MVHAT A S.ALICETI
T janvier 1809.
Au mi ni s Ire de la Police.
Monsieur le ministre, on me rend compte qu'il se commet journellement des vols dans la commune d'Avellino et que les voleurs sont d'.^vellino même. On ajoute qu'ils tiennent h une classe d'hommes qui, sans biens et sans état, y vivent cependant dans une aisance qu'ils ne peuvent devoir qu'à leurs rapines. Il est nécessaire que vous fassiez surveiller soigneusement ces individus. Il est bien difficile à la gendarmerie de les prendre sur le fait, elle se plaint de n'être pas toujours secondée par les autorités locales.
Monsieur le Ministre, je suis informé que la police se ftvit très mal à Gaëta, que les marins n'y sont nullement surveillés et qu'ils ont la facilité de courir les mers et de communiquer à volonté avec Ponza; on assure même que les barques ne sont pas numérotées et l'on provoque une surveillance toute particulière sur toute la côte jusqu'à Terracine; prenez des renseignements et assurez-vous si ce rapport est fondé.
372t — MURAT A SALICETI
Au iitinislre de la Guerre.
7 janvier 1«09.
Monsieur le ministre, je suis informé que le général Compère a enjoint au capitaine de la gendarmerie à la résidence deCapoue de
490 JOACHIM Ail HAT
im'llre à sa disposition un brijjiulior cl (|iiahT<j(Mi(lariiics à cheval, poiir résidcr à (la|)(>iif jnsipià noiivrl ordre et y faire le service de la correspond aiiee rnililairc
Je vous observe (]iic celle disposition est contraire non seulement à l'activité du service excessif dont la ;[cndarni(Mie est cliar;[ée, maisencore à la loi orj(ani(|iie de ce corps. Je n'approuve point ce nionvenient. Donnez en consé(|uence l'ordre an jjénéral (loinpère de faire rentrer celle hrijjade à sa résidence. On ajoute aussi que ce Jjénéral prend le litre de gouverneur, ce n'est pas nu)n intention.
Monsieur le ministre, je vois par uiu' lettre que vous avez écrite au «jénéral Keyuier qiu- vous avez autorisé, sur sa demarnie, un «{endarme et un l)ri;;adier du l" réjjinienl de chasseurs ù cheval, à passer dans les vélitcs de ma yardc; mon intention est qu'aucun militaire ne soit admis dans ma «jarde que d'après mon autorisation; je \icns de le faire connaître au «jénéral Keynier; vous devez donc écarter à l'avenir toutes les demandes (jiii vous seraient faites et qui ne seraient pas revêtues de mon autorisation.
Je reçois l'état des batteries à établir sur les côtes de la (lalabre cl (\c>i canons dont elles ont besoin; faites-les eml)ar(|uer de suile pour leur destination. I.e ministre de la Marine m'a dit avoir les bâtiments naulisés et prêts à mettre à la voile.
Je vous adresse ci-joint un projet de levée d'un r('';[iment (|ni me parait pouvoir être a(lo|)lé, d'autant plus (|ue celui (jui en est l'auteur se charjjcrait de l'exéculion ; donnez-moi voire avis à cet éjjard.
Arcnivet du priiire Miirat. K. \VI. p. i'i.
3725. — Ml l{\T .\ CI.AItKK
■j«ii» pr ISOO,
.-} iinmsicur le rniii/r (/'ffiinffiniiif/.
Monsieur le comte, monsieur (Ihales, aide-de-camp du jjéuéral Heyiiier, m'a témoijjné le désir de le suivre à mon service. Vous me ferez plaisir d'en obtenir l'autorisation de l'Kmpereur.
.Archive* du prime Murât. R. \l\, p Hi.
HOVAl \IK I)K -VAPLKS. — 18!)9 491
3720. MLI5AT A CAMBAGKRKS
7 janvier I8C9.
A S. A. S. l'ArrhicItanrelier Cantharcrh.
Mon cousin, j'ai lu avec sensibilité l'expression des vœux que vous m'avez adressés. Il en est peu qui doivent m'être plus agréables, puisqu'ils sont ceux d'une personne pour laquelle j'ai une estime particulière et beaucoup d'attacbement. Xe craignez pas que votre correspondance prenne sur le temps que je donne aux affaires ; c'est parce que je travaille beaucoup que j'ai besoin d'une distraction aimable.
Plus beureux que moi, vous allez revoir l'Empereur et vous le reverrez ceint de nouveaux lauriers. Je n'ai pu, cette fois, le suivre que par mes vœux.
Je vous remercie de ce que vous avez fait pour monsieur Lafond, continuez-lui, je vous prie, des soins qu'il saura sans doute reconnaître en les méritant davantage. Comptez toujours sur mon inviolable attacbement et écrivez-moi plus souvent.
Archives du prince Mural. \\. XIV. p. 82.
3727. — MIRAT A LKBRIX
7 jan»ier 1S;^9.
A S. A. S. l'AnhUrcsoner Le Brun.
.Mon cousin, je reçois avec plaisir les vœux que vous faites pour nion bonheur. Je ne puis le trouver désormais que dans celui de la nation que la Providence m'a appelé à gouverner, je dois doue désirer beaucoup que vos \œux soient remplis. Je vous renouvelle l'assurance des sentiments que vous me connaissez pour Votre .Altesse Sérenissime.
.Archives dn prince Mural. K. XIV. p 81.
3728. — MIRAT A M.ACKDOMO
7 janner 1H09.
A mousieur ilnlendant de la Maison Royale.
Monsieur l'Intendant, j'ai vu dernièrement travailler à la route de Capo di Monte, il m'a été répondu qu'elle se faisait aux dépens
(lo la Liste civile ; veuillez me faire connaître ce (jui en est à cet égard.
Archives du prince Murât. R. \l\' . \). K3.