‹ Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1767-1815Chapitre 17 sur 104 · I.IKITKXAXCI'; i;.\ KSPAGM'l. — IS · texte numérisé non relu

I.IKITKXAXCI'; i;.\ KSPAGM'l. — IS

(lu i mai, de midi et de 10 heures du soir. Je suis plus sensible qiuje ne saurais l'exprimer à la nouvelle marque de eonfiance que vient de me donner V. M., mais je ne dois pas vous dissimuler que la tâche qu'Elle vient de m'imposcr me paraîtrait au-dessus de mes forces, si V. M. ne venait à mon secours. Tout est ici désorganisé; les finances surtout sont dans un étal pitoyable; il n'y a pas un soi dans les caisses; on vit d'emprunts au jour le jour, et depuis les derniers événements, toutes les caisses des banquiers sont fermées. Le crédit a disparu. Sire, V. M. vient de conquérir l'Espagne par la force de son génie et par celle des circonstances ; vous vous l'attacheriez pour toujours, si V. M. voulait faire ouvrir un crédit de quelques millions sur sa (laisse d'amortissement. Car le ministre des Finances me disait ce matin (ju'il ne savait où trouver de l'argent à emprunter. «S. M. I., me disait-il, fera le bonheur de l'Espagne, si elle \oulait nous faire payer ce qui nous est dû pour les fournitures faites à son esca<lre de Cadix, ou nous prêter. " Je prie V. M. de prendre en considération la position de TFlspagne, et je ne doute nullement que, d'après ses projels ultérieurs sur ce royaume, elle ne se décide à lui être favorable. Je commence d'ailleurs à être fort embarrassé pour le service des hôpitaux et pour les différents services.

Aucun mamelouck étranger n'entrera dans les manieloucks de la Garde de V. M. La brigade du général Caulaincourt arrivera demain; les autres régiments et escadrons de marche arriveront successivement, et seront incorporés dans leurs régiments respectifs.

V. M. a dû se convaincre par l'extrait de la correspondance de ALidrid dont elle m'envoie copie, que je lui rendais un compte fidèle de l'opinion publique. Je répète à V. M. que la leçon a été bonne, et tout annonce que la tranquillité ne sera plus troublée. Les coups de canon du 2 assureront le pavillon de la dynastie nouvelle. La terreur était encore hier dans la ville; j'ai cru devoir employer toute espèce de moyens pour rassurer les habitants. Ordres du jour, proclamations, tout a été mis en usage. J'ai pensé qu'il fallait ramener un peuple égaré sur lequel la dynastie de V. M. est destinée à régner.

V. M. aura pu voir par mes précédentes lettres que déjà la Junte suprême du Gouvernement, le Conseil de Caslille et celui de l'Inquisition ont fait des proclamations pour empêcher les troubles et prêcher la tranquillité. Je crois être surtout entré dans les vues de V. M. en me faisant nommer président de la Junte. Quel est

72 JOACHIM MIIUAT

rKs|ia;{ii()l i|iii poiii'i'.'iil iii.iiiilciiaiil inrcoiiiiailic mon ;:iil(H'il('', |)iiis(iii(' je la tiens de (lliarics IV cl do Ferdinand, (|ni |)ai' relïet de ma iniminalion a été re|K)ussé p.ir celle même .liinle (jn'il avail ciéée Ini-mème. C'est ce (jui m'a l'ail vous écrire (lu'i'ï la rijpienr vons nonrrie/. \(»ns |)asser de Charles 1\ cl de Keidiniind.

