DE LA CLASSE BLEUE
(Sur les Krupules de dévotion.)
« Je veux, mes chers enfants, parler aujourd'hui pour celles d'entre vous qui sont scrupuleuses; vous ne sauriez mieux faire pour vous corriger de ce défaut, qui est plus grand et plus dangereux que vous ne croyez peut-être, que de vous soumettre aveuglément aux décisions de messieurs vos confesseurs, qui, outre qu'ils sont gens habiles, savants, éclairés, sont encore sages, très-prudenls et expérimentés ; et je ne vois pas comment vous pourriez ne leur pas obéir en tout ce qu'ils vous disent pour le bien de votre âme. Je vous assure que vous pouvez avoir en eux toute la confiance possible, et que vous ne guérirez jamais de vos scrupules que par une docilité
< LeUres édifiantes^ t. VI, p. 631.
358 LETTRES ET ENTRETIENS SUR L*ÊDt*CATI02C.
et une obéissance entière. Je comprends bien que vous ayez à votre âge une petite pointe de scrupule/ et cela est même très-bon et très-louable, ne poo- I vant venir que d*une source qui est la crainte A'ctfenser Dieu; mais Tentètement, l'opiniâtreté, l'in- | docilité et les raisonnements sans fin, qui sont les défauts ordinaires des caractères scrupuleux, sont insupportables, très-nuisibles à ces personnes-li, et très-sûrement ne sont point de Tesprit de Dieu. Je sais qu'il fait quelquefois passer certaines âmes par ces sortes de peines intérieures, mais je sais aussi que quand ces peines viennent de lui elles sont accompagnées d'humilité, de docilité et d'obéissance. Je vois que quand elles viennent du caractère d'esprit, elles sont ordinairement accompagnées de tous les défauts que je viens de parler, et que si l'on est assez courageux, assez pieux et assez docile pour surmonter, par une obéissance aveugle, tous les faux raisonnements de son esprit, on s'égare bien dangereusement, on se donne biëfade la peine à soi-même et souvent encore plus aux autres. Encore une fois, la docilité est le seul moyen de revenir de ces sortes de peines, même si elles viennent de Dieu, et de redresser son caractère si elles viennent de la tournure de Tesprit, et d'empêcher qu'elles n'aient des suites fâcheuses. Ne croyez pas qu'il n'y ait que les jei/nes personnes qui aient besoin de cette docilité pour leurs confesseurs^ toutes les personnes pieuses et raisonnables s'en font un devoir, un mérite et une espèce d'honneur. Devenez donc bien dociles, mes enfants» à messieurs vos con-
KVEC les religieuses de SAINT-LOUIS (1715). 359
fesseurs *, portez-leur un profond respect et ne les faites pas revenir sans cesse au confessionnal pour 'des riens ^ ne croyez pas qu'ils soient gagés pour TOUS entendre depuis le matin jusqu'au soir. Pour moi, je ne youdrois pas même faire venir plusieurs fois mon domestique pour lui dire des bagatelles \ à plus forte raison faut-il avoir cette considération pour des ministres de Jésus-Christ, qui nous tiennent sa place. Si vous étiez dans vos paroisses, vos curés n'auroient pas le temps de vous écouter, ils ne quitteroient pas Tautel pour cela. Au nom de Dieu, mes chers enfants, faites-vous des consciences droites, simples, ouvertes et dociles. »
DE SAIMT-LODIS.
(Sur Pentrée des princes etprineetset dam U maison.)
