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3267. — MIRAT A Wl'OI.KOX '
Miilriil. 7 mai ISO.S. -J liciiri'S dii mntiii.
A Sa Majesli' l'Empereur.
Sire, i ai rocii les deux Icllrcs de \ . M du '^ .Ir r(';iicllc l)i<"ii (lue \ . M. ail si;{nc le i son Irailc avec le mi (lliailcs IV , cl (|ii(' le Prince des Asluries ait (|uill<' IJa\()niie le inèine jour. Je |)ense que V. M. aura appris les événements du 2 le 5 au soir; et connue loul m'autorise à croire que ce Prince ne faisait tant de résislance (|ue parce {|u'il sa\ait ce qui devait avoir lieu ici le :2,el qu'il voulait en attendre le résultat, il eût été certainement plus doux en apprenant la défaite et la résijjnation de ses plus ardents partisans, car ces derniers ont été intraitables jusqu'après les événeuicnls du 2. Les membres de la Junte ne m'ont pas dissimulé qu'en envoyant au Prince des Asturies la protestation du Roi son père, ils lui avaient renouvelé leur service de fidélité. C'est sans doute ce qui lui avail donné cette espèce de fermeté qu'il a constamment affectée.
La Commission de la Junte nommée |)our se rendre au Conseil de (bastille, à l'effet de lui donner communication de la Icllic du roi Charles IV à son (ils, s'est réunie à lUie députation de ce mèuu' Conseil. .\L de Caballero leur a e\po.-;c avec la même force les événements d'.Aranjuez, et a prouv('' la nidlih' de l'abdication Ils onl dû se réunir de nouveau ce soir, el c'esl demain à I I lienics ipiils doivent faire le rapport. Je craindrais d'avoir- nri peu \vvn\c mon affaire en cherclrarrt à voirs faire dciiiander- le l5oi Josrpji pour i(;[nrr' en Espajpie, si la présidence qui m'a él<' «lonnée n'elait pas plirs (irre suffisante. Cai- depiris ce malin trois ('es mi-nibrcs de la Jrrnie veulcnl donner' leirr dérrrission ; (rFaiiill (|ni dcviiil p;ii Irr- en lavcnr de la démarche auprès de \. M. rr a pas orrvcri la boriclie lil av.iil dormi avec sa femme depuis la deririeic (h'Iibéralion ), cl M (\\' r.aballero cl arilrcs (|ni se laisaicnl nir nri'rilc de se nu-llic crr avant, C(Mi(planl le faire devarrl Iciri lîoi cl en nblenii- en-^itilc le salaire, S(Mit dcvcrrrrs loni à c<irrp froids el riidillci cnls .le \i\w ai l'ait enteiulrc qire sons aireirir rapporl. je i:i' pitovars ('lie Itoi d'KspaîpU', (|ne je ne prurvais pas èlrc vciin d.ins ce pa\s-(i pour moi. (|uc certaiiri im-nl V M ne rn'\ arrr.irl pas ciivoyi' --i Kljim avait desijpie ponr Icrrr .soir v eijiin. el( C'peiul.uil je ieee\i,ii
' rnliji.i' pai M. \ I,' VMlinSM, fjtll I' ]fnniil>iti< I ili Miiifl. Il " <,< i\" .! 1 1 .
LIIH TIvVAVCK V.X KSI' AG\ Il . — ISOS (\\)
demain le liaiti- dt' V. M. avec (lliarics IV, cl loiilc la nalioii llccliira (lovant la décision de V. M.
La conslernation disparait pen à pen; la confiance renaîl, la pins ;traiide lran(piillit('' rèjjne; et lorscpi'on s'anèle ponr lire mon iirdre du jonr dn ;î, on commence par rcjjarder si l'on n'est pas jiliis (le linil.
.i adresse à V . .\i. copie d'une ciiciilaire (|nc j'adresse an\ capilaines ;{énéran\ des pnninces; (ont ie inonde pense (|n'elle pcodnira le nanllcin- (dlet. .j'\ joins un ordre dn jour (jue l'on a <{('nn''ralemenl crn n(''cessaire, lanl la consternation était «générale, et nne proclamation (pn- j'ai l'ail l'aire an (ionseil de l'hupiisition. Les cioclies n'avaient pas sonné depnis le 2, et les boutiques ne s'étaient pas encor<> (»n\ertes. Anjonrd'lini tout le monde a repris ses lialdliides ordinaires.