.le viens de ré-nnir à linslanl les ministres; je leur ai commiiiii- (iiie ma nominalion de lieutenant ;;éné'ral du ro\aiime. Celle di'-lcrminalion de V. M. el de Charles IV a parn les rassurer enlièremenl, et ceux d'entre eux qui ce malin avaieni donne- leiii- (!(''niission se sont montrés ce soir dans les nu'illenres disposilions, cl ne mon! plus |)arlé de Ferdinand, il paiail (|M'on ne s'opposail an icloni' (le Charles IV, (jiie parce {|u'om redoiilail celni de la iW-ineel du Prince de la Paix. L'cspoii- de conser\ei- les colonies ;i pins l'ail encore; il réunit Ions les esprils, de manière (pie j'esp(''re (pi'à l'avenir je ne lenconlrerai plus de dilliculU'S. .le suis hieii aise snrlonl ipi'O'Fairill soit resté ; c'est un homme de heauconp de mérile, de prohité, el généralement estinu'. Le ministre des l'"iiianccs jouit de la uu^me réputation.

.l'ai déjà demandé (pi'il lui lorme une Conuuissi(Mi c(un|)osée d'un cliel' de division de cluupie luinislc'rc, pour uic l'aire nu ra|>port sur radmiuistiati(ui jjéuéiale de l'Espajine. H n'y a aucun inid<{et particulier pour Us miinstres; il n'y eu a pour aucun jjenrc de service, pas même pour la .Maison du Uoi.

Il n'y f» l>oiut de police. Je ])r()poserai à V. M. la uominatiou d'un commissaire général avec les mêmes allrihutious (pi'en France. liCS appointements des officiers «jéiiéraux, des employés, el les pensions sont arriérées de dix mois. licsjjajjesdespalerreuiers delà .Maison (]\\ Koi le sont de six, aussi vendaient-ils les fourrages pour vivre. Je |)rie V. M. (le me faire connaître si Klle désir(> que je lui envoyé des chevaux. Il en existe quelques uns d'assez beauv, propres à son service.

Je (hmm'rai demain des ordres au minisire de la (luerre de réunir les deux réjpnu'iits suisses à Toltulc sous les ordres du jjéiu'ral Rouler.

J'ai eu soin détenir le «[énéial Jnnot au courant de la situation de l'Kspayne, et de lui envoyer tous les imprimés que j'ai fait faire. Je l'informe de ma nomination de lieutenant <j;cnéral du royaume. Le corps du ;|énéral Solano étant pour ainsi dire dissous, sur la demande du ministre de la (luerre, j'ai |)ermis à ((• ;;éuéral de reprendre le comm.indemeni de li province d" \nd;ilousie ; il résidera à Cadix

IJKrTKX.AXCK i:\ KSI'ACXi;. — ISOS T.î

Selon loiilcs les appiiiciiccs, les secousses des événeinenls du 2 mai ne se seront pas l'ail sentir dans les provinces, car il ne m'est pas parvenu (|u'il s \ soil maniiesié le moindre symptôme de soulèvement.

.rallendrai (pic j aie appris (pic tout est parl'ailcinciil tiaïupiillc dans le royaume et les oidres de \. M., pour préparer un travail sur remploi dc^ dinV-rcnls ;[(''iicraii\ (pii se Iroiivciit ici au quartierjieiiéral, parce (pic je n'ai point de division ni de brigade à leur donner. Pent-(>lrc \ . M. pensera-t-cllc ([u'il sera nécessaire de l'aire une divisi(m territoriale.

I,cs ordres sont (!oiiii(''s |)our j)r(''j)arcr dans différents ports des hàlimeiils pour porter aux colonies les nouvelles de ce qui viejit de se passer. J'ai cru m'apercevoir (pi'on avait en soin de ne pas annoncer l'avc'nement de Ferdinand. Mn attendant tous les ordres se font cette nuit dans les dilIVreiils ministères; j'espère qu'ils |)Ourront être expédies demain dans les j)orls et dans tiuites les provinces.

J'adresse à V. .M. la proclamation du Conseil de l'Inquisition. M. Fréville (pii montre beaucoup de zèle, et qui m'est utile, désirerait être nommé maître des Uequètes pour avoir ici un titre <'t un habit. Je prie V. M. d'accueillir favorablement sa demande.

.\rcliiïes nationales, AF'* 16(J(). 1, :!5, et .Arcliiïcs du prince Murât. K. Xl\', p. ■JGI .