Les religieuses de Saint-Louis voulant savoir le sentiment de M"'* de Maintenon sur l'article de leur cérémonial qui traite de rentrée des rois et des princes, elles le lurent devant elle au commencement d'une de leurs récréations, et sur ce qu'il y est marqué qu'on prendroit la précaution d'éloigner les demoiselles qu'il pourroit être dangereux de laisser voir, elle s'écria : « Ah ! votre maison est perdue si vous en êtes là; et si jamais les entrées
1 Ulires édi/ianlei, t. VI, p. 0(i6«
360 LETTRES BT ENTRETIENS SUR L'ÊDUCATION.
de séculiers chez vous deviennent assez fréquentes et assez familières pour faire des connoissances atec vos demoiselles, comptez qtie c'en est fait de toute votre régularité \ mais j'espère que la cour s'éMgnant de Versailles, comme il y a toute apparence ', vous sefez moins exposées à ces visites, qui ne peuvent être que d'une reine pieuse qui viendroit pour prier Dieu et s'éloigner du monde. Il est à croire qu'en ce cas elle ne voudroit pas causer de désordre dans votre maison, et qu'ainsi elle n'amèneroit pis une grande suite, ou bien des princes ou princesses que des particuliers prieroient de leur faire ces plaisirs. Quand cela n'arrivera que rarement, vous ne pouvez pas vous y opposer -, s'il étoit trop fréquent, il faudroit vous adresser aux personnes de piété et en crédit que vous connoltriez dans vos intérêts, comme le confesseur du Roi, la reine même, si elle vous honoroit de ses bontés, et les prier de remontrer au Roi que vous auriez tout à craindre pour votre régularité de l'entrée des séculiers chez vous; mais faire cela avec beaucoup de prudence et de précautions , car après tout ils sont vos maîtres , et ce seroit assez pour les porter à ouvrir toutes vos portes que de prétendre avoir des droits contre eux, comme tirent les Carmélites, qui se prévalurent d'un bref apostohque pour régler le nombre des personnes qui entroient à la suite de la reine, qui alloit chez elles fort souvent-, le Roi en fut si choqué que
> M«« de Maintenon n'aimait pas Versaillea, et cro^aii que lei 8iicce«8eura de Louis XIV reprendraient leur résidence à Paris.
peu s'en fallut qu'il n'y lit entrer Paris. Avec ses maîtres, ajouta-t-elle , on n'a d'autres droits que la prière et les très-humbles remontrances. Toute votre sûreté, comme je vous l'ai dit bien des fois, sera d'être un peu sauvages et farouches avec les gens du monde quand ils entreront dans votre maison, de répondre simplement à ce qu'ils vous demanderont, d'une manière respectueuse, sans chercher à s'insinuer et à faire aucune liaison et connoissance particulière ni avec les grands ni avec ceux de leur suite, vous contentant de les édifier; et en cas qu'ils voulMSsent voir toute la communauté , il faudroit qu'elle parût dans le même respect et avec toute la gravité religieuse. y>
M"* de Glapion lui demanda ce qu'il y auroit à faire si une princesse vouloit passer la récréation avec la communauté, quoiqu'on lui représentât ce qui est marqué là-dessus dans les règles. <( 11 faudroit, répondit W^^ de Maintenon, y paroltre timides et embarrassées, y parler peu, et vous contenter de répondre à ce qu'elle vous feroit l'honneur de vous demander ; ne vous pas beaucoup mettre en peine de la divertir, car c'est le vrai moyen d'éloigner ces pefsonnes-là , qui ne cherchent ordinairement que leur plaisir. — Pourroit-on,dit une autre, les faire amuser par les demoiselles en faisant jouer des tragédies , des conversations , etc. ? — Gardezvous bien dele leur proposer, reprit-elle, c'est tout ce que vous pourriez faire si elles Texigeoient. Cachez vos demoiselles encore plus que vous, et si vous êtes obligées de les montrer, que ce soil toujours en lU 31
