‹ Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1767-1815Chapitre 54 sur 104 · Warchese AcyuAViiA — Di buona vo'onta · texte numérisé non relu

Warchese AcyuAViiA — Di buona vo'onta

26. Paolo Xic GiAMi'AOï.o — Uomo di Icttere ; sa l'agricoltura, conosce poco gli alfari, sarebbe ccccllente per veseovo

27 Giuseppe Garta. — Lomo prudenic nella condottc degli affari, di snfficiente intelligenze

28 II Principe di Gbrace — Buono per l'economia di sua fami<|lia.

29 II Principe di Cerchiara. — Uomo diligente, di buon senzo e di médiocre intelligenze

Il segretario Tito Maxzi ha molto ingegno, è molto istruito ed ha buon criterio, sarebbe un buon consigliere di stalo

Tra gli uditori del consiglio il più abile è Xiccola Santangelo, clie ha molto

288 JOACHIM MIHAT

reux pour iKtal, i>t qiril nu* prive d'appeler au Conseil des hommes éelairés, capables de m'aider à faire marcher l'admiiiislralion, je nie verrai forcé de composer les différeules sections des membres qui sont les moins mauvais et de ne convoquer à ravenir que ces mêmes sections, qui ne seront alors à propreuuMit parler que le Conseil d'Ktat. \\ec le temps ils s'Iialiittu'ront à ne se considérer que comme conseillers d'Ktat honoraires, et lorsque ce moment sera arrivé, je leur concéderai ce titre, en leur retirant leurs appointements.

Le Hoi Jose|)h, par un décret de Hayonne, décida que le Code Napoléon serait mis à exécution dans son royaume de \a|)les, à compter du 1" novembre. Son décret est inexécutable, attendu que ce Code n'est pas encore traduit, qu'aucune disposition préliminaire n'a été arrêtée, et qu'on n'a |)as encore pensé à rorjjanisalion de l'ordre judiciaire; et cependant Sa .Majesté Catbolicpie, avant son départ de Rayonne pour rKspajpic, décréta la nomination des nu'mbres qui devaient composer la Cour de cassation. HiMireusement que je suis dispensé de faire exécuter ce décret, attendu (juil est entre les mains du secrétaire d'Ktat, qui n'en a donné connaissance à personne. Si j'étais obli<{é de m']! confornu'i-, ce tribunal serait tout aussi mal composé que le Conseil d'Ktat.

J'ai ordonné que la traduction du Code Napoléon faite pour le royaume d'Italie fut adoptée et soumise à une Commission cliarjjée de rectitier les erreurs qui auraient pu s'y jjlisser, et de me présenter les modifications dont elle le jugera susceptible pour le royaume de Xaples. Son travail me sera soumis incessamment, et j'espère que le Code Napoléon sera en vijjueur dans nu)n royaume au conunencement de l'année 1800.

La répartition de l'impôt foncier s'est faite jusqu'à ce moment dans les bureaux du ministre des Finances pour tout le royaume, mal<{ré l'existence des conseils de provinces, d'arrondissements et de communes, ce qui a donné lieu à une inlinité d'abus et de vexations, car il est prouvé qu'on a cbarjjé tel ou tel individu qui a été obligé de payei- des sommes pour obtenir un dégrèvement. J'ai ordonné à mon ministre de llntérieui- de convoquer les ctmseils de provinces, etc., pour le 15 8''", pour terminer leurs travaux le 2(î du même nu)is. Ils seront chargés pour Tannée 180Ï) de la ri-pailition des impôts, opératiitn (jue la nation verra avec le plus grand plaisir.

ingrjjno P(l lia faUf hiioDP studj I)"po lui i icnc (larlo Cianciiilli, iiuli (îiii.<<('p|»> Vallc. Il l'rinripc ili (.asiagneto e (larlo Tocco pronii-tloiio biiona rinscila Archives du prinrp Murât. D. 201 'I).