;}27l. — AIUR.rr A O'I'ARRILL

s mai 1808.

Au miiiislre de la Guerre.

Monsieur le ministre, je désire que vous réunissiez à Talavera les deux régiments suisses de Rcding et de Preux, et les deux bataillons de Savoie et d'Aragon, qui étaient en garnison à Madrid, à l'époque du 19 mars. Ces deux régiments et ces deux bataillons feront partie du corps de monsieur le général comte d'Empire Dupont, et formeront une brigade (à part commandée par le général de division lîouyer', donnez-leur des ordres en conséquence, et faitesmoi connaître le jour oii ils seront réunis. Je désire que les deux bataillons d'.Aragon et de Savoie partent demain.

Arcliives du prince Murât. R. XIII, p. 170.

' D'aprè,s les (irdres confcmis dans la li'ldc do l'Empereur à Miirat du '«• mai 1808.

:}2T2. — MLHAT A XAPOLKOX '

Madrid, li' 0 mai ISON, à I liciiro du malin.

A Sa Majesté V Empereur.

Siro, j'ai itcu les ('eux li'llrcs (!(• \ . M. du 5, I iiiic de midi, l'anlre de (> heures. Je ne perds pas une niinule pour vous annoncer que la Junte el le Conseil de Castille oui admis la |)ro(eslation de (lliarles IV contre son abdication, l'ont reconnu |)()ur lloi, el (pie demain le décret tpii me nomme lieulenant-({énéral du royaume sera pub'ié et aKiclié dans Madrid et envoyé (!ans toutes les |)rovinces à toutes les autorités, avec les protestations de Charles IV du 21 mars et du 17 avril, sa proclamation, sa lettre à V. M. et celle de V. M. au Prince des Asturies. J'ai été très satisfait dans cette ch'constancc des sentiments <le la majorité de la Junte.

Demain tontes les autorités civiles et militaires me seront |)résentées, et le seivice se fera au Palais conime pour le Uoi.

Je viens de donner l'ordre au ministic (!c la (iueire de réunir à Talavera sous les ordres du «[énéral d(> division Houyer, et pour faire partie du corps du «jénéral Dupont, les den.v réi^iments suisses de Redin;{ et de Preux, un bataillon de Savoie et un bataillon d'Aragon. J'ai cru très politique de faire partir de Madrid ces deux bataillons; leur présence pourrait peut-être redonner de la confiance au peuple. Il faut lui oter tout prétexte de me forcer à lui dounei' une seconde leçon.

Sire, j'en reviens encore aux finances; il n'y a pas un sol dans les caisses. Je pense que V. M. ferait une chose extrêmement agréable à la nation espagnole en lui ])rètant quelques inillions, qui seraient uniquement destinés à payer la solde arriérée des troupes, les pensions des veuves et des militaires, et les différents em|)loyés civils et judiciaires; tous ces gens-là ne sont pas payés (!epuis six ou huit mois.

Le ministre des Finances a convoqué ce matin les plus riches banquiers de la ville pour iaire un emprunt sur les diamants de la couronne. Je ne le permettrai pas, avant d'avoir reçu l'autorisation de V. M.

J'annoncerai à l'armée espagnole (ju'à compter du 1" juin, elle sera traitée comme l'armée française; je suis persuadé que cette nouvelle la flattera beaucoup.

' Publiée par .M. A Llmbhoso, Correspondance de Mural, n" Cr,\CVIII.

LIELTLXAXCE EN ESPAGNE. — 1808 75

J'espère que je recevrai cette nuit par le yéiiéral Kxelmans la renonciation de Ferdinand. Cette pièce achèvera de le perdre dans l'opinion de la nation, qui déjà attend aujourd'hui avec impatience un des frères de V. M. pour Roi. Je le répéterai toujours : Je crois qu'il est très instant que V . M. le fasse connaître et qu'il arrive ici. J'adresse à V. M. une relation détaillée que j'ai crue nécessaire pour éclairer l'opinion publique. Je ne l'ai pas l'ait imprimer; V. M. en fera l'usage qu'elle jugera convenable.