362 LETIUES ET ENTRETIENS St'R L*ÊDUCATI0N.
votre présence. Faites voir les classes bien rangées et en bon ordre, mais ne cherchez pas à donner du plaisir aux séculiers -, tâchez , au contraire, de les dégoûter de venir chez vous, et bien loin de voos mettre en frais pour des collations , si on en demande, il faut répondre que vous ne les savez pas apprêter, et leur présenter simplement quelques fruits ou semblables choses. — Si une reine pieuse venoit ici de temps en temps par dévotion pour se retirer, la devrions-nous recevoir? dit M"' de Vandam. — A la bonne heure, dit H"'* de Maîntenon, ce vous seroit une protection. Il faudroit lui tenir un oratoire bien propre, Ty laisser prier Dieu tant j^u'elle voudroit, et ne point faire de connoissance avec les dames de sa suites — Faudroit-il aussi Tennuyer? — Oui, répondit M"* deMaintenon en riant, je suis fort du goût qu'on ennuie les séculiers \ du moins ne faudroit-il point chercher à devenir la favorite de cette reine, ni de ses dames, mais chercher de bonne foi et avec désintéressement le vrai bien général de la maison, évitant que cette reine, toute pieuse qu'elle pût être, entrât dans les secrets de votre maison, en voulant se mêler du gouvernement et des charges; rien ne vous seroit plus dangereux. »
> C'est ce qui arriva bous le règne suivant. La reine Mark Lcczinska avait un appartement et un oratoire à Saint- Cyr, et ; venait souvent passer des Journées dans la retraite ou dans la conversation des Dames. (Voir VHutoirt de la MaUon royaie de Sainc-Cyr, ch. xv.)
AUX DEMOISELLES DE LA CLASSE BLEUE (1715). 36S 278 >.— INSTRUCTION AUX DEMOISELLES
DK LA CLASSf BLECI.
(Poar lei préeautiooner contre lei aouTeautéieo matière de religion.)
La maîtresse des demoiselles de la classe bleue pria H""" de Maintenon de précautionner ses filles contre les nouveautés qui sont en règne dans ce siècle-, M"' de Maintenon répondit : « Elles sont trop heureuses de n'être pas obligées de savoir toutes ces différentes opinions, puisque ce n'est pas à elles à en juger-, c'est ce qui m'a fait souvent bénir Dieu d'être femme, parce qu'il est de notre condition de n'etf point parler, et même de les ignorer, et que c'est pour nous un péril de moins. Le meilleur moyen que je puisse vous donner, mes chères fiUQ|^ajouta-t' elle en s'adressant aux demoi-' 8elleSy;jÉjipnlviter de tomber dans Terreur, c'est de fuir tom^ nouveautés et ne n'avoir aucune liaison avec ceux qui sont infectés de ces fausses maximes, quelque mérite qu'ils aient d'ailleurs -, mais de vous en tenir toujours à une croyance simple de notre religion, sans embrasser aucun des partis opposés à la foi catholique et à l'obéissance que tout bon chrétien doit à l'Eglise romaine. Si on vous demande du-
* Lettres édifiantes ^ t. VI, p. 707. — Nous avons inséré cette instrucUon pour donner une idée de l'importance et de l'aniroosilé des discussions relatives au jansénisme, puisque M"'* de Maintenon croyait nécessaire d'en entretenir les demoisdles de Saint-Gyr.