Le jeune Uoi d'Ktrnrie partira demain.
.le donnerai le Cfunmandenu'ul de la 3'""" division i\ii jjcnéral Dupont au général Frère et j'enverrai le général Monnet à .^randa pour lemplacer ce dernier.
\ . M. trouvera ci-joint nne note (pii m'a été donnée par le ministre O'Farrill, relativement à la conduite des Marocains sur (leiita, ainsi que différents extraits de leltres de s(>s consuls en Ks pagne.
Arcliii es nationales, AF'^' KiOG, 1, 30. et Areliires du prince Murât. R. XIV. p. 258.
32fi8. — MURAT AL GL\1':RAL LlCPIf,
7 mai 1808.
A monsieur le général Lepic.
Monsieur le général, par un rapport de police, j'apprends qu'un cheval bai, âgé de 5 ans, a été volé bier, 6 dn courant, vers les 8 beuics Ij'l du soir dans les écuries du Roi. Je suis autorisé à penser que ce vol a été commis par des chasseurs de la (larde. \ euillez faire prendre des renseignements et m'en faire connaître le résidtat. On continue de me faire des plaintes contre les .Manu-lucks; appelez les officiers cbez vous, et dites-leur que je veux que la discipliiu' soit rétablie, et (}ue je sévirai .sévèrement aux premières plaintes qui me seront portées.
\r<lii\.'s (in piinip Mnial. It . Mil, p. UiO.
3269. — MAPOLKOM A MURAT'
Bayoniie, 7 mai ISOS, à G heures du soir.
Mon fièiT, rcscadrc cspa^nolo vsl à Mahoii. Cotte cscadic était partie le 10 lévrier de (lartliagèiie pour .se rendre à Tonlon. Elle aurait |)u y cire rendue assez à temps, |)ourse réunira mon escadre de Toulon et partir avec elle, elle n'en a rien fait, et s'est rendin- à Malion où elle est depuis ce Icmps-là. 11 est bien nécessaire (|ue le ministre de la Marine envoie des ordres et des officiers dans tous les ports pour préparer des moyens de seconrs pour cette escadre et surtout pour .Malion. Hende/-moi compte de ce (pi'aura lait là-dessus le ministre de laMarine. Une escadre anglaise est devant Mahon ' . Je \ous ai mandé de \ous occuper du camp de S'-Hocli et de Cadix. Il Tant que la division du <jénéral Solano se dirige à marches forcées sur Cadix, qu'il s'y rende de sa personne en poste et que tontes les mesures soient prises pour contenir les Anj^lais. J'attends l'état de situation de toutes les troupes espagnoles. Aussitôt que je l'aurai reçu, je déciderai de (|uelle manière ces troupes doivent être disposées. Ayez donc des conférences aveclcs ministres de la Guerre et de la Marine sur les moyens de sauver Mahon, de renforcer^ le camp de S'-Hoch et de garder en force le port de Cadix. Envoyez des officiers du génie au camp de S'-Roch, qui examineront bien la situation de Gibraltar. Je vous envoie par duplicata la lettre et les pièces que je vous ai expédiées hier au soir |)ar Excelmans et par trij)licata celle que je vous ai expédiée \)iU' l'estafette d'hier matin. Pensez à Cadix et à Mahon. Je pense qu'il faudrait entre Cadix et le camp de S'-Hoch au moins 10 mille hommes, infanterie, cavalerie, milices et troupes régulières, de peiiique les Anglais n'essayent d'entreprendre (|iiel(|ue chose.
Sur ce, etc.
Ai-rliives dii prince Murât. I). 467. 54.
3270 — ML'HAT A NAPOLKOX *
M.idi-id, le H mai 180H, à 3 heures du malin.
A Sa Majesté l Empereur.
Sire, j'ai reçu presqu'en Fuéme temps les deux lettres de V. M.
' Corres/jondotice i/e iXa/Julcoii, n" \IIIM[)CCC\\III.
*-' Mots .lutojjraplics.
* l'nhlicc par M. .\. Llmrkoso, (Àfrirx/ioiufanre de Mural, ri" (XXCV I.