‹ Lettres et documents pour servir à l'histoire de Joachim Murat, 1767-1815Chapitre 80 sur 104 · MURAT AU GENERAL PARTOUNEAUX · texte numérisé non relu

MURAT AU GENERAL PARTOUNEAUX

1" décemhrc 1808.

Monsieur le «général, j'ai reçu \os deux lettres du 21 novembre; j'ai appris avec peine que la solde et les 20 centimes de la 2'' quinzaine de novembre n'ont pas été payés. Je fais partir dem;iin en poste les fonds nécessaires, non seulement pour cette quinzaine, mais pour tout le mois de décemi)re; et le nouveau fournisseur, bomme très ricbe, ne laissera pas en souffrance le service des subsistances; j'espère donc qu'au moyen de cette avance que je fais de ma caisse particulière, la solde sera à l'avenir exactement payée.

Soyez absolument sans inquiétude pour ce qui concerne les approvisionnements en tout genre pour l'expédition de la Sicile, j'ai pourvu à tout et rien ne manquera. Dix nouvelles cbaloupes canonnières et vingt barques scolidori \iennent d'être lancées aujoiird'bui, elles escorteront les premiers convois d'artillerie et de munitions que je vais faire partir |)()ur le golfe de Gioja. Continuez à m'adresser exactement les renseignements que vous recevez de la Sicile; annoncez aux insulaires par une salve d'artillerie de tous les forts de Scilla, Keggio, etc. une nouvelle vicloire que l'Empereur vient de remporter en Espagne; les armées d'Estr.imadure et de Calice ont été entièrement dél miles, notre avaiil-garde était déjà sur le Doiiro et les débris des ;irm('cs eiiiicmies élaiciil en fuite de tout coU-, cl tiepuis celle iiouvclic une lellre de rKiM|)(!reiir du l!l iiraniioiicc (jue les aff.iircs marclieiil gr;iml Irain eu l'ispagiu;.

Je vous ai écrit par le télégraplie pour vous annoncer les premiers avantages et pour vous ordonner d'envoyer à Lagonegro le 25' régiment de chasseurs à cheval, il parait qu'elle ne vous est point parvenue puisque vous ne m'avez fait aucune réponse.

Archives du prince Muraf. R. \IV, p. 55.

3636. — MLR.AT M GKXER.AL Hl ARD '

1" décembre 180S.

A 7}wiisieur le f/énéral Huard, commandant (le la division des Abbruzes.

Monsieur le général, vous ohservez que les pluies ont singulièrement dégradé les routes dans les .Abbruzes, et que si on n'y fait point de promptes réparations ; quelques-unes deviendront absolument impraticables pendant l'hiver.

Mes ordres avaient déjà prévenu vos plaintes à cet égard; les réparations doivent être maintenant en pleine activité et la mauvaise saison qui s'avance ne doit plus faire craindre les communications interrompues dans les Abbruzes, si mes ordres sont exécutés.

.archives du prince Murât. R, \IV, p. 56.

3637. — MURAT A CO.MBES

1" décembre 1808.

A monsieur l administraleiir général des Postes.

Monsieur l'administrateur, le gouverneur général des Iles Ioniennes, en faisant part du malheur qu'a eu une barque courrière chargée des dépêches pour Corfou, de tomber au pouvoir de l'ennemi, fait observer qu'en général les originaux et les duplicatas des dépêches partent par le même bâtiment, en sorte que si ce bâtiment est pris, il se trouve privé à la fois de toute correspondance, ce qui est arrivé à la prise de la barque courrière, qui d'ailleurs a jeté ses dépêches à la mer avant d'être capturée.

' Léonard Hiiard, né à Villcdicii le 10 janvier 1770, yénéral de brigade le 1" mars 1807, tué à la l)ataille de la Moskowa le 7 septembre 1812.

Monsieur Donzclot, pour é\itor à ravciiir cet inconvénient, propose (le l'aire adresser toutes les dépêches pour Corfou au directeur delà poste à Otranto, ou à Monsieur Arrijjhi, commandant delà place, en leur commandant de faiie partii- par des hàtimenis différents les ori;]inaux el les duplicatas, (ju on aurait soin de leur désigner.

(iCtte mesure me paraissant bonne, faites-la mettre à exécution.

Arcliiïcs (lu prince Mural, K. \1\', p. 57.

3638. — MURAT A MADAME S.AHIC '

1" déceral)re 1808.

A madame Sahuc, à Lyon.

Madame, vous m'avez fait connaître le désir qu'a monsieur Saluic d'obtenir le titre de comte; persuadé que cette récompense est due à M. votre époux, j'en ferai volontiers la demande à l'Empereur, et je serai satisfait de contribuer à faire donner à un militaire distingué pour ses services cette marque nouvelle de l'estime que S. M. a souvent témoignée pour lui.

Archives du prince Murât. R. \IV, p. 57.

3639. — MURAT A (.[.ARKM

Au ministre de la Guerre.

l^' décembre 1808.