quel vous êtes, répondez que vous n'êtes d'aucun parti sur les opinions non décidées par TÉglise, que vous croyez tout ce qu'elle croit et que vous con- I damnez tout ce qu'elle condamne *, que vous sos- | pendez votre jugement sur les propositions sur les- l quelles elle n'a pas encore prononcé, et que vous ne ) voulez point entrer dans le détail de ces disputes qui \ sont si en vogue présentement, ni raffiner dans | votre croyance. C'est le parti que je pris dans mi ' jeunesse, que j'ai passée avec de grands esprits qui | disputoient continuellement sur ces sortes de matières -, je n'y suis jamais entrée, et quand je voyois l'aigreur et l'animosité qui se mêloient dans ces disputes, je disois en moi-même : Si je suis jamais dévote, je ne serai ni de ceux-ci, ni de ceux-là. Ce n'est pas la peine, disois-je, d'embrasser la vie dévote pour se damner par la haine et l'orgueil que cet esprit de cabale inspire^ car la présomption est tellement le caractère de ces dévotiofis do parti, que communément, pour parler d'une [Uilijiinii qui est de la cabale, on dit : C'est une femme élevée au-dessus du commun, comme s'il vous étoit marqué dans rÉvangile qu'il faut avoir une dévotion élevée et singulière. Ne nous est-il pas recommandé, au contraire , d'en avoir une qui soit humble et simple? notre religion ne nous apprend-elle point i choisir toujours la dernière place? saint Paul ne dit-il pas à tous les chrétiens que chacun par humilité considère tous les autres comme élevés au-dessus de lui ? Cependant le propre de ces dévotions de parti est d'inspirer un profond mépris pour ceux
qui ne sont pas du sien. Deux sortes de. personnes donnent plus facilement dans le jansénisme : les unes par orgueil, à cause des grands esprits qui ont été d'abord les soutiens de cette cabale , afin de passer elles-mêmes pour femmes d'esprit et de bon goût ; les autres se font un honneur de se déclarer de leur parti, croyant y servir Dieu plus parfaitement, éblouies par l'austérité dont les jansénistes font gloire dans leurs maximes \ mais Dieu ne permet guère que ces dernières personnes aillent bien loin sans être éclairées, en considération de leur bonne foi. Un bon moyen pour se préserver d'entrer dans ce parti, c'est de s'en tenir pour ses lectures aux auteurs anciens et approuvés, comme sont Grenade et Rodriguez, saint François de Sales, etc.^ car ceux de Messieurs de Port-Royal portent un venin d'autant plus dangereux, que leur style flatte davantage le goût naturel et élève l'esprit. Pour moi, ajoutât-elle, je n'ai jamais goûté aucun de leurs livres, quoique très-beaux : l'esprit en est content, mais le cœur n'en est pas plus porté à servir Dieu, et je ne me suis jamais sentie portée au bien par leur lecture. 11 n'en est pas ainsi de mon bon saint François de Sales : je n'en saurois lire une page sans mourir d'envie de servir Dieu, et sans qu'il me semble que je m'en vais faire des merveilles. » M'"' de Maintenon ajouta : « Défiez-vous surtout de tous les livres qu'on vous donne en cachette, car, s'ils sont bons, pourquoi en faire un mystère ? s'ils sont suspects, pourquoi les lire P x>
Un jour, M'"'' de Maintenon ayant entendu lire
366 LETTRES ET ENTRETIENS SUE L*ÈDIICATIOIf.
aux demoiselles de la grande classe la vie de saini Charles Borromée, elle fit peser sur Tendroit o& 3 étoit dit qu'il fput respecter tout ce que font les personnes en autorité, surtout les souverains pontifes. « Vous comprenez bien, mes chères enfants, qp» c'est de notre saint-père le pape dont on parte ^ je voudrois que le principal fruit que vous remportassiez de réducation de Saint-Gyr fût une grande soumission pour rÉglise et un profond respect pour le pape. Quand vous sortirez d'ici, vous trouverez des personnes qui tâcheront de vous en détourner, en vous disant que le pape n'est qu'un homme comme les autres. 11 est vrai, c'est un homme; mais un homme qui nous tient la place de Jésus-Christ, à qui il a promis son secours particulier, et qu'il ne lui refuse pas, surtout dans les décisions qu'il fait en qualité de chef de l'Église ; c'est pourquoi elles sont toujours très-respectables, quand bien même il ne seroit pas aussi irréprochable dans ses mœurs et aussi saint dans sa conduite que son caractère le demanderoit; nous ne lui devrions -pas, même en ce cas, porter moins de respect et lui être moins soumises. Il faut faire une grande différence entre la personne et le personnage : il se pourra trouver des papes déréglés dans leurs mœurs, mais ils seront toujours infaillibles dans leurs décisions, lorsqu'ils prononceront sur la doctrine à la tête de TÉglise, et avec l'union du corps des évêques. Il est le sucesseur de saint Pierre, à qui Jésus-Christ a dit : Vous êtes Pierre, et sur cette pierre j'édifierai mon Eglise, et les portes de Tenfer ne prévaudront point
contre elle. Il y a eu, poursuivit M"* de Maintenon, dans tous les siècles des erreurs qui se soot élevées contre la saine doctrine^ elles ont toujours été condamnées par FÉglise de Rome, qui est le centre de la catholicité. G*est pour cela que les évéques ne se contentent pas d'examiner et de condamner dans leurs synodes les erreurs qui naissent de leur temps ; ils envoient leurs décisions à notre saint-père le pape, persuadés que sa décision comme chef de rÉgliâe confirme la leur et sert de règle aux autres Églises.
