‹ Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1767-1815Chapitre 71 sur 104 · V. — AIIR.AT AL' CULO.VEL COMPÈRE · texte numérisé non relu

V. — AIIR.AT AL' CULO.VEL COMPÈRE

9 noierabre 1X08.

A monsieur le colonel Compère, commandant la Garde royale.

Monsieur le colonel, vous trouverez ci-joint une soumission pour une fourniture de chevaux. Je ne vois pas d'inconvénient à ce que vous fassiez appeler ce soumissionnaire : peut-être que vous trou- \erez quelqu'avantage à traiter avec lui. Je vous préviens que je mets 8 000 ducats k la disposition de l'intendant militaire de ma (îarde, pour les remontes.

Archives du prince Murât. R. XIV, p. 45.

3585. — CAMBAOKIIKS A MURAT

Paris, le i» novembre 1,S08.

SiRK,

.rai de bien loiiclu' du iioiivcau Icmoijjiiajjc (ralTcclioii cl de bieiuoillancc (|ih' \()ln' MajcsU' nie (loiiiic par sa Icllic du 2S octobre, il m'est (b)ii\ (le |)eiiser i|ii(' je luérile de les obtenir par mon ancien eteonslani dévouement.

Les |)apiers publics nous (»nt appris vi les succès des premièn^s armes de Votre Majesté et les détails d'administration dont elle s'occupe. Nous avons su aussi combien elle était adorée de ses nouveaux sujets. Si les circonstances qui commandent prescpie toujours les résolutions des bommes, vous ont donné, Sire, une nouvelle patrie, croyez, du moins, que vous ne serez jamais étranger parmi nous. Croyez aussi que ceux (|ue vous avez honorés de votre amitié, vous conservent le même altacluMiient.

Votre Majesté vcjit bien me consulter sur le point desavoir s'il faut admettre l'appel des jugements criminels. Cette question est du nombre de celles qu'on ne peut pas résoudre d'une manière absolue et en l'isolant des circonstances. Si l'expérience a prouvé qu'il lallaif soumettre la décision des affaires civiles à un double degré de juridiction il est bien difficile de ne point appli(|uer la même règle dans les jugements rendus en matière criminelle, où il s'agit prescpie toujours de la vie ou de l'honneur des boujuies. Mais depuis qu'on a introduit le jugement par jurés, il a été reconnu que cette forme était impraticable. Tout se réduil donc à savoir si Votre Majesté admet le jury dans ses Etats ou si elle l'écarté. .Au premier cas, il ne saurait y avoir a|)[)el des jugements criminels parce qu'il est de l'essence de l'institution du jury de ne soumettre la déclaration (pTil porte à aucune révision. Dans la seconde hypothèse, I appel doit avoir lien ; il doitétre même nécessaire, lorsque le jugement a prononcé une peine aftlictive on infamante, c'est-.'i-dire que la partie publiqiu' doit toujours être obligées d appeler, lors même (jue l'accusé voudrait se soumettre au jugement.

li'Kmperenr est arrivé le 3 à Hayonne et en est parti le 4 pour porter son (piartier général à Tolosa : l'ennemi est battu partout, il l'a été le 2<) par le maréchal Moncey sur la gauche de rKbie, el le 31 par le maréchal duc de Dant/ig du côté de Hilbao.

Je suis avec im profond respect, Sire, de Votre Majesté, le très dévoué et très lidèle serviteur.

l,'Archic/ianre/iev de t Empire, C.IMliAClilIKS.

.archive» du jjrii)ce Mur.-il. D. 4X" I

ROVAi:\IK I)K XAPLKS. — 1808 397

3586. — MURAT A XAPOLÉOIM

Portici, le 9 novembre 180S.

Sire,

Je m'empresse d'adresser à Votre Majesté les ordres des Deux- Siciles qu'Elle a bien voulu accepter du Roi Joseph, en remplacement de celles (sic) qui ont été envoyées à Naples. Que Votre -Majesté me perniette d'eu joindre quelques autres pour les personnes qui vous sont le plus attachées et que vous honorez de vos bontés. Je prie Votre Majesté d'en disposer en faveur du vice-roi d'Italie, du prince Borghèse, qui ont le bonheur d'être de la famille, du prince de Xeufchàtel, du maréchal Lannes, <à qui je dois tant pour les soins qu'il m'a prodigués dans ma dernière maladie, du prince archicliancelier et du ministre Foucher (sic) ; je l'offre à ce dernier comme à l'honmie que je crois le plus sincèrement attaché à Votre Majesté; elle n'aurait aucun prix pour eux s'ils ne la recevaient de Votre Majesté.

