MURAT A ZURLO KT A AGAR
IVicastro, I" 26 mai 1810.
A messieurs les minisires de l Intérieur et des Finances, à (losenza ' .
Messieurs les ministres, je vous laisse les pétitions que je continue «à recevoir dans ma route ; je désire que vous les examiniez et que vous me présentiez votre rapport à cet égard, lorsque vous serez réunis près de moi. Je mets beaucoup d'intérêt à faire droit cà celles de ces demandes qui renferment des clioses justes.
Sur ce, messieurs les Ministres, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.
Joachim X.'\I'oléo\.
Archiïes du prince Mural. Papiers de Mosbour,i.
4932. — MURAT A DAURK
Nicaslro, 26 mai 1810.
Au ministre de la Police.
Monsieur le ministre, je vous annonce que les convois portant l'artillerie jusqu'au Pizzo sont arrivés au Pizzo sans accident, on nous signale deux auties convois. L'ennemi ne paraît pas encore prendre le moindre intérêt à contrarier leur marche : ne perdez pas une minute pour faire filer tout le reste; je continue à être satisfait de l'esprit public et très mal de la manière dont ces provinces sont administrées. Les brigands qui tiennent campagne n'ont quitté leur commune que pour se soustraire aux vengeances particulières; c'est
' Agar et Ziirlo restèrcut à Goscnza jusqu'au 6 juin et ne se rendirent que le 8 juin à Monteleone, où ils restèrent jusqu'au 17 juin.
une réaction continuelle à laquelle les mesures de la police n'ont pas peu contribué.
Je désire savoir si c'est en vertu d'un ordre de la police que l'intendant Briot a écrit une circulaire aux sous-intendants de sa province pour leur demander la liste des personnes qui, dans un événement extraordinaire, seraient contraires au Gouvernement. En général, je désire qu'il ne soit écrit aucune circulaire de police sans qu'elle m'ait été auparavant communiquée.
Plusieurs brijjands se sont déjcà présentés et j'espère que tous se présenteront, c'est le mot de patriotes et de brigands qui a mis les armes à la main aux deux partis. Il est temps que ce mal cesse et que, sous le nom des patriotes, on ne puisse plus égorger et voler. J'ai manifesté bien bautement partout mon mécontentement à cet égard et annoncé que la Révolution était terminée et que je ne voulais plus avoir qu'une famille de sujets fidèles et obéissants. Que toutes vos lettres parlent ce langage dans tout le Royaume. Je continue à recevoir des plaintes sur les moyens de transport. Je pars à l'instant pour Monteleone; donnez-moi des nouvelles de la conscription.
Archives du prince Murât. R. X\'I. p. •23i.