S4. — All'RAT A L'INSP[-:CÏ1ÎUR GKVERAL AUX REVUES
24 décembre 180S.
A monsieur V Inspecteur (jénéral aux revues.
Monsi(Mir l'inspecteur général, je désire (jue vous m'adressiez les feuilles de revues (|ui ont été délivrées pour tout le mois de décembre pour la solde, lesniasses, l'habillenient, l'armenient, l'équipement, etc. Vous m'enverrez ces états le plus tôt qu'il vous sera possible, afin que je sache les sommes qu'il est nécessaire que je fasse verser dans les caisses des payeurs de l'armée française et napolitaine et suilout pour me mettre à même de connaîtic les besoins du mois piochain.
.\rcliiies du prince Mural U. XIV, p '1.
:3(iS5. — MIRAT A CO.MIiES
24 décembre I«0«.
A monsieur Combes, adminislralcur des Postes du Royaume. .Monsieur l'afluiinislratcur, je désire (pie vous me fassiez con-
ROVAUMI': DK MAPLES. — 1808 465
naître le nom, Tàge et les services de douze courriers de cabinet qui sont attachés aux postes, les appointements dont ils jouissent et le geure de service auquel ils sont destinés.
Arcliives du prince Murât. H. XIV, p. "3.
3686. — MIRAT A XAPOLEON
\aples, '2i décembre 1808.
Sire,
J'ai reçu hier soir le 1 S*'""' bulletin qui annonce les nouveaux succès de Votre Majesté; il a été accueilli, comme tous les autres, avec les plus grandes acclamations. J'espère recevoir ce soir ou demain la nouvelle de l'entrée de Votre Majesté à Madrid, car cette ville doit être la dernière à opposer de la résistance.
Je m'empresse d'adresser à Votre Majesté une relation qu'on fait circuler en Italie, et, je dois présumer, aussi en France, sur le corps d'armée du général Dupont. Ce général annonce (ju'il a vainement demandé des renforts après son affaire de Cordoue, et cependant il l'abandonna pour se porter sur Andujar, sans y avoir été forcé, où il ne fut attaqué, d'après son rapport mèuie, qu'après avoir fait sa jonction avec les généraux Vedel et Gobert, et où il ne fut battu que par ses mauvaises dispositions ou celles de ses deux généraux. Votre Majesté jugera si cette relation mérite qu'on y réponde.
Je m'empresse aussi de transmettre à Votre Majesté les rapports que je reçois à l'instant de Rome. Le Pape prend tous les jours de nouvelles fausses mesures qui forcent le général Miollis à en prendre de son côté; et il est cà craindre que les esprits fatigués de cette longue lutte, et exaltés par le fanatisme qui les assiège de tout côté, ne fassent de Rome un foyer d'insurrection.
L'archevêque de Matera, arrivant de Paris et que la goutte avait forcé de rester quelque temps à Rome, m'a rendu compte que le S. Père était plus obstiné que jamais, et qu'on ne devait pas espérer de le rendre plus sage. On craint qu'il ne fasse iuq)rimer et ne rende publique sa correspondance avec Votre Majesté.
La tranquillité continue à être parfaite dans mon royaume; lesprit public est très bon, malgré le travail des .Anglais cl les nouvelles qu'on ne cesse de répandre sur la guerre avec l'.Autriche. On commence à ne plus croire à l'expédition de la Sicile, et l'on me
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fait partir pour la llaiilc Italie; ces bruits uc sont n^paudus cpio pour jotcr la drliaiicc cl (Miiix'clicr le (louvcnicment de se consolider.'
.l'ai lait défendre tout cartcd d'éehanjje avec la Sicile et toute connnunicatiou avec les .\ii;;lais. Les mesures les |)lus rijjoureuses sont ordoniié(\s pour empêcher (pi'ils ne parviennent à introduire leurs marchandises dans mes Etats.
Je puis assurer Votre Majesté que j'aurai quatre-vin<{t-deux bâtiments armés de tous calibres le jour de l'expédition de la Sicihv
.le remercie Votre Majesté de la permission qu'elle m'a donnée de iaire extraire de France six cents chevaux.
Je viens de me faire donner l'état des Français qui se trouvent dans ma garde; il n'y en a que six cents, encore y en a-t-il soixantedix de proposés pour la réforme. Votre Majesté me donnerait une nouvelle preuve de .ses bontés et me ferait oublier la perte que j'ai faite de l'escadron de ma «jarde, si elle voulait bien m'accorder quatre cents hommes d'infanterie pris indistinctement dans les réjjiments qui composent son armée de Naples, et une centaine d'hommes de cavalerie. Je prie Votre Majesté d'accueillir favorablement ma demande.
Votre Majesté m'ayant permis, à mon départ, d'employer à mon service le ;i[énéral Reynier, m'ayant même autorisé à lui donner le ministère de la (îuerre, et ne voyant arriver aucun de mes anciens aidcs-de-camp, je viens de me décider à nommer l'un des colonels «{énéranx de ma «jarde. Qu'il est douloureux, Sire, de se mettre entre les mains de personnes que l'on peut soupçonner de ne pas vous être dévouées et d'avoir pu vous déplaire, et que l'on s'attache maljjré soi! Néanmoins j'ose espérer que Votre Majesté m'en délivrera, s'il était possible que je ne pusse m'en accommoder. Il \^ a un mois et demi que l'aide-de-camp Moliterno est parti pour la Sicile; il devait être de retour sous huit jours. Le ministre de la Police jjénérale l'attend vainement depuis cette époque. Il est probable qu'il a été arrêté, on ipi'il n'était qu'un espion qu'on lui avait envoyé.
Mon ministre a Pétersbour;(, en m'apprenant qu'il a été pré.senté, m'annonce que l'Empereur, tous les ministres et les personna<|es influents sont, plus que jamais, les admirateurs de Votre ALajesté, et qu'en un mot l'esprit de ce Cabinet est excellent. Je suis...
Guerre et Archive» du prince Mural II. XXIX, p. 41.
ROYAUME DE XfAPLES. — 1808 46T
3687 — MURAT A SALK.KTI
25 décembre l.SO«.
Au ministre de la Guerre.
Monsieur le miuistrc, le niiiiiéraire qui sera mis à votre disposition par le ministre des Finances devra être exclusivement employé par vous au paiement de la solde, des 20 cent, et des masses; Vous ne pourrez employer aucun fonds en numéraire pour les autres dépenses de votre ministère, que vous devrez faire solder eu délégations. Je vais prendre un décret qui régularisera et généralisera cette mesure.
3688. — MURAT A SALICI'ITI
•26 décerrbro 1S08.
Au ministre de la Guerre.
Monsieur le ministre, je vous envoie un rapport de l'intendant militaire de ma Garde qui réclame une somme de 77,929 fr. nécessaire pour liquider le débet antérieur au 1" Août dernier, et une autre de 19,560 fr. 78*^ dont le département de la Guerre est redevable à la caisse de la Garde, par suite d'avances faites pour débet arriéré des Polonais incorporés. Je désire que vous me fassiez un rapport sur ces deux objets.
.■\rchives du prince Miiraf. R. \VI, p. 37 et 3S.