Je suis...

Archives iialionales, AF" 1714= (131).

3587. — MURAT A SALICKTI

(Portici) 9 novembre 180S.

Au ministre de la Guerre.

Monsieur le ministre, je désire savoir si vous avez conclu le marché des subsistances. Je reçois encore aujourd'hui de nouvelles plaintes de la Calabre; Il faut porter un prompt remède au mal. Pourquoi le sieur Lambreschini quia reçu des fonds, n'en envoie-t-il pa.s pour le service des Calabres?

3588. — MUR.'\T A SALICETI

(Portici) 10 novembre ISQS.

Au ministre de la Guerre.

Monsieur le ministre, je suis informé qu'il ne se fait point de distribution de bois à la garnison de Capri et que les soldats y commettent des dégâts considérables qui indisposent contre eux les habitants : faites-y en envoyer.

398 JOACHIM Ml HAT

Confoinicmcnt à vos bud»[cts mensuels d'août, septembre et octobre, vous auriez dû mettre à la disposition du Génie 60,000 ducats; comme ses besoins sont urjjenfs, je désire que sur les fonds en réserve du budget du mois d'octobre, vous lui donniez les 14,000 ducats qu'il aurait dii toucher dans le trimestre passé. Far ce moyen, le général Cainpredon se trouvera avoir à employer pour novembre 3i,000 ducats.

.■\rchires du prince Murât. II. XVI, p. *2"2.

3589. — MIRAT A .VAPOLKOX

Portici, le 10 nocembre ItSOX.

SiRK,

J'adresse à Votre Majesté par le duc de Laviano ', l'un de mes écuyers, les nouvelles que je reçois de la Sicile, je les crois assez intéressantes pour ne pas me borner à les confier à l'estafette. Je recommande cet officier à la bienveillance de V. M. et je vous |)rie de ne pas me le retenir trop longtemps, je compterai les minutes jusqu'à son retour.

La Reine se porte bien; mes enfants sont à vos pieds et vous aiment comme leur père, qui est bien malheureux de ne pas être en ce moment auprès de vous; cependant vous m'aviez promis de mappeler.

Sire, je prie Votre Majesté de me renvoyer mes gardes, les officiers ont ici tous leurs effets et sont fort malheureux. Que feront à Votre .Majesté cent hommes de plus?

Votre Majesté trouvera ici-joint une lettre qui m'est parvenue de la Guadeloupe.

Je suis...

.'\rchites nalioaalcs, AF'^ HH" (132'i.

3590 — ML'R.AT Al GKXKRAL (ÎROLCHV

le 10 novembre 1X08.

Mon cher général, je ne veux pas laisser partir mon écuyer sans

' Du même jour, ordre au directeur des Poslcs du royaume de faire compter 2 030 ducats au duc de Laviano qui se rend en Espac^ne.

ROYAL \IE DK .VA pli: S. — 1808 39.1

TOUS donner de mes nouvelles et vous réitérer l'assurance de fout mon attachement, il y a bien longtemps que je vous ai quitté, vous avez été bien malheureux depuis mon départ, vous vous -êtes battu et je n'ai pas été à votre tète, j'en ai éprouvé d'autant plus de regret que j'ai la présomption de croire que les événements auraient obtenu un tout autre dénouement; je regrette surtout Dupont, que j'aurais certainement préservé et le peu d'Espagnols qui s'étaient bien montrés pour nous. Jugez enfin de ma douleur quand je suis autorisé à penser que ma maladie est lu cause de tout. Maintenant vous allez combattre et je suis privé de l'honneur de combattre à la tète de cette brave cavalerie que j'ai si :souvent vu vaincre. Rappelez-vous de votre ancien général, rappelez-vous de W'erihingen, d'Iéna, d'Eylau et surtout de Prenslow. Dites-lui que j'espère qu'elle conservera sa vieille réputation et que •dans toutes les occasions elle se montrera digne de notre grand JCmpereur.

Mou cher général, si après la victoire, si après la pacification de l'Espagne, vous voulez vous reposer, je vous offre une place à ma Cour, et si vous voulez encore guerroyer, un commandement •digne de vous dans mon armée; me servir c'est servir l'Empereur, vous serviriez son premier soldat.