Archiies natiouales. AF'^ 1606, 1, 36, et Archives du prince Murât. R. XIV, p. 264.

3273. — AIL'RAT A OFARRILL

Madrid, 9 mai 1808.

Au ministre de la Guerre.

Monsieur le ministre, les troupes espagnoles de terre et de nier doivent être traitées comme les troupes françaises, dans la supposition que quelqu'une d'elles le soit moins bien. J'aime à croire que l'armée espagnole trouvera dans cette détermination une preuve de l'intérêt que lui porte l'Empereur. Je désire que vous la fassiez connaître par une circulaire et que vous preniez toutes les mesures nécessaires pour qu'elle reçoive son exécution, à compter du l"juin prochain. Déjà j'ai donné des ordres à l'intendanl général de l'armée de vous fournir tous les renseignements qui vous seront nécessaires.

Je désire que vous me fassiez remettre dans le plus bref délai l'état de toutes les places d'officiers vacantes dans l'armée, et que vous me proposiez des sujets pour les remplir.

Je désire que vous nommiez deux commissions composées des officiers les plus instruits. Vous les chargerez de rédiger des ordonnances de manœuvres d'infanterie et de cavalerie. Klles devront consulter les meilleures qui existent déjà, et en adopter ce qui leur paraîtra le plus propre au perfectionnement de celles !]ue l'on suit maintenant en Espagne. Vous me proposerez des candidats parmi lesquels je choisirai ceux qui devront composer ces deux commissions. Elles seront chargées de proposer les changements qu'elles croiront nécessaires à l'habillement, l'aimement et l'équipement de l'armée.

Archiies du prime Muât. R. XIII, p. 110.

71) JOACIIlAi MIKAT

:527V. Mlini' \ ()F\I{HII,I.

\lailri<l, •) iii.'ii ISOS.

A/t minixirc de la guerre.

Mitiisiciir le iiiiinslrc, monsieur le ;[(''ii('i;il l,;irilniisiri(', coinman- (laiit Tiii lillnif Ac^ aimes en Ks|ia;[iic, me rend enin|)le (|iril existe à l'Arsenal nn ninsée où se Iruuveni dilTerenls modèles de honclies à l'eu, de machines el de l'orliliealions. Il propose de cliariier un oflieier d artillerie espa;jn(d de la sinveiliance el de la eoiiserv aliini (le ce musée. l''aile.s-u)oi eonnailre voire opinion sur l'imporlanee de (elle mesure.

liC même jjc'iH'ral demande de UM'Ilre à sa disposilion une escouade de vin<{l onuiers de l'ai'iillerie espa;|nole pour la réparali(ui de ses voilures. Il sollicile la rm^ne d('Tisi(ui poni- le parc de |{aiC(done. .le vous prie de donmr des ordres en conse(pience, si vous u' \ li'ouvez [)as d'inconvé-nieul.

Arrliiifs ilii (irince Miir;it. II. Xlli, p. 17 1.

:}275. — MIKAT .\U HOI CIIAIJI.KS IV'

Madrid. 0 mai 1»U8.

A Sa Majesté le Roi C/iarIrs II

Monsieur luon Frère, je reçois à l'inslanl la lellre de V . M. avec copie de celle qui esl adressée à votre uuijordoine. .le n'ai poinl encore counaissjince du traite dont me |)arle \ . M. V.n atlendaut que je le reçoive, on préparera tout pour le dépail de hnis ces objels. .l'apprends avec la plus «{rande salislaction que ton! s'est arranjjé suivant vos désirs; connaissaul les senlinienls de rKni|)ereur |)(Mir V. M., j Clais persuadé que C(da ne pmivail être anirement. .le suis

