MURAT AU MARÉCHAL PÉRIGMOX
Naples, le 12 mars 1810.
A mon. sieur le marée lui I Péri g non.
Monsieur le maréchal, je vous laisse le commandement de l'armée pendant mon absence. Je lui ai donné un emplacement que le chef d'état-major général a ordre de vous faire connaître. Cet emplacement, bien entendu, n'est que provisoire et dépendra des circonstances. Suivant les nouvelles que vous recevriez du général Cavaignac, si mon Royaume était menacé, vous réuniriez en un clin d'oeil l'armée, en ne laissant dans les provinces que les troupes strictement nécessaires pour le maintien de leur tranquillité. Les troupes françaises sont placées de manière à pouvoir être promptement réunies ainsi que ma garde, soit qu'il faille défendre ma capitale, soit qu'il faille marcher sur les Calabres ; dans aucun cas vous ne devriez laisser dans les provinces que les troupes étrangères.
Le général Miollis vous donnera l'état des troupes qui se ren-
dent dans les Etats romains, elles vous serviraient au besoin de réserve, mais vous ne devriez les appeler dans mon Royaume qu'après avoir acquis la certitude qu'il est véritablement menacé, ce que je suis bien loin de penser.
Continuez à faire donner la chasse aux bri<i[ands. Vous m'enverrez tous les jours vos rapports. An reste, je m'en rapporte à votre expérience et à votre attachement pour l'Empereur et pour ma personne.
.Archives du prince Miirat. K. XIV. p. 468.