ROYAUME DE \APLES. — 1808 289

Sire, sans doute le Hoi Joseph a lait le plus grand bien à X'aples, mais il reste encore beaucoup h faire. Je suis déjà an milieu des papiers et des cartons. Je suis arrivé ici seul avec mon secrétaire, et conséquemment je me trouve fort embarrassé, malgi'é tout ce que je dois attendre du zèle et des talents de tous mes ministres. Cependant je ne perds pas courage; je chercherai à marcher franchement au milieu des écueils que m'offrent deu\ partis diamétralement opposés. J'espère qu'une volonté bien prononcée me tirera d'affaire. Je suis résolu d écouter d'abord tout le monde, de ne prendre de détermination que lorsque je serai bien sur de mou ftiit; j'agirai lentement pour ne pas être obligé de revenir sur mes pas. Il vaut mieux ne pas faire de décrets, s'ils doivent rester sans exécution. Sire, à la tète de vos armées, je n'hésitais pas pour agir. Votre Majesté daignait me conduire, j'étais sûr d'atteindre le but. Ma position est bien différente aujourd'hui que 500 lieues me séparent de Votre Majesté, et que je suis privé de ses conseils et de ses leçons.

La ville est encore illuminée aujourd'hui, et l'enthousiasme est à son comble; jamais iVaples n'a offert un accord si général d'admiration et de dévouement pour Votre Majesté, pour lui avoir donné un roi élevé à votre école.

J'ose demander à Votre Majesté si Elle croit qu'il n'y ait pas de danger à donner une organisation définitive à la garde civique, dans ce moment d'élan où chacun rivalise d'amour pour son Prince et de dévouement au service de la Patrie.

Je ne desespère pas de pouvoir bientôt annoncer à Votre Majesté la reprise de Caprée'. Les forces qui la défendent sont presque entièrement composées de Corses. Le ministre de la Guerre s'y est ménagé des intelligences ; il y a fait passer au moins 50 soldats corses du régiment qui se trouve à Xaples; ils ont été reçus comme déserteurs, et doivent se réunir à ceux qui sont déjà gagnés, pour s'emparer des pièces et nous faciliter la descente. Douze cents hommes sufflsent pour cette expédition; tout est préparé pour son exécution.

' Le général Lauarqiie [Mémoires et Sourt^nirs, t. II, p. 138^ prétend que la police était si mal faite à Xaples, t si mal servie lors de la prise de Capri (juMl y avait ua régiment de 1 000 hommes dans l'île, avec un pareil nombre do Corses, et que Salicetti croyait que la garnison n'était que de 5 à 61)0 Corses, et suivant lui, tous ces Corses devaient déserter et à peine cinq ou six se joignirent à nous. J'acquis même la preuve que les Corses avaient fait d'accord avec Hudson Loue un plan d'attaque, que Salicetti trompé avait donné au Roi comme d'un succès infaillible et qui nous conduisait à une mort certaine, si je l'avais suivi, comme j'en avais l'ordre, i

TOMK VI. 19

J90 JOACHIM MIHAT

Nous sommes égalemon'. sûrs d'opérer iiiic iiisuncition en Sicile, quand nous le voudrons, mais il faudrait appuyer les insur;[és et ne pas les abandonner (juand ils auront levé 1 étendard delà révolte. Je puis com|)ter sur le général Molitcrno qui a toute la confiance de la Reine Caroline, et sur beaucoup d'autres olficiers (|ui ont fait dire à leurs parents qu'ils nous attendent avec impatience. Je prie Votre Majesté de me faire connaître ses intentions à ce sujet, (^e serait un très grand malbeur pour moi (ju'il n'entrât pas dans les vues de Votre .Majesté de faire cette expédition, car tous les Napolitains l'ont re<]ardée comme certaine, du moment de ma nomination au Irone des Deui-Sicilcs. Leur espoir s'est fortifié aujourd'bui à la lecture d'un article du Moniteur'- dans lequel Votre Majesté dit en parlant des .Anglais : L' expérience nous prouvera s'ils sauront défendre la Sicile.

Les ministres (|ui toucliaient à la fois les appointements de conseillers d'Ktat et de ministres sont venus me prier aujourd'hui de les dispenser de recevoir ceux de la première de ces places, voulant être les premiers à donner l'exemple de 1 économie ijui doit être portée dans toutes les branches de l'administration. J'espère que cette conduite sera imitée par tous les olficiers de la (](»ur; le service d'honneur ne pouvant et ne devant se payer que par de la considération.

Trois ministères sont vacants ', et je suis fort embarrassé pour y nommer. Des Français pourraient les occuper, mais je crains d'indisposer les Napolitains (|ui déjà ne paraissent que trop portés à leur trouver des torts. Mais je preiidiai patience.

Je suis...

Archices natiuiiales, .\F'' 171 î' llli.

3W5. — MlK.Ai AL GKWAi \l, PAIITOLXEAIX *

.Vajiles. 8 se|i(einbrp I80H.

Monsieur le général, j ai reçu votre lettre de félicitations, ainsi que les différents rapports (pie vnus avez adressés au maréchal

' Saliceli avait reçu le portercui!!*' de la (jiicrrp en pins de son ministère de la Police; l'archevêque de Tarenlc. •lapeceiatro, était ciiarjj»'- du ministère de rintérieur, vacant par le départ de Miot pour l'i!lspa;|ne, et le prince Pi<jnalelli di Cercliiara avait pris aux Finances la succession de Hœderer, parti •■•jaiement.

' Louis Partonnaii I, dit Parlouiicaux, ne- a hornilly-sur-Seine f.Aulte) le 26 septembre 1770, yrenadier le 21 juillet I71M. lieutenant en 171)2. rlief de brijjade en 1795, général de brijjade le 22 avril 1791». yénéral de division le 27 août 180:L

HOVAIMK 1)K VAPLKS. — 1808 291

l*énj]non. \ otic rapport du 12a plus particulièrement fixé mon attoulioii. J'espère que les instructions, (jue j"ai charjjé le chef d'état n)ajor de vous remettre, vous sont déjà parvenues : elles s'accordent parfaitement avec votre manière de voir. Ainsi vous devez concentrer le plus possible toutes les trou|)es de votre division sur Monteleone. Trop faible pour pouvoir garder tous les points accessibles de la côte de la péninsule que vous êtes chargé de défendre, vous devez vous borner à observer, bien connaître les projets de l'ennemi après son débarquement, l'attirer même en quelque mauvaise position, pour pouvoir ensuite tomber avec succès sur l'ennemi qui aurait osé débarquer. \ous connaissons la force présumée que l'ennemi peut débarquer; elle sera toujours inférieure à celle que vous pouvez lui opposer, car j'imagine que vous ne comptez pour rien, ou du moins pour bien peu de choses, les troupes de la Reine Caroline. Vous les battrez donc infailliblement.

Je ne conçois pas qui est-ce qui a pu donner l'ordre pour le départ du convoi qui a été attaqué au Diamant. 11 est inconcevable qu'on 1 ait fait escorter si faiblement. J'espère que cela n'arrivera plus à l'avenir.

Les compagnies des garde-côtes vont être organisées, et des batteries vont être établies sur les piiiK'i|)au\ |)oints de la côte où il en manque; c'est le moyen d'assurer autant que possible le cabotage.

Mon chef d'état-major vous aura fait connaître la peine que j'avais éprouvée en apprenant qu'on avait violé les caisses. J'ai du vous faire témoigner mon mécontentement, parce qu'une semblable mesure ne peut être tolérée que dans un pays conquis ou ennemi, et je ne souffrirai jamais, tant que je gouvernerai le Royaume de Naples, ce manque d'égard pour la souveraineté.

Vous avez bien fait de passer un marché d'urgence pour le compte des fournisseurs.

En Italie toutes les armées de Sa .Majesté sont sur le pied de paix, et la paix règne dans toute l'Italie, je pourrais donc mettre les troupes stationnées dans mon royaume sur le pied de paix; mais mù par l'intérêt que tous les militaires savent que je leur porte, et voulant plus particulièrement bien traiter ceux qui sont dans mes Etats, j ai décrété (|u à compter du 1" octobre prochain, toutes les troupes recevraient, en indemnité des vivres de campagne, i sols par jour, par homme, qui seraient payés avec la solde. Par ce moyen je crois avoir mis un terme aux abus qui pouvaient se glisser dans l'administration des vivres, avoir assuré ce service, et

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enfin avoir beauconp fait pour le soldat. La même détermination qne j'ai prise il y a cinq ans en Italie, fut généralement applaudie, et larniée la reçut favorablement. J'espère que l'armée que je commande la regardera comme une preuve de ma constante sollicitude.

Le chef d'escadron Manliés, mon aide-de-camp, vous remettra ma lettre. Je vous prie de lui donner verbalement et par écrit tous les renseignements qui pourraient intéresser la sûreté publique et la prospérité de mon royaume.

Je connaissais déjà depuis longtemps votre attachement pour moi; j'agrée la nouvelle assurance (pie vous venez de m'en donner par votre lettre; et la manière distinguée avec laquelle vous avez servi dans les dalabres où vous avez conquis l'estime générale des habitants, me garantit d'avance qne la tranquillité de ces provinces ne sera plus troublée, et que sa défense est assurée.

Archives du jirince Miirat. R. XIV, p. 1.

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