' CJunlcs l\ Il Muni/ — l{;iyoinic. à !"Hùlcl liiipc-riid dil le (jdiacrriciiicnl , ce 0 mai |.<0S. — t ... Le Irailr (pii vient d'avoir lien entre S M. I et H. et moi. el dont \(>tr(! .Altes.se doit sans donte avoir connaissance, me laissant arhil'e de disposer de Ions les diamants de la (lOnronne, j'espère (pie V. A. I. et R ne me rernsera pas la faveur d'en piot('';(er le renvoi en France, (l'est à cet effet (jue j'adresse ci-joint à V .\. I. nne copie de l'ordre (jiic je donne a!i chef de ma jrarde-rohe, en la priant de voidoir liien lui accorder sa protection en nu'me (si<) «pie la force armi-c dont il aura Itesoin pour escorter, jus(praii lien de ma ic'sidence, les cliarriols cpii doivent transporter ces précieux effets ainsi ipiu ma {{arde-rolic et crllc de l;i iteinr m ;i('ner.d •• i \iriiirrs (In pi'incc Mural. I). VtiS iJi.i

Mr.iTKVAVCi': i;\ i:sp\<;vr;. — isos 77

tVicli!' (|iic \. M. soit loiijoiirs Mil |M'ii smillraiilc, j'cspcic (|iic les chalciiis et un iiH'ilIciir air dissipcrniil ciilièrcmciil vos (loiilciiis. .l'appitMids aussi avec le [)lus •{laiid plaisir ([iic la santé de S. M. la Heine est toujours houne. J'espère que lii Heiue Marie-liOuisc sera déjà arrivée auprès de Vos Majestés en bonne sanli'-. Le Roi son (lis est parti hier matin, il est entièrement rétabli.

\ous jouissons ici de la |)kis grande tranquillité, ce (|iii me donne l'espoir de pouvoir bientôt m'en absenter, et coiisé(|uemment de revoir V Os Majestés et de pouvoir leur renouveler de vive voix tous les sentiments d'aiTeelion (|ue je l'onserverai toute ma vie pour elles.

.■\rcliiics (lu piiiiie Miiiat. lî. \11I. p. 172.

327G. — MLR.Al' Al Gl';.Vt':i{.AI. JUXOT '

\Iadilil, f) mai ISOS

A monsieur le duc (/'Al/ranfcs.

.Monsieur le duc, vous trouverez ci-jointes toutes les pièces qui

viennent d'être publiées ; elles ont calmé toutes les tètes, (ixé tontes

les incertitudes. Le changement moral de la dynasiii- est opéré.

Vous me plaindrez sans doute, ions qui cisnnaissez mes principes et

mes goùls, (!n surcroît de travail ancpiel je vais être obligé de me

livrer, et de la gène où vont me mctlre mes nouvelles lonctions. Je

\ous l'.iie (!e laire remettre le pa(|uel ci-inclns à monsieur le général

C.aralT;!. Vous êtes autorisé à annoncer aux tronjies espagnoles

qu'à compter (\u !" juin, elles seroiil payées et traitées coiiiiik' les

troupes françaises. Dites surtout au général Solano (jue l'aiinée

espagnole doit retrouver dans le nouvel ordre des choses la coiisi-

fleration qu'elle ii'avail pas sons l'aiiiMeii gouvernement, .le vous

(iiiai (•oiidi'enliellemciil et pour v(uis seul, (|ue le IJoi de Maples est

destine ;i être Hoi d'Kspagne. Donnez-moi donc plus souvent de vos

nouvelles; prenez |)onr cela quelipies iiist;ints siii- vos grandes

occupations. \ (iiis connaissez mes senliments pour vous, cl vous

devez (~'tre persuadé de loiil le plaisir ipic j'épi-onvcrai à recevoir

s<Miv eut de \ 'V- lelli<-s.

.Auliiu.'s (In (Jiniie .Muidl. li. \!ll. p. \~ ;, il .Airhivrs impLM-iales dr \ itMiiic.

• Publiée par le D' H. Schlimkh, MittheiluiKien des l'iit/fiif.y fui- œster~ reic/iisx/ie (fesi/iic/tts/'jrxchunf/, 1889, X. Baiid V He!L

78 JOACHIM MUHAT

Page 1