« Vous devez vous attendre que les libertins ou les hérétiques vous appelleront les filles du pape. Oh l la grande louange, mes chères filles ! plaise à Dieu qu'on ait à vous la donner souvent! On vous dira que l'éducation de Saint-Gyr est trop simple, et que vous n'êtes pas assez savantes sur voire religion. Il est vrai que cette éducation est simple, et c*est en cela qu'elle est meilleure que celle que ces personnes-là goûteroient davantage. Nous ne cher^ chons qu'à vous rendre de bonnes chrétiennes, trèsraisonnables, et à vous bien fonder dans la religion catholique, afin que vous la portiez partout où vous irez.
u Mais, Madame, dit la maîtresse, à quoi nos demoiselles connoitront-elles les gens qui sont de ces partis opposés à la vraie catholicité ? — D'abord, répondit M'°*' de Main tenon, on leur donnera d'autres maximes que celles qu'on leur enseigne ici, qui sont conformes à la foi générale de l'Église. Je vous dirois volontiers comme saint Paul aux Ga-
3n LOTUS cr mmms srm l îaccâTVKi.
husz € Si qiielqo'im tous annooce ira aotiv Éfaigile <{oe cdai que Je toqs ai aononcê. quand ce» roil moKOitaie, oa on ange, qa*il soîl mmmtièwK.i Qoehfoe apparence de Tertu, d'mstérité, de sulelé, d^hinnilité même que toos Toyez dans ces personnes, ne TOUS y laissez pas séduire, cnr les hérétiques ont toujours paru sous le masque d^one piété feinte \ on diroit, i les Toir, qu'ils sont d*one mevtification et d'une humilité parfaites : mab on ne trouTe, dans le fond de leur doctrine, qu*ôrgoei et mépris du prochain. Atcc cet extérieur si édifiant, qu'on les attaque, qu*on les nonume des Doms qu*ib méritent! vous connottrez bientôt ce quib sont. D'ailleurs, ils censurent et critiquent tous ceux qui ne sont pas de leur parti et qui ne pensent pas comme eux.
« Les jansénistes ont écrit des lettres diffamantes, pleines d'aigreur, d'animosité et de médisances contre les jésuites ', parce que cet ordre a toujours tenu plus ferme contre les nouveautés. Ces lettres sont si mauvaises, qu'elles ont été brûlées par h main du bourreau , et qu'on ne peut les lire sans danger de commettre un péché mortel, puisque s'il y a du péché mortel à entendre une médisance faite d'une personne particulière, à plus forte raison y en a-t-il à prendre plaisir à lire ces libelles qui dénigrent tout un ordre respectable.
« Tout le but de cette instruction, mes chères
I M°>* de MaintenoD veut parler des Lettres provùtdalei é Psfcal.
enfants, tend à vous porter à demeurer toujours attachées à la simplicité de la croyance catholique et à ne chercher aucun raffinement dans la dévotion. Ne vous piquez donc point d'avoir ce qu'on appelle un esprit élevé au-dessus du commun ^ vous l'aurez assez étendu si vous savez vous sauver. Il n'en faut guère plus à notre sexe*, le surplus lui est ordinairement nuisible, car l'orgueil et la superbe s'y mêlent presque toujours, et vous savez que c'est un péché que Dieu déteste et qu'il punit avec sévérité, souvent même dans ce monde. »