Monsieur le comte, monsieur Fanre, membre de la Légion d'iionneur, a servi utdement dans mon royaumeen sa qualité de capitaine rapporteur, il n'a pas peu contribué, par son énergie, à purger la Calabre des brigands ((ni l'infestaient. Aujourd'hui retiré du ser- \ice, pour raison de santé, il sollicite en France l'emploi de ca|)itaine dans une (•oin|)agni(^ de réserve. Je verrais avec plaisir que \ous lui lissiez obtenir cette récoin|)eiise (|iie la modicité de sa fortune lui fait désirer vivement etipieses services semblent lui mériter.

Archives du prince Mural. K. \IV , p ."iS.

' liC ycm-ral Saline avait époiisr- .Annr-Frariroisc Lomjjard, il aiait ('-li' < réi- harnn de l'ICmpirc par lettres palc'rilps du 21 juin ISOS cl un rrciit pas d'aiitm titre.

3040. — MURAT A SALIGETI

3 ili'( einliie I.SOS.

Au ministre de la Police.

Monsieur le iiiiiiislie, on me rend eomple que deux brigands ont été tués par les gendaiines des Abbruzes et qu'on espère que dix autres qui existent encore, seront bientôt ou tués ou arrêtés; on assure en même temps que le syndic et le commandant de la garde civique de Pietra Abaiidano sont les protecteurs et les conq)lices de ces brigands. Ordonnez les informations nécessaires pour vous assurer jusqu'à quel point est fondé le rapport que j'ai reçu.

Archives du princo Mural, R. \VI, p. 30.

30V1. — MURAT AU COLOXEL MAXHÈS

3 décemhie 1808.

A monsieur le colonel Manhcs, à Monfeleone.

Monsieur le colonel, on me rend compte que le service des bôpilaux se fait très mal et qu'il y meurt beaucoup de monde; visitezles et tàcliez de connaître d'où provient cette grande mortalité.

Arcliivt'S du prince Mural. R. \IV, p. 58.

36V2. — MURAT A XAPOLEOX

IVaples, le 3 décembre 180S.

Sire,

Je reçois en ce moment une lettre du ministre de la Guerre de Votre Majesté qui m'ordonne de renvoyer en Italie les 4 régiments et de continuer mes préparatifs pour l'expédition de la Sicile. Sire, ces deux ordres ne s'accordent guère, cependant je les exécuterai ponctuellement. Ce n'est qu'à Naples que je puis réunir mes bâtiments de transport, ils seraient conqiromis partout ailleurs; ils partiront d'ici quand je recevrai l'ordre de l'expédition, et je crois entrevoir que le moment n'en est pas si rapproché. Au reste tout est prêt, hormis les troupes dont j'ai besoin. Le départ des troupes produira un très mauvais effet.

Le ministre me prévient en même tei)q)s que V. W. a incorporé

438 JOACniM MURAT

dans SOS ;|ai(los l'oscadroii do nios clio\aii-lô<iois. Sire, vous no pouviez lieu laiio i\m ino prouvât |)ius ilaiicrnout votre indilToronco pour moi, ol (|ui iirarili'joàl davaulajjo. Ouo Votre Majesté ne me hlàuie doue |)lus si je eherehe à me po[)ulaiiser, puisrpu' désormais je dois eonlier aux la/aroui ma ieuime et mes enlauts. Je suis

Guerre et Anhivcs du prince Mural. 11. \XIX, p. 153.

;j().W. MLiHAT AU GEXEilAL DKLZO.VS '

4 ddceinbrc 1808.

A monsieur le général Delzons, à Callaro.

Monsieur le général, j'ai reçu votre lettre de Iclicifalions, je vous remercie de tout ce qu'elle contient d'aimable, je suis sensible au souvenir dun militaire reeommandable à laiil de (ilros; comptez toujours sur tout mou allacliement.

Archives du priiue Murât. U. \1V, p. jS.

3()'f4. - MURAT AU GENERAL CAMPREDOM

5 (léceuibie 1808.

A munsicur le général Campredon.

Monsieur le <}éiiéral, faites-moi connaître la ipiautité des l'oiids que vous avez reçus du ministre de riiiteiieiir, pour les ponts et chaussées, ])eu(laiit les mois d'octobre et novembre, et du ministre de la Guerre pour le service de la yuerre.

.Arcliivfs (lu prince Mural. R \1V, ji. 5X

3()V5. — MURAT AU GKXERAL DOVZELOT

6 décembre IKOS.

A monsieur le général Donzelof, gouverneur général des Iles Ioniennes Monsieur le ;[ouverneur jjéiiéral, dans le besoin que vous

' Alc\is-Josc|)li Dcl/.ons, né à .Aiirillac, le 2(i inar.s ITT'*, voioiilair»; en 1791, iieiiteaant en 17'.)2, {[énéral de hrijjade en 1799, yéuéral de division le lô janviiT ISII, iiiori le 24 oclolirc 1SI2.

HO y A L'AIE DE .VAPLES — 1808 VJU

éprouvez de blé pour renouveler vos approvisionnements de siège, vous nie demandez que j'autorise de la Fouille une exportation de grains de soixante mille tomoli', avec exemption du droit de traita. C'est avec plaisir que j'ai accordé ce que vous me demandez ; des ordres ont été donnés eu conséquence.

Archives du priucc Murât. R. \IV, p. 50.

36 V6. — MIRAT A VAPOLEOX

Xaples, 7 décembre 180S.

SiRIÎ,

Je m'empresse d'adresser à Votre Majesté un rapport que me fait en ce moment mon ministre de la Police générale; je vais en donner connaissance au Vice-Roi d'Italie, afin qu'il prenne de son côté les mesures de surveillance qu'il croira nécessaires.

Le 52°"= régiment de ligne est déjà parti depuis le i; le lOâ""" partira dans quelques jours; le io' de chasseurs est en route des Calabres et ne tardera pas à arriver, il suivra leurs mouvements. Je ne dois pas dissimuler à Votre Majesté que le départ de ces troupes produit un très mauvais effet et semble encourager les partisans des Anglais. Les rapports de la Sicile sont toujours les mêmes, et mon aide-de-camp me mande de Reggio que l'ennemi vient d'armer six chaloupes canonnières pour intercepter le cabotage des Calabres avec la capitale; ils se sont amusés, la semaine passée, à envoyer une centaine de boulets à Pizzo, cpii n'ont produit d'autre effet que de faire sauver momentanément les habitants. Pour augmenter les inquiétudes de l'ennemi, j'avais orcîoiiiié au général Partouneaux de jeter quelques reconnaissances sur les cotes de la Sicile. Dix bonuues du 20' régiment de ligne débarquèrent dernièrement aux environs du Phare. A leur approche les postes ennemis se sauvèrent et l'alarme devint générale sur ces bords. .Ayant rempli leur mission, ils rentrèrent sans accident en Calabre. Je viens de faire partir une division de six chalou[)es canonnières et deux scolidoii, pouvant être tirés à ;erro, pour les opposer aux canonnières siciliennes, ou protéger le cabotage, et pour faire des incursions sur les cotes de la Sicile, .lai |)romis deux mille ducats de gratification à celui qui parviendrait à iuter-

' I.e tomulo éluil une niesmo pour k-s «jraiiis éqiiiialaut en-, iron à .'0 lilros.

*V0 JOAf.HlM MURAT

ccpler la malle «le Mossino à l'alcrmo. I.a liaii(|iiillilô cl l'ospril pnhlic coiiliinu'iil à èlir parfaits, mais il osl conslaiil que loiil «■lait orjiaiiisô depuis loii;{tcmps dans ioiilc rilalic piMir une insiiireetion {{énéiale, si Votre Majesté avait en on ponvail avoir nn échec. Les bulletins (!«' \olre Majesté (pii nous sont ariiv('s fort à propos ont <!é;|risé bien du nioin'e.

Tout est prêt pour l'expéililion de la Sicile, aussitôt ipie Votre Majesté l'aura autorisée.

.!<• suis. . ..

Ciicrrp pl Anlilves «lu prince M m-at. R. \MX, p. 32.

3647. — MURAT A SALICKTI

8 (lérpnil>fc ÎSOS.

Monsieur le ministre, il existe des réclamations sur le service des hôpitaux du rojatime, j'aime à croire (|u'elles ne sont pas foiuîées; ce|)endaut voidanl connaître d'une uumière positive Tctal acliiel dece service, je désire (prune Commission composée d'un nu'deciu en chef t!e l'armée, d'un ofllcier de santé cl d'un commissaire des jpierres Xapolilains se rendent de suite en C.alahic, à reflet d'y \isiler Ions les hôpitaux mililain'S cl civils des deux proviiu'cs. Vous leur donnerez i\c<' instructions néccssain's pour bien remplir celte mission.

.\rcliives tlii prince Miirat. il. W'I, p. 31.

3648. — MUHAT AL IMtlXCK Kl (lilXI-:

« décembre ISOS.

Au Vice-Roi d'Italie.

Mon cher neveu, mes ra|)|)orls de pidicc reçus à Xaples, et ('i^wx venus d<' la Sicile conlirment (pie les Aniilai.*-' ont i\v^ concspondances av<'C les patriotes Italiens, et (pje leur projet serait de réunir toute l'Italie sous un «[ouveriiemeut constituliminel et ind('>p<>ndanl. Je sais que les chefs principaux de celte correspondance se tiennent a IWdojpie et à Venis»*; j'en ai rendu compte à rKm|)ereur, et je lui ai annoncé ()ue je récrirais à V. A. I. à ce sujet; en altendaul, vous jiinerez sans «lonte à propos de faire surveiller ces deux villes, et surtout l'a;{liara, chef de police à Venise, (pii m'est indi(jué Cfuume chef de ce parti, ainsi (pi'un chef d'escadrtui nommé (]()iro rpii se

ROYAl MK DE \APLKS. — 1808 44i

rend auprès de lui, et qui païf accompajjiié d'un lioiiime de coii- Hancc chargé de le surveiller. Je ferai biejitùt connaître à Voire Altesse Intpériale les chefs de ce même parti qui sont à Bologne ; il s'y trouve parmi eux des Napolitains. Ouoicpu- je sois convaincu que les victoires de 1 Knipcii iir paralysent toutes ces espérances, il n'en faut pas moins être siii- vos gardes.

.Archives du |)rin< p Mural R. \1V , p. .">!>.

36W. — MIR.\T AU GKXIÔRAL LAMARQl E

8 décembre 1808.

A monsieur le général Lamarque, chef de V état-major général.

Le général Partouneaux a pris un arrêté qui fixe la ration de la viande, il n'en a pas le droit ; faites-le lui connaître. Je sius informé que les troupes se conduisent très mal eu Calabre et généralement partout elles vexent les habitants de toutes les manières, et il est à craindre, cpie fatigués de ces mauvais ti'aitements de leur part, les pays ne s'insurgent de nouveau. Par exemple fous les détachements ou troupes voyageant isolément forcent les syndics, en arrivant dans les lieux d'étapes, à fournir des vivres qu'ils ne payent pas, ils maltraitent Tluibitant. Je serais coupable si je laissais subsister plus longtemps un semblable désordre. Faites un ordre du jour. Vous rappellerez les officiers et les soldats à la discipline et aux égards qu'ils doivent à des j)euples alliés et amis, et écrivez-en aux généraux en leur ténn)iguant mon mécontentement. Quand on voyage, si on craint de manquer, on le l'ait prendre par le quartier-maître qui doit faire préparer les vivres. .Apportez-moi votre projet d'ordre du jour.

.■Irctiiïcs dn prince .Mural. R. \1V, p. 59.

3650. — MLR.Yr AL GE-XER^IL CAilPREDO.V

S driembre 1808.

A monsieur le général Campredon, commandant en chef le génie.

Monsieur le général, on me rend compte que les routes de Calabre sont extrêmement mauvaises et l'on se plaint de ce (pion ne travaille pas au pont de l'Amato; il serait nécessaiic de donner des ordres pour l'établir. L'intendant de la Calabre citérieure reunit G. 000 ducats pour la ié[)aration de la route de sa province,

il n'atlond pour la l'aiio li'acor ot ooiniiioncer que le rolour du colonel Moiitt'Mayor. Pour(|iioi oot ol'licicr n'ost-il pas à sou poste? I,a roule de Hiuue est <laus un é(al pilojahle, prineipalcineiil la pallie (le \aples à Aversa, pouiipioi ne l'a lait-oii pas répaiei? Failes-uu)i couuailro l'épcxpie positive où poiu-ioul-èlic terminés les préparaliis que jai ordonnés pour rexpédilion de la Sicile.

Arcliivcs du priiirc MiiiMt. R. \l\ , p (iO.

3G51. — AIL HAT A XAPOLKOX

\'ii|)I(s. le 9 (U'iembrc ISOK.

SiRi;,

Je m'enipresse d'adresser à Votre Majesté la dernière noie qui vient (!e sortir du Quirinal. Jnsquesà quand V. M. soulfrira-t-elle tant d'audace de la i)art de ce frénétique ingrat? Que Votre Majesté m'autorise, et son règne sera bientôt passé, Rome sera à vos pieds et ce dangereux niinislre aura |)erdu les moyens de vous susciter des ennemis.

Sire, je suis informé qu'on a |)u rapporter à Votre .Majesté (pie j'avais autorisé l'introduction des marchandises anglaises ' et que vous aviez ordonné des ini'ormatioiis, je reste confondu et je n'ai rien autre chose à répondre, si ce n'est que je ne suis ni rebelle, ni ingrat, ni fou, et (]ue je serais homme à envoyer aux Petites Maisons et digne de mépris, si j'étais capable d'un seiiibliible procédé. Sire, cessez de me soupçonner, ou vous rendrez le plus malheureux des hommes celui (]ui vous est le plus dévou(''. J'empêche la coutre-

' i..e iiiiui.sUe de l''raucc, d'.Aiibussou, riiarjjé de prcuilre des iii'^oriiialiou.s c pour s'assurer, s'il est vrai, comme on a osé le dire à S. .M i'l''iiii)ereiir même, (|ue le Hoi eût permis l'enlréc des mareliutidises anglaises » , assure le Il deeeuhre, à Cliampajjny, (pie cetU" iiouieile est alisoliimenl fausse : « Le Hoi, dit-il, a paru Irouicr (pi'il serait iiieoiiveiiaut pour i'I'lmpereur commi; poiir lui (piil entrât en explication direele en pareille occasion et a manifest»; l'iulenlion de ne point écrire II imprime à son gouvernement une marclie absolument contraire à celle (jue la calomnie a voulu hd prèler L'on vient de donner au.\ douanes une nouvelle cl meilleure or;ianisation.. Le Hoi travaille beaucoup, peut-être même trop pour sa sauté, mais il ne suKit pas de créer, de ré;[ler et de donner des ordres, il faudrait (|u'ils fussent ex('cntés avec autant de zc-le (pie le Hui en met Ini-mème à les donner. . La Heine a su par le Hui ce (pii avait été dit sur la liberté donnée au commerce an;|lais, elle a paru fort allligee de pouvoir penser qu'on e('it voidu e.xciter aussi mécbamnient (|uel(pu' mésintelligence entre l'Kmperetir, le Hoi et elle t (AIT. élr. X'aples, |.'i2 ) — HIane, consul ;(énéral de France à Xaples, écrit de son C()té t (pi'il n'a nulle connaissance (pi'il se .soit rouvert ({iiel(|ue commerce entre Xaples et les .anglais i.

ROYAUMK DE MAPLKS. — 1808 443

bande de tous mes moyens, et c'est pour cela que s'organisent les douanes et que des ordres sont donnés sur tous les points pour redoubler de surveillance, mais il est didicile de renipèclicr entièronient, axec autant de côtes, et tout le temps que les Anglais occuperont la Sicile et Malte.

Le ministre Decrès me mande que Votre Majesté lui a ordonné de préparer sa flotte de Toulon pour l'expédition de la Sicile, et que j'avais réuni iO mille bonuues en Calabre. Sire, je ne suis pas en état de trouver cette force, depuis le départ des quatre régiments que j'ai eu ordre d'envoyer à Rome. . . Je vais lui répondre et lui faire connaître mon plan ; je répète néanmoins à V otre Majesté que ne voulant pas exposer votre escadre, je puis faire l'expédition sans elle, que tout est préparé et que je n'ai besoin que de troupes. Je vous adresse un rapport de l'intendant de la Calabre ulleriore sur l'esprit public et sur un débarquement de quelques voltigeurs du 20' régiment.

Les Anglais travaillent toujours l'opinion, on ne parle que de la guerre avec l'.lutricbe et le départ des troupes accrédite ces bruits. Je ne suis plus beureux et je ne le serai de ma vie, puisque je suis condamné à vivre loin de Votre Majesté.

Je suis...

Guerre et Anhiies du |)riiue Mural. H. \\1\, p. 'M.

3052. — MURAT AU GliXIiRAL LAMARQUE

10 déceii.bre IS,,S,

A monsieur le général Lamarquc, chef de Célai-major général.

Monsieur le général, ordonnez les mouvements suivants : Les 200 bommes du 1'' régiment de cbasseurs à cbeval partiront demain de \aples pour se rendre dans les îles d Iscbia et de Procida, pour y être incorporés dans le 1" régiment d'infanterie légère; les compagnies d'élite de ce corps devront se rendre sur-le-cbamp à Xaples après avoir été complétées à 100 bommes cbacune.

Faites relever de suite le 23' régiment d'infanterie légère, par les Suisses, qui devront laisser à Xaples les compagnies d'élite.

Lundi, je passerai la revue de la Garde, des conq)agnies d'élite, du 1" et 2' régiments d'infanterie légère, de la Tour d'.Auvergnc, du 20'" régiment des Suisses et du 102' régiment en entier.

Ordonnez au général Huard d'envoyer sur-le-cbamp à Salerne les deux com[ agnies d'élite du W bataillon d'Isembourg, les com-

444 JOAClllM MUHAi

pagiiies du 1" balaillon de la Tour d" Aiivcijjrie devront aussi se reiulre à Salerne.

J''ail('s pailii- pour les (lalalucs Ions les dclaclu-mcnls (|ui appar- (ienueiil aux icjpniciils de relie division. Vous reliendrez ici le delailienienl du 2;i réj|inient d inlanleiie I«'';|èie (|ue vous deviez onvojer à Iscliia.

Aussitôt (|ue le :2;i' sera arrivé à N'aples, vous le ferez partir pour Salerue d'où vous retirerez le 10' réyinieiil cpii viendra l'aire la yarnison de Xaples.

Faites relever j)ar le :2' d'infanterie léjjère napolitaine, les compagnies d'élite exceptées, le réyinient Uoyal-tîorse que vous enverrez à Xoccra.

Arciiiies (lu priiicc MuimI. H. \1\', p. (Jl.

3():):{. — Ml'HAT Ai; (ÎKXKHAI- CAM1»HKI)().\

10 (Jc((;ml)re 180S.

A monsieur le f/rtirral Cnmpredon , commdndavl en chef du génie.

Monsieur le jjénéral, vous avez du recevoir l'ordre du ministre de 1 Intérieur di' fjiire reconnaître le (lastel (lapnano (jui est destiné à recevoir les Iribunanv de la (lonr de cassation, d'appel, criminels et civils (!e Xaples'. YOiis n'avez pas encore fait votre rapport et cependant ces tribunaux doivent être installés au 1" janviei'. Terminez donc promptemcnt ce travail, alin que l'on saclie à quoi s'en tenir sur cet établissement ainsi que sur ceux (\ci^ Provinces destinés aux mènu's objets.

.Ariliiies du prince Mural. U. \l\ . j). <j-.

:jr..-)V. — MIRAI' A DKCItKS

10 (léicml.n! IHOS.

A monsieur le ministre de lu Marine, en France.

Monsieur le ministre, je viens de recevoir votre lettre du 2.S novembre par l;i(|n('lle v(ms um* lailcs connailie les ordres «pie vous

' Tons li's lriliiiii:ui\ soiil eiirorc actiit'llcnicnt rc-imis dans !<,• (îastei ()a;)iutiu, uiK-icQuc icsideucc d<>s lioiieiislaiiloa, loudrc pur Giiiliaume \" et uclioii'i' eu l^.'>l |)ar l'Védrric 11.

ROYAUMF, DE XAPLF':S. 1808 445

ave/ irçus de rEmperenr relativement à l'expédition de Sicile. Je suis charmé des relations qui vont se renouveler avec un ministre que j estime et qui a acquis tant de droits à la bienveillance de la Faniille impériale par rattachement qu'il a constamment montré pour l'Empereur et pour elle.

Depuis deux mois j'ai parlé <à l'Empereur de l'expédition de la Sicile, je la lui ai montrée comme nécessaire et j'ai osé répondre du succès. Jamais moment fut-il plus favorable? Car je ne pense pas que les Anglais aient la prétention de vouloir garder en même temps le Portugal et la Sicile. Ils sont trop faibles dans l'ile pour la défendre et trop menacé.s en Portugal pour en retirer des secours pour la Sicile. Il ne s'agit donc plus que de réunir les moyens d'un débarquement, d'en choisir le lieu, et d'en calculer toutes les chances. Je vais donc \ous en parler sous ces trois points de vue différents. Quelle doit être la force de l'expédition? Où doit-on réunir les moyens pour la tenter avec succès? Doit-elle partir de France ou du Royaume de \aplcs?

La Sicile n'est défen(!ue en ce moment que par 10 000 hommes de troupes de toutes les nations, à la solde des Anglais, et par 6 000 Napolitains. La moitié de cette force est absolument nécessaire pour la défense de ses places et de ses forts. L'ennemi ne pourra donc mettre en campagne tout au plus que 8 à 10 000 hommes, encore sera-t-il forcé de les disséminer, ignorant le véritable point du débarquement et devant en garder un grand nombre qui sont accessibles et que je ferai menacer. 18 000 hommes de troupes sont donc plus que suffisants pour l'expédition, puisque indépendamment des fausses attaques, je serai le maître de choisir le point de débarquement et que je pourrai attaquer l'ennemi avec une réunion de forces double de celle qu'il pourrait m 'opposer.

Je pense que l'expédition doit partir des côtes de la Calabre et que tous les bâtiments de transport doivent être réunis à X'aples pour se rendre de là dans le golfe de (îioja, pour y recevoir à bord les troupes de l'expédition qui s'y trouveront réunies d'avance. Cette mesure est indispensable, car on est autorisé à penser que l'ennemi (|ui a sous la main de grands moyens maritimes, ne nous laissera |ias trau(piilhMnent réunir îî ou 400 bâtiments sous Scilla, où ces bàtiîiienls en outre ne seraient ni à l'abri «l'un coup de veut, ni en sûreté contre un coup de main de la part des Anglais. Aussi, depuis un mois et demi, ai-je ort'ouué la construction et l'armement de plusieurs batteries dans le golfe de Gioja, où je fais diriger en ce moment un équipage de siège de 00 bouches à feu et un de 30 de

c;unpa;i[no, avec 1rs vivros, innnitions vt autres attirails du «]éuic et de l'arlillerie. Les hàtiuuMils uécessaires pour le transport des 18 000 honunes, pour le passajje de cent chevaux par voyage, et de tous les équipajjes dont je \iens de parler, sont déjà réunis à Naples et seront prêts à mettre à la voile (piand le moment de l'expédition sera arrivé. J'observe que tous ces bâtiments peuvent être au besoin tirés à terre; et les dernières troupes destinées à compléter les IHOOO hommes vont se mettre en routi^ demain pour le fond de la botte. Cette expédition doit plutôt partir des côtes de la Calabre, parce (pi'elle n'a besoin que d'une heure ou deux tout au plus, pour arriver sur la rive opposée, et qu'elle sera si bien maîtresse de choisir le moment favorable qu'elle n'aura aucune chance malhenreuse à courir, tandis qu'en partant des côtes de France elle en aurait mille. Presque tous les points de la Sicile sont abordables, et son littoral est trop étendu pour qu'on ait cherché à en compléter le système de défense; il s'agit donc de choisir le plus favorable et je pense que ce point e.st celui que nous connaissons le mieux, qui offre le moins de trajet, je veux parler de l'immense étendue qui se trouve sans défense entre le Phare et le cap Melazzo. Je soutiens qu'une fois débarqué, rien ne peut garantir le Phare d'un coup de main et que maître du Phare, on est maître de la Sicile, puisqu'on le serait du Canal et qu'on aurait la faculté de recevoir des renforts, des vivres et des munitions des côtes de la Calabre et que quelques heures suftiraient pour faire de la pointe de l'isthme un vaste camp retranché, d'où l'on agirait offensivement et sans aucun danger sur tout le reste de la Sicile et principalement sur Messine qui ne peut se défendre. L'ennemi serait alors forcé de se retirer dans la citadelle, et maîtres de la ville, uous le serions du port. Sans contredit l'escadre de Toulon garantit bien davantage le succès de l'expédition, puisqu'avec elle je serais le maître de choisir le |)oint de débarquement; je choisirai alors Palcrme ou Trapani cpie je trouverais presque sans défense; l'ennemi ayant concentré toutes ses forces sur Messine; j'empêcherais la Cour de s'échapper et d'emporter avec elle ses immenses trésors et le |)eu de marine qui lui reste. J Ose l'avancer : avec l'escadre de Toulon, c'est sur l'alernu' qu'il faut débarcpuT, c'est conrpiérir en un jour la Sicile. \'()ilà tout ce f|u'il est possible de pouvoir vous annoncer en ce inomeiif sui' celte expédition, (pii, selon m(»i, est bien plus importante pour rKm|)ereur que pour la (Couronne des Deux Siciles, puisrpie cette i\c offre une irifiriiti' d'asiles surs à ses escadres qui lr(Miveraienl dans celte île tontes les ressources dont elles auraient

ROYAlîMK DE X'APLKS. — 1808 4V7

besoin et (jue dans cette j)Osition il ferait trembler Malte et tout le Levant. Ainsi vous annoncer que tout ce qui est nécessaire à une expédition de 18 000 bonimes, sera entièrement réunis sous Scilla à la fin du mois, c'est tout ce que je puis vous dire, ta une si grande distance du Ibéàtre des opérations. Outre tous les bâtiments de transport nécessaires j'aurai une flotille de GO bâtiments armés, dont 30 canonnières portant du 24, les autres du 12 et 4-. Je vous adresse ci-joint l'état des croisières ennemies que nous avons en avant du golfe de Naples et que l'escadre de Toulon enlèverait très certainement en passant.

J'ai observé à l'Empereur qu'en employant 18 000 liommes à l'expédition, je laissais le reste de mon royaume sans défense et je lui ai demandé 8 000 liommes. Je serais sans aucune espèce d'inquiétude si l'escadre de Toulon m'en apportait 6 000 avec elle.

Dans tous les cas j'espère que vous me préviendrez des ordres de départ que vous donnerez à cet escadre; de mon côté je prescris à mon ministre de la Marine d'augmenter la défense du port de Tarente où elle pourrait se réfugier en cas de malheur.

Arcllircs du prince Mural. R. XIV, p. 62.

3655. — MURAT A NAPOLEOM

12 décembre 1X38.

Sire, le ministre de la Marine de Votre Majesté vient de me prévenir des ordres qu'Elle vient de lui donner relativement à son escadre de Toulon pour l'expédition de la Sicile, je m'empresse de vous adresser ma réponse. J'espère que V. M. trouvera dans mon plan tous les renseignements qu'on peut donner sur cette expédition quand on est aussi éloigné du théâtre des opérations. Les vivres, les munitions, l'artillerie, les troupes, tout file sur la Calabre, et voulant être à même contre toutes les tentatives que l'ennemi pourrait faire contre les divisions de cette province, je fais réunir sur Lagonegro environ six mille hommes. De cette position, j'empêcherai l'ennemi de la couper et je serai à même de voler au secours de la capitale, si la fantaisie pouvait prendre à l'ennemi de lui faire une visite, après avoir été chassé du Portugal et de l'Espagne. Par cette manœuvre, je force l'ennemi cà s'expliquer, car me croyant parti pour la Calabre, il tentera quelque chose contre Maples, s'il en a réellement le projet. Au reste, si tous mes

448 JOACHIM Ml'RAT

moyons peuvent être réunis en huit jours à Scilla, je n'attends plus que vos ordres. J'ai <i[rand soin de laire connaître à l ennenu en Sicile tous les succès de Votre Majesté.

Sire, je reçois à rinstani les lettres de Votre Majesté (\i\ 27 novembre. Je suis bien à plaindre, puis{|ue j ai le nialheiir de vous déplaire. Je suis si éloijjué ee|)eii(!aul de laisser taire (|uel(|iie elian- «jerneut au (Iode Napoléon, cpie ne recevant, aucune réponse; de V. M., j'avais ordonné (pi il fut publié sans aucune niodidcalion et il le sera; mais. Sire, tout en obéissant, je dois vous prévenir (pie l'article du divorce Fera ici un bien mauvais elTet : il était bon, politi(pie en France, où V. M. a diltérents sujets de dil't'érentes reli- <}ions,niais ici, nous n'en avons qu'une et c'est la religion catholique. Sire, si je traite bien le clergé, c'est que véritablement il est excellent et pense, relativement aux aftaires du pays, peut-être mieux, encore que le clergé de France, et la raison en est toute simple, c'est que le Gouvernement napolitain a été toujours en guerre contre le (louvernement papal, et que mon clergé a toujours suivi l'impulsion et la direction qui lui a été donnée par la Cour de Sicile.

Sire, je puis m'ètre trompé, mais V. M. me rendrait bien malheureux, si vous pouviez me supposer une autre pensée que celle de maintenir la tranquillité dans mes Ktats qui ont tant d'inlluence sur le reste de l'Italie, pendant que vous êtes occupé ailleurs à détruire votre cruel ennemi. J'avais cherché à me faire aimer, à me populariser, pour obéir à vos ordres, car lorsque je pris congé de V. M., vous me dites u Faites-vous aimer. '

Sire, je serai toujours le même, toujours celui (pii vous regarde, qui vous a choisi pour sa Divinité, et ([ui espère que vous lui donnerez bient(it de nouvelles occasions de vous prouver son dévouement. J'attends avec bien de l'impatience (piehpie signe de sati.sfaction de V. M.

.■\rcliiic8 dii prince Mural. K. WIX, p. 3(i.

:jH56. — .MIR.AT Ai: COLO.VKL DUAliPOLf.

l.J dïcenibre ISOR.

A monsieur le cohnicl <ni<nilpi)itl.

Je désire que vous vous rendiez à (lapon e, poiu' y passer la rcv ne du régiment d'artillerie nap(ditain; vous entrerez dans les plus grands détails sur son organisation, sur sa force, siu- ses niasses, sur s(mi

ROYAUME DE MAPLES. — 1808 449

habillement, sur les moyens de le recnitci-, sur son instruction, etc., vous me rendrez compte en même temps de l'esprit public, dès votre retour.

.irchives du prince Murât. R. XIV, p. 66.

3657. — MURAT A SALIGETI

13 décembre 1808.

Au ministre de la Guerre.

Monsieur le ministre, je suis informé qu'il existe à Salerne deux paranzelles prêtes à mettre à la voile et qu'on pourrait armer avec du 24; faites-les acheter sur-le-champ; faites-en acheter sur la côte de Sorento, de Torre del Greco et à Gaeta, jusqu'à vingt du même modèle. Je vous ferai fournir des fonds pour les payer. Faites partir de suite des hommes sûrs et intelligents pour en faire l'achat.

Architi's du prince Murât. R. XVI, p. 31.

3658. — .MURAT A SALIGETI

13 décembre 1808.

Au minisIre de la Police.

Monsieur le ministre, le capitaine de la gendarmerie de la résidence de Campo lîasso, province du comté de Molise, rend compte (|u'il est prouvé par des témoins que le sieur Nicolas Antonelli, syndic de Rionero ' arrondissement d'Isernia, a reçu le 21 novembre dernier, vers les onze heures du soir, dans sa maison cinq brigands armés de toutes pièces et leur a donné à manger et à boire; il a dit pour sa défense qu'ils voulaient incendier sa maison; et, sur l'objection qu'on lui a faite de ne pas en avoir instruit les autorités compétentes, il a répondu qu'il ne s'en était pas rappelé.

Faites prendre des renseignements sur ce fait et adressez-moi promptenient votre rapport, en me proposant les mesures que les circonstances paraîtront devoir nécessiter.

Archives du prince Murât. R. XVI, p. 31.

Rionero Sannitico, province de Gampobasso, 2 369 habitants.

TOMK VI. 29

3659. — AILRAÏ A COMBKS

13 décembre ISO».

A monsieur Combes, adminislrateiir des postes.

Monsieur radniinistrateur, le capitaine de la jjendarnieric à la résidence d'Aquila porte des plaintes contre le courrier Martin, qui, parvenu à une descente un peu rapide, menaça d'un fjraud couteau le postillon qui ne pouvait aller au trot; faites punir ce courrier.

Le capitaine de gendarmerie à la résidence d'Oriano fait connaître que le maître de poste de Grolta Minarda, sous prétexte de n'être point payé par l'administration, refuse des chevaux aux courriers de la malle et que ces derniers pour s'acquitter de leur service, se permettent de prendre ceux des voituriers destinés à l'approvisionnement de la capitale, ce qui vexe excessivement le commerce et finirait par le décourager. Prenez de promptes mesures pour faire cesser ces abus.

Archives du prince Murât. R. XIV, p. 66.

3660. — MURAT A BKRTRAX'D

l.'î décembre 1S08.

A monsieur Bertrand, intendant militaire de la Garde.

.Monsieur l'intendant général, je désire que vous fassiez vérifier à l'instant la comptahililé du régiment de dievau-légers du cidevant Duché de Berg, arrivant d'Kspagne et incorptu-é dans ma garde. Vous m'adresserez votre rapport dans le délai de 48 heures.

archives du prince Murât. R. XIV, p. 68.

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