C.^THERLXE. REI.YE DE WESTPHALIE. A MUR.^T
Cassel, le 19 novembre 1808.
Monsieur mon très cher Frère, je puis enfin me livrer au plaisir de vous écrire et me rappeler à votre souvenir. Jusqu'cà présent, il fallait vous chercher au milieu des combats et c'était la Renommée qu'il aurait fallu charger de mes lettres. Maintenant que vous êtes paisiblement occupé du bonheur de vos peuples, je puis éveiller le souvenir d'une sœur qui prend une part bien vive, bien sincère
' Lp nom est laissé en blanc.
- Lettre inédite.
à tous les événements qui peuvent assurer votre bonheur, et (jui se réjouira bien sincèrement s'ils ne l'ont pas entièrement eflacée de votre mémoire, et si voulez bien l'en assurer (jiiehpierois.
Il faut, mon très cher Frère, que j'aie une bien «grande confiance dans l'amitié que vous m'avez lénuiignée autrefois, puisque je débute par vous faire une demande. Je vous jujje d'après la satisfaction que le Uoi et moi nous é|)rouverioiis, si nous pouvions vous obliger en pareille circonstance. Je ne sais si vous vous rappellerez monsieur de Salha, l'ancien aide-de-camj) du Hoi, il vient (l'être nommé mou chevalier d honneur, faisant les l'oiiclions de mon (Irand-.Maitre, et je désirerais lui voir une grande décoration, |)arce que sa place l'exige, pour ainsi dire. Si vous voulez donc me l'accorder en lui donnant votre grand'croix, je me rappellerai journellement en la voyant que je la tiens de l'amitié d'un IVère (pie mon cher Jérôme et moi aimons également, et elle me sera doublement agréable.
Sur ce, je prie Dieu, monsieur mon très cher Frère, de vous avoir en sa sainte et digne garde.
Votre bonne et affectionnée sœur,