Adieu, mou cher Comte, rappelez-moi au souvenir de mes anciens généraux, j'aurai beaucoup de plaisir à vous revoir avec Belliard. Je vous embrasse.

Jo.^ciiiM X'apolkon.

Bibliolhi^que de \aiites. Collection Labouflière. 659. 81.

3591. - MURAT A XAPOLEO.V

Porlici, le 10 novembre 1808.

Sire,

Je m'empresse d'adresser à Votre Majesté le rapport que je reçois à l'instant de mon ministre de la Police générale, à la suite des nouvelles qu'il \ient de recevoir de la Sicile. Votre Majesté y verra les projets de nos ennemis, leurs espérances et les bases sur lesquelles ils les fondent... Je commence, avant d'entrer dans aucun détail, par déclarer à Votre Majesté qu'une insurrection générale en Italie est impossible.

400 JOACHIM AKIRAT

Sire, les Anglais veulent, dit-on, tenter une descente eu Italie, et ils espèrent l'appui des patriotes pour réussir à donner à cette belle partie de vos vastes domaines un nouveau souverain, et l'on compte sur Saliceti, ainsi que Votre Majesté le verra par la lettre qui lui est adressée... Sire, je persiste à penser que les Anglais ne peuvent rien entreprendre dans ce moment, car s'ils avaient quinze mille hommes de disponibles, ils en grossiraient les armées d'Espagne, et s'ils voulaient réellement tenter quelque chose contre moi, quinze mille hommes seraient insuffisants. Ils ont perdu Capri,ils seraient à la veille d'être envahis et chassés de la Sicile, ils seraient sans espoir de secours, ils veulent conjurer l'orage, et, pour le détourner par quelqu'espoir de réussite, ils nous menacent d'une invasion : voilà la vérité. (]ar pourquoi faire arriver chez la Heine devant l'aide-de-camp do Moliterno un courrier anglais pour annoncer le général Moore, et pourquoi demander où se font les rassemblements de bateaux et de troupes, si on ne craignait pas une exjjédition? Pourquoi le courrier russe arrivé de Trieste pour le Hoi George? Ce qui semble déceler leurs craintes, c'est le mécontentement général qui éclate de tout côté en Sicile; partout nos nombreux partisans se montrent, et partout les arrestations se multiplient. Peut-on avec un semblable esprit public songer à une expédition étrangère? Je fais répondre à Moliterno que je suis dans la plus grande sécurité, que je m'occupe d'administration et des préparatifs de l'expédition, que mes équipages sont déjà partis pour la Calabre, que les canonnières, les felouques seront (inies d'ici au 15 du courant et que mon départ est fixé dans le* premiers jours de décembre, que je suis irrévocablement déterminé à tenter la fortune. Je ferai répondre à la Heine dans le même sens; je verrai l'effet (jue produira le message qui doit revenir de Sicile.

D'un autre côté, \e ministre Saliceti persiste à penser qu'il est sur de ('asseti et (ju'il est constant (|ue les Anglais tenteront un débarquement, parce que, dit-il, ils comptent sur les patriotes et qu'il paraît évident qu'ils ont beaucoup de correspondants en Italie. Alors il a pensé qu'il fallait les attirer dans un piège, eu leur fixant l'endroit de ce débarrjuement et en nous mcllaiit en mesure. J'ai rejeté ce parti, d'abord parce qu'ils pourraient bien ne pas débarquer à l'endroit iudiiiiié, et ensuite parce (|ue je ne puis pas prévoir les résultats d iiu débaftpuMueut opéré à la suite de (pielque fausse nouvelle sur les affaires dlispague.

Il j)aiaît que si les Anglais se décident à une expédition, ce sera,

ROVAIMK I)K \APLKS. — 1808 401

contre les États Romains, c'est à dire à Terracine. Alors je me trouverais nmmentanément sans communication, et ayant la majeure partie de mes forces en Calabre. Je serais fort embarrassé si le débarquement était considérable... aussi, à tout événement, comme le ministre Saliceti croit à ce coup de main, je ne ferai pas partir les deux régiments d'infciuterie avant le retour de mon courrier. J'espère que Votre Majesté ne me désapprouvera pas. Le Vice-Roi ne m'a pas encore donné connaissance du départ des troupes que Votre Majesté m'a annoncées. Sire, cependant je n'en continuerai pas moins tous les préparatifs de l'expédition. J'ai fait une loi sur la réorganisation de la garde nationale; on n'y recevra que des propriétaires qui devront être imposés au moins à six ducats pour y être admis; ensuite cette organisation n'est autre chose qu'une conscription, mais bien masquée; l'opinion publique l'a déjà sanctionnée et tout le monde s'enrôle ; et comme il est dit que cbaque province doit recevoir un drapeau de moi, j'ai fixé pour le jour de la iVoël une réunion de 14 bataillons de grenadiers qui seront fournis par les li provinces; c'est un secours que je me crée à tout événement. J'adresserai dans la semaine à Votre Majesté le décret ; j'espère qu'EUe l'approuvera. Les gardes nationales ne coûteront rien au Trésor. J'espère, dans la suite, faire 14 régiments de ces quatorze bataillons, et deux régiments de cavalerie des quatorze cents hommes des gardes d'honneur à cheval.

Je vais, en attendant, m'entendre avec le général Miollis, c'està-dire le prévenir que si j'apprends que l'ennemi a débarqué dans les Etats Romains, je marcherai de suite avec toutes mes troupes à son secours, et qu'il devra en faire autant, si le débarquement se faisait sur mes Etals. Je prie Votre Majesté de lui en donner l'ordre.

Je dois cependant prévenir Votre Majesté que la lettre de Moliterno a été écrite sous les yeux de la Reine, que Moliterno fait dire qu'il est à Saliceti, et Saliceti prétend le faire débarquer oij il voudra. Je veux néanmoins avant de prendre un parti, savoir l'effet qu'aura produit à Palerme les nouvelles que j'y envoie par l'aide-de-camp de Moliterno.

Je prie Votre Majesté de ne pas me laisser sans ordres et sans me faire connaître positivement ses intentions; jugez de mon embarras, de celui du Vice Roi, en cas d'événements majeurs ; qui prendrait le commandement? Je commence par déclarer à Votre Majesté que si jamais Son Altesse se voyait embarrassé, je marcherai à son secours,

402 JOACIIIM AIIKAT

et qiio jo n'aurai aiuMino (iUliciiltc à suivre ses ordres, je ne verrais que la yloire et le service de Votre Majesté. Je suis...

Guerre et Arcliiies du |)riiire Mural. H. WIX, p. 17.

.'r)92. — MURAT AU COIO.VKI, DKDOY

(Porlicil 10 iiovcmlirc 1S0«.

A monsictr le colonel Dcdon, commandant en clwf l'Aiiillcrie.

Monsieur le commandant, j'ai reçu les états «pie vous m'avez adresses. Ces pièces et vos observations me l'ont connaître les fonds dont vous avez besoin, tant pour acquitter les dépenses courantes que pour éteindre les dettes du service que vous diri'jez. J'ai en conséquence mis à votre disposition une somme de trente huit mille ducats pour les dépenses du mois de novembre.

.^rchites (lii prince Mural. K. XIV, |>. 4fi.

3593. — MURAT AU GlÎMÔliAL LAMARQUH

(Porlici) 10 MOfpnihre ISOS.

A monsieur le général Lamarcjue, chef de réial-major général.

Monsieur le chef de l'état-major, il est bien extraordinaire que je n'aie pas encore obtenu les résultats des revues de rigueur que j'ai ordonnées, il y a un mois et demi. Kcrivez aux chefs de corps pour leur témoigner tout mon mécontentement sur une négligence aussi coupable et ordonnez-leur de nouveau de vous adresser les états que vous avez demandés, d'ici à la fin du mois; je ferai punir sévèrement ceux cpii ne s'y seront pas conformés.

Faites partir pour l'Italie les dépots des 1" et 29' régiments d'infanterie de ligne; je suis fort étonné d'apprendre (pi'ils sont encore à Naples. Knvoyez ('gaiement à leur régiment les cin([ hommes du i' régiment de chasseurs h cheval cpii sont en route pour la (Palabre. Envoyer à X'ocera les 07 hommes du 20*^ régiment de ligne qui se trouvent à Torre del Greco; faites partir de l'île d'Ischia pf)urleur régiment les neuf hommes du 4' régiment de chasseurs à cheval (|ui s'y trouvent.

Je vois qu'il se trouve dans les l;ôpitaii\ de \a|)les 57 soldats ga-

ROYAIME DM XAPLKS. — 1808 .^03

3en\; ordonnez qu'à ravcniron n'y reçoive que ceux qui sont attaqués de gales invétérées et (|ue les autres soient traités dans la chambre.

Archives du |)riiice Murât. H. \IV, p. 4G.

359i. — JILRAÏ AU GlixÉRAI. CAVAIGXAC '

(Poilici) 10 noiprabre 1SÛ8.

A monsieur le général de division Cavaignac, à Ilcggio.

Monsieur le général, je vous adresse ci-joint une commission ■d'aide-de-camp; je désire que vous voyiez dans ma détermination une preuve de mon estime jiarticulière ; je connais votre attachement à ma personne; je suis persuadé que j'aurai toujours lien d'être satisfait de vos services et de \otre dévouement.

ArciiiTCs du prince Mural. R. XIV, p. 40.

3595. — AILRAT A J.-B. i:A\ Air.XAC

tPorlicii 10 novembre I80S.

A monsieur le directeur des Domaines.

Monsieur le directeur, vous amez sans doute été informé de hi conduite d'un agent des Domaines à Capri; l'honneur de votre administraiioa et l'opinion publique demandent justice contre lui, il va être tiaduit en jugement. Je sais que de très grands abus ont existé dans les Provinces pour la prise de possession des biens des monastères supprimés; on va jusqu'à dire que des agents inCdèles sont parvenus à soustraire à votre connaissance quelques pièces de terres, et surtout, l'argenterie et autres objets précieux, soit bardes, soit linge et autres objets.

' Jac([iic.s-Maric baron Cavaiynac, puis vicomte de Bara;;DCs, né à Gonrdon (Lot) le 4 lévrier 1773, sous-lirutcnant au 5" ré-jinient d'infanterie le 1" mai 1792, lieutenant au 14' régiment de cliasseurs à clieval le 20 mai 1793, •capitaine au 24'" chasseurs à cheval le 18 juin 1794, chel" de brigade du 10'' dragons le 22 avril 1800, général de brigade le 12 septembre 1806. Il avait suivi Josepli à Xaples et, par décret du 8 juin 1808, celui-ci l'av ait nommé général de division du royaume des Deux-Sicilcs. Lieutenant général (en France) le 21 octobre 1814, pair de France le 7 novembre 1839, mort à Paris le 23 janvier 1855. (^Voir Les deux généraux Cacaicjuac Souvenirs et corrfspondances^ 1808-1848. — Paris, H. Charles-Lavauzelle.

Comme jo suis jXMSiiadé (|ii(' vous montrer le mal, c'est vous indiquer eu même teujps le remède, je désire (jue vous ordonniez sur-le-ehamp les plus exactes perquisitions auprès des autorités des lieux où se trouvent situés l(>s biens supprimés, et même auprès des nmines eux-nuMues; en |)romettant une réeoni|)ense à ceux qui vous feront découvrir les abus et les Iraudes. Je me repose entièrement sur votre amour du bon ordre et sur votre attacbemenl à ma personne et aux intérêts du Trésor de l'Ktat. Kailes-moi eonnaitre les ordres (pie \ous aile/ donner ainsi (|ue les résultats (pie vous obtiendrez ultérieurement.

Archiies du prince Mural 11. \IV, p. 47.

:3r)9(). — Mlllt.AT AU GliXERAL CAMl'RIiDO.V

(Portici) 10 novembre 1S0«.

A monsieur le fjéncral Campredon , commandanl en chef le génie à Xapics.

Monsieur le yénéral, je vous adresse ci-joint une commission d"aide-de-camp provisoire pour le colonel d'Haut|)()ul, il en icmplira les fonctions jus(prà ce que j'aie reçu l'autorisation de l'Empereur pour m'attacher définitivement cet estimable officier.

Je vi(Mis d'ordonner au ministre de la (luerre de mettre à votre disposition 14 000 ducats que je joins aux 20 000 qu'il doit vous donner pour le mois de novembre, ils vous feront une somme de 34000 ducats. Vous aurez donc un disponible de 42 000 ducats, lorsque vous aurez réalisé les 8 000 ducats que vous annoncez avoir en caisse.

Archliei du prince Murât R. XIV, p. 4".

3597. — MIR.AT A DE THDM.ASIS'

10 novembre 1«0S.

A monsieur l intendant de la province de Calabre ultérieure.

Monsieur rinteiidant, la Princesse de Pallajjorio réclame justice; je désire, avant de picndre aiieune détermination, ipie vous me

' Giuscppc de TlioDia.si.s, né à .Monlcncrodomo (.Aljriizze) en 17(»7. avait fait de fortes étude.s de droit, il fut d'uljord noriuné par le Roi Jose|ili sons-

Page 1