerie. Vous vous rendrez vous-même à Capoue avec mes aides-de-camp et mes officiers d'ordonnance.
Archives du prince Murât. K. XIV, p. 449.
Rome, le 10 fi-rrier 1810.
Au ministre des Finances.
Monsieur le ministre, j'ai reçu vos différents rapports. Je suis étonné que la vente des denrées coloniales ne se soit élevée qu'à 500 000 ducats, tandis que vous m'aviez annoncé qu'il y en avait pour 8 à 900 000. Suspendez toute espèce de vente. \ous serons toujours à temps de nous défaire de ces différentes marchandises.
Je partirai décidément demain au soir pour me rendre à San- Leucio ' où je Gxerai le jour de ma rentrée dans ma bonne capitale; j'adresserai de là mes derniers ordres à ce sujet.
Sur ce
.■\rchives du prince Mural. R. XXXIII, lettre 66.