‹ Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1767-1815Chapitre 72 sur 104 · HOV.AIME I)K VA P LE S · texte numérisé non relu

HOV.AIME I)K VA P LE S

fassiez un rapport très circonstancié sur cette alïaire; surtout sur la nioralilé de la mère, de l'abbé de Supino et du Prince hiiméme.

Je vous adresse la pétition qui vient de m 'être remise, je crois, par sa malheureuse épouse.

Je saisis avec plaisir cette occasion de vous assurer de ma satisfaction sur votre conduite dans la Province que vous êtes chargé d'administrer; faites-moi connaître aussi la cause du manque du service des subsistances, les fonds sont faits exactement au fournisseur général; envoyez-moi, tous les huit jours, un rapport sur l'esprit public et sur ce que vous apprendrez de la Sicile. J'espère être bientôt au milieu de mes bons et braves Calabrais.

Archives du prince Murat. R. XIV, p. 4X

3598. — ML'R.iT A SALIClsTI

(Portici) 10 novembre 1808.

Monsieur le ministre, vous m'aviez fait espérer un rapport sur l'agent des Domaines envoyé à Capri, adressez-le moi le plus tôt possible ; mon intention étant que cet agent soit traduit en jugement.

3599. — MURAT A SALICETI

(Portici) 10 norembre 1808.

Monsieur le ministre, vous trouverez ci-joint le projet de rapport qui doit précéder le décret sur la Dette publique. Il faut donner une rédaction digne, vraie, et qui prouve à la Nation la nécessité de cette mesure et la justice du Gouvernement.

Archives du prince Murat. R. XVI, p. 2î.

intendant à Solmona, puis intendant de la Calabre ultérieure, juge à la Cour de cassation, commissaire royal pour le partafjc des biens féodaux, procureur «{énéral près la Cour des comptes, puis de nouveau intendant de la Terre de Labour, poste qu'il occupa jusqu'à la fin du rè;{ne de Murat ; mort en 1830. Colletta lui a consacré une notice : ^ Alla memoriadi Giuseppe de Thomasis, scritti di P. Colletta e di A^ Tommaseo. — l'arigi, Thomassin, 1837. In-8».

406 JO.iCHI.M Ml KAT

3C.00. — MIK.AT AL PRIXCIi DK lilSlGXAXO

(Porlici) 13 novembre \>iOH.

A monsieur le (irand-Chaucelicr.

Moiisiciir le (îrand-l^liancelicr de 1 Ordre des Deux-Siciles, je suis iurornié que le privilèjje accordé à la manufacture de soie établie au couvent del Carniinello, de fournir exclusivement des cordons et des rubans pour les ordres de chevalerie, n'est pas exécuté dans toute son étendue.

Comme cette manufacture est aux frais de mon Trésor royal, mon intention est que vous la fassiez travailler et qu'en conséquence les cordons et les rubans relatifs à Tordre royal des Deux Siciles soient fournis par elle.

-Archives (lu prince Murât. R. XIV, p. 4H.

3601, — MIRAT A LA rHIXCliSS;': DE PALL.iGORIO

13 noiembre 1808.

A madame la Princesse de Pallagorio.

S. -M. accorde à titre de gratification 200 ducats à madame la Princesse de Pallayorio, et la fait prévenir qu'elle n'attend plus que le rapport qu'elle a fait demander à l'intendant de la Calabre, pour prendre une décision sur l'affaire (jui l'intéresse.

Arcliire* du prince Murât, R. Ml, p 49.

3602. — MLR.AT A SALICETI

Au minisire de la Guerre.

14 noicmbrel808

Monsieur le ministre, le fjénérai Donzelot ' qui commande à Corfou me rend compte qu'environ 700 Russes doivent arriver à Hrindisi et Otrante, |)our de là continuer leur route sur la Haute- Italie. En conscf|uonce, je désire (|iie vous dési,']niez un commissaire

' F'raniois-Xavier DoDzelot, né h .\I;irini<»lc iDouIjs), yénéral de lifijjado le 20 mars IJiOl, gén<-ral de division le G dccemtjrc 1807, baron de l'Enipirc le 3 décembre 1800, mort à Villcvrard le 11 juin 1842.

HOVAUMK 1)K XAPLKS. — 1808 VOT

des Guerres qui se rende en Pouille pour y être ch;ir;[é de les aller recevoir et de les acconipa<{ner, en passant par les Abruzzes, jusqu'aux confins de mon royaume, afin de leur faire préparer des vivres et des loyements. Je désire que les troupes de TEnipereur de Russie soient bien reçues et bien traitées dans mes États. Faites part de mes dispositions au général Octavi et au ministre de la Guerre du royaume d'Italie, auquel vous annoncerez que vous enverrez l'itinéraire des détachements aussitôt que vous l'aurez reçu.

.^rcliires du prince Muial. R .\VI, p. 22.

3(iOÎ. — I,A RKIVK CAHOI.IVK A l,A HKIVK HOHTIvVSr:

(S. i ) le 14 novembre 1808.

Je t'envoie, ma chère Hortense, deux vrais talismans trouvés dans le temple de Serapis. Le troisième, tu le remettras k l'Impératrice de ma part. Deux inscriptions signifient, comme tu le verras : licloire, et tu vois que cela peut très bien lui convenir. J'ai lu avec plaisir dans les journaux que tu allais habiter mon ancienne maison, j'espère que tu penseras quelquefois à moi et que tu y recevras mes amis, que vous parlerez quelquefois de cette bonne Caroline qui a tant de chagrins d'être séparée de vous tous.

J'ai été faire fouiller, rien n'est plus intéressant ', j'ai trouvé des cendres d'il y a deux mille ans et différents vases rares que j'ai envoyés à l'Impératrice par .M. d'Aubusson.

Dis à Xapoléon que je lui envoie une petite tasse de soufre qu'on a faite devant moi à la Solfatara. Embrasse aussi Louis et sois persuadée que personne ne t'aime plus que moi.

Caroline.

.Archives du prince Muraf.

' La reioe Caroline prit constamment le plus grand intérêt aux fouilles de Pompéi, elle accorda pour celles-ci un secours mensuel de 200 ducats et en 1812, l'architecte français F. Alazois publia chez Didot, aux frais de la Reine et sous son patronage, un ouvrage magnifique : Les Ruines de Pompéi dessinées et mesurées pendant les années 1S09-I811. (Voir F. Flrchhkim, lUbliografia di Pompéi, Enolano e ^labia. .Vapoli, 1891 Iu-12 )

/♦(18 JOACniM MURAT

360V, — AYMK A MURAT '

Paris, le 14 novembre IHOS.

Sire,

Je n'ai reçu (\iw le fi du mois l'ordre que Voire Majesté m'a l'ail donner le 5 ofl(»l)re derniei- par M. Leehat de me rendre à Xaples, el la lettre de \()lre Majesté le 10 courant. J'eusse prévenu le premier ordre autant que ma misérable santé l'eut perniis, et j'arrivais à Paris dans les premiers jours de septembre, après un eourt séjour dans ma lamille, avec la résolution prise d'aller rejoindre Votre Majesté, ne consultant que mon zèle pour votre service et le respectueux mais inébranlable attachement dont je suis profondément pénétré |)our votre aujjuste |)ersonne.

Mais si j'ai fait taire encore la voix de la reconnaissance qui me parle si haut, que Votre Majesté daigne croire, je vous en supplie, que je suis déterminé par des motifs d'un autre ordre et d'une autre valeur <jue des considérations qui me soient entièrement personnelles.

Tous les calculs d'intérêt, de fortune et d'ambition, au contraire, si quelque chose pouvait se compter près de mon dévouement, ne me conduiraient-ils ])oint aux pieds du trône de Votre Majesté, qui m'a comblé de tant de bienfaits? Que puis-je donc attendre de comparable en France? Mais, Sire, depuis que vous l'avez quittée, dans les jours qui ont suivi votre départ el au moment où je pouvais penser aux miens, j'ai plus que jamais ac(|uis la conviction que cette bonté, cet intérêt particulier dont Votre Majesté m'a toujours honoré, causaient en effet trop d'ombrage, et une |)ersonne, d'un rang trop élevé pour ne pas imprimer beaucoup de poids et de crédit à ses paroles, m'a dit franchement que si je partais pour Xiiples, j'en serais rappelé aussitôt mon arrivée par l'Empereur qui ne voulait pas que Votre Majesté s'entourât de Français...

Je n'ose pas ajouter l'épithète, elle est trop oulrageante (|uoi(|ii'iniméritée. l'otre Majesté peut seule me juqer.

Plus (ju'étonné de ce langage et après plusieurs jours de réflexion, je sollicitai un rendez-vous de W^' l'Archichancelier qui m'a toujours témoigné beaucoup de bonté, je lui exp()sai ma pénible position. S. A. S. me répondit : .. J'ignore absolument tout ce (pie vous

' Celte lettre! est la première d'une série cîassf'e par \l. de .Mo.'ilioiiry sous la rubrique Av.mé : Correspondance secrète du 14 novembre ÎH08 au 29 mars 1S09.

ROVAlMt: l)K XAPLES. — 1808 409

me dites, mais dans la situation où vous vous trouvez, vous ne pouvez quitter la France sans l'autorisation de l'Empereur, étant trésorier de la Légion d'honneur et capitaine pensionné de l'État, il est donc indispensable que sa Majesté le Roi de Xaples vous demande à l'Euipereur. '-

Sire, j'ai prié M. Agar que j'ai vu ici, de vouloir bien porter aux pieds du trône de Votre Majesté l'expression de mon amour et de mes regrets, et de lui rendre compte de tous ces détails dont je lui ai confié l'exacte vérité, et dont je ne vous aurais jamais entretenu, ayant des raisons de croire que Y'otre Majesté en était instruite, et s'ils ne devenaient ensuite une justification nécessaire du parti que j'ai pris de garder le plus profond silence et de gémir.

Daignez donc accepter. Sire, le sacrifice auquel je me résigne en me tenant éloigné de Votre Majesté. Si quelque chose peut adoucir ce qu'il a de pénible, c'est que dans l'état de dépérissement de ma santé et depuis plusieurs jours livré aux remèdes que m'impose le docteur Corvisart, auquel je me suis abandonné tout entier pour mettre un terme à cette cruelle existence, il est probable que je ne pourrais entreprendre aucun voyage avant la fin de cette année.

Je ne veux cependant, Sire, me regarder comme séparé de votre auguste personne, puisqu'elle seule me rend la justice que je mérite. Tous mes sentiments, tous mes vœux m'attachent à Votre Majesté à la vie, à la mort, et c'est avec un intérêt mêlé d'orgueil, que je vais suivre les événements de ce règne glorieux qui s'annonce avec tant d'éclat.

Permettez, Sire, que je vous adresse à cette occasion mes très humbles félicitations sur votre brillante expédition de Caprée, et que ma faible voix se mêle à ce concert universel de louanges et d'acclamations qui, en France comme en Italie, s'élève pour proclamer votre gloire et les actes de bienfaisance et de générosité qui ont suivi de si près votre avènement au trône des Deux-Siciles.

Je suis avec un profond respect. Sire, de Votre Majesté le très humble et très dévoué ser\iteur.

Aymé.

[J'ose supplier Votre Majesté de brûler cette lettre et qu'elle ne soit vue de personne '.]

Arcliives du prince Murât. D. â'îO. 1.

' Passage raturé par \l. de Mosbourg.

410 j; ACllIM AIUUAT

3605. — Ml'HAT A XAPOLKON

Porliii, le 15 uoiemlji-e l.S)S.

SlIlK.

,]c reçois les deux lettres de Votre Majesté (!e Hayonne; je suis heureux, dans les circoiistauees présentes, d'apprendre ('e vous (pie vous avez été satisfait de l'expédition dc(]a|)ri. Je la regarde comme très heureuse; elle assure la trauquillité de la Basse Italie (pii a tant dintluenee sur le reste de ses autres provinces. Klle a porté l'épouvante en Sicile et a pleinement rassuré mes sujets. Je menacerai,, comme je le fais tous les jours, par toute espèce d'opérations la Sicile, mais j'aurais désiré que Votre Majesté se fût expliquée plus positivement. Je vous ai fait part de mes préparatifs, je vous aii demandé des ordres et des instructions, et Votre Majesté me laisse dans le vague; cependant je dépense beaucoup d'argent. Les canonnières se construisent, des expéditions d'artillerie, de munitions, etc., se font. L'ennemi en est informé, la Cour de Païenne est sur un cable, et je n'ose tenter la fortune d'après la lettre de Votre Majesté. Néanmoins, sur (pie le succès justifie tout auprès de Votre Majesté, si je le crois assuré, je ferai l'expédition; j'ai plus de moyens qu'il n'en faut, et l'enthousiasme est à son comble.

Sire, toujours plein du désir de contenter Votre Majesté et de lui |)laire, et persuadé que j'y réussirais par l'ordre et l'économie que je mettrais dans mes finances, je me suis constamment occupé de ce soin important depuis le jour de mon arrivée à \a|)les, et j'ai la douce satisfaction d'annoncer à Votre Majesté que tout est au courant depuis le 1" août, que j'ai la certitude de pouvoir continuer à faire exactement à l'avenir tous les payements, et que les fonds nécessaires pour payer tout l'arriéré de l'armée de Votre Majesté qui se monte cà 4 millions, sont assurés. Cependant, je n'ai pas augmenté d'un sol les contributions, je n'en ai établi aucune de nouvelle, mais j'ai porté l'ordre et l'économie partout. J'ai trouvé le moyen de diminuer, le lendemain même de mon arrivée, le budget de la guerre de six cent mille francs par mois, la marine de <leux cents, etc. J'ai fait construire cinquante canonnières, le vaisseau se fait, et j'ai fait mettre sur le chantier une nouvelle frégate.

Je vais payer l;i dette publiipie (|ui se monte à cin(piante-un millions du'. J'y j)arviendrai au moyen d'une réduction sur les inscriptions de 5 à 3 "/„, tout le monde sera content; et si jamais on disait à Votre .Majesté qu'on en murmure, je répondrais d'avance

HOVAIMK DK XAPLKS. — 1808 411

et hardiment qiron tromperait Votre Majesté. Peut-être les généraux qui sont auprès du Roi, verrout-ils cette mesure avec peine, parce qu'ils sont tous inscrits au Grand Livre à raison de 5 "/„ '. J'aurai dans le courant de décembre 2,000 vélites de plus sous les armes, parfaitement organisés et prêts à entrer en camj)agne. Ma garde sera complète, les fonds sont assurés pour toutes les deux premières dépenses. Voilà, Sire, l'état dans lequel je me trouve.

Sire, Votre Majesté trouve ridicule que mon ministre des Kelaiions extérieures ait annoncé offlciellcment au vôtre la pri.Àe de Capri; s'il l'a fait, c'était pour vous faire sa cour; il n'y a pas mis d'autre importance. Si dans les feuilles, on a parlé des troupes napolitaines, si on y a dit qu'elles avaient bien combattu à côté de celles de Votre Majesté, on a dit vrai, et je puis assurer à Votre Majesté qu'on n'a voulu, par là, qu'inspirer à la nation un peu d'énergie et de goût pour le militaire dont elle a tant besoin,

' Lo 12 décembre, d'Aiibussoa écrivait à Cli.inipagny à propos de l'opéralion fiuancière combinée par .Murât : « V E a pu voir par le Moiiifeiir napolitain que le Roi a créé un nouveau Grand I^ivrc i 3 pour 100 d'intérêt net, sans retenue, et qu'il y a réuni l'ancienne dette dont l'intérêt se payait à raison de 5 pour 100, avec la retenue du cinquième, ce qui faisait 4 net. Cette diminution d'intérêt a un peu fait crier les propriétaires d'anciennes inscriptions, mais la conduite du Roi est si sage sous tous les rapports, et l'on sent si bien le besoin de l'extrême économie que S. M. a dû porter dans sa propre Maison, comme dans toutes les brancbes de; l'administration, que le crédit pul)lic n'est point tombé, comme il aurait pu le faire, par la dernière opération financière, sans la confiance que le Roi a su inspirer. A son arrivée, les inscriptions sur le (îrand Livre étaient à J7. elles ont remonté tout de suite à 20 et aujourd'hui, malgré la réduction de l'intérêt opérée par la réunion de l'ancien Grand Livre au nouveau, les inscriptions nouvelles sont à 17, ce qui est beaucoup plus haut (|ue lorsqu'elles étaient à 20 et que l'on payait ô pour 100 ou 4 net.

Gliampagny répondit le 2.'î décembre : t L'Empereur a appris avec peine la réduction de la dette publique, elle est contraire aux intérêts du royaume de .Vaples et aux engagements pris par le Roi lorsqu'il a reçu cette couronne. L'Empereur la lui avait accordée à trois conditions : l'inviolabilité de la Constitution, la garantie de la dette publique, l'entretien des armées françaises, j — Alors commencent à pleuvoir les notes officielles pour faire remettre les choses en l'état, pour annihiler tout ce qu'a fait le Roi de \aples en matière de dette publique, pour faire rapporter la mainlevée du séquestre mis sur les biens des émigrés, pour a. faire sentir que quelque puisse être pour le Roi de Naplcs l'avantage de s'occuper de la construction des routes et des établissements d'éducation, il est nécessaire a.dnt tout d'assurer le payement des troupes et de tenir leur solde au courant i ; enfin quatrième note pour que la Constitution soit mise en activité, ainsi que le Code Xapoléon, notamment en ce qui est relatif au divorce.

et pout-ètro le temps n'esl-il pas loin où il serait à désirer ()irclle en eût beanconp phis. Sire, presqne tous les prisonniers (|ui ont été faits étaient Corses, Maltais, Siciliens on Na|)olilains ; Ions les Corses, Siciliens cl Na])olitains ont été incorporés dans mes troupes, et j'ai fait offrir an jjénéral Stuart tous les officiers prisonniers, s'il ponvait nie faire rendre mes trois aides-de-cam|) (|ui sont à \ alence ' J'espère que Votre Majesté ne me désapprouvera pas. J'ai ensuite beaucoup de Napolitains dans les cachots en Sicile, il y a aussi des Français; il serait à désirer cpie l'échanjje lut autorisé. Au reste, je serais bien malheureux si Votre Majesté |)onvait me soupçonner capable de faire queUpie chose qui put offenser \otre Majesté et blesser l'amour propre do ses soldats. Je suis toujours Français; je meran<{e toujours parmi vos jiremiers et vos plus dévoués soldats.

Que je souffre dans ce moment! Vous vous battez, et je suis dans l'inaction!... Je dois être sans inquiétude; selon mes calculs. Votre Majesté doit être aujourd'hui bien près de Madrid, au moins je suis sur que ma lettre y trouvera Votre Majesté.

J'ai adressé, il y a quelques jours, à Votre Majesté par le Duc de Laviano, l'un de mes écujers, une dépêche sur la Sicile; je lui en adresse un duplicata dans la crainte qu'il lui soit arrivé quelqu'accident. Je ne cesserai de redemander à Votre Majesté mes pauvres «jardes.

Je prie Votre Majesté de me faire connaître si je puis organiser les collèges; ce serait autant de gens compromis à tout événement.

J'adresse à Votre Majesté une délibération du Conseil général des provinces des Calabres. Je prie Votre Majesté de me faire connaître sa volonté à cet égard. Je regarderais coninu' très politique que Votre Majesté voulut bien accorder à ces importantes provinces la faveur qu'elles demandent.

Je suis...

Guerre et .Archives du prince Murât. R. XXIX, ji. 21,

3606. — MIRAT AU C.KXKRAF. CAMPREDOX

](> norembre 1808.

Monsieur le général, j'ai reçu votre rapport du IM octobre, je lai lu et médité; et tout considf'ré, je pense (pn- le pont en niaçon-

' Le générai li.xcluians, le colonel Layranjje et le clief d'escadron Ito.ssetti.

ROYAUMK DE NAPLES. — 1808 413

nerie est préférable; faites faire le projet en conséquence. Quant à l'endroit sur lequel il doit être jeté, je trouve qu'il serait très bien à'. En cas de guerre, on ferait faire quelques travaux de campagne, et d'ailleurs, peut-être, la guerre ne sera-t-elle pas à craindre de ce côté.

Archives du prince Murât. R. XIV, p